Grave incendie à Mossoko, préfecture de Dinguiraye

Cent soixantes cases emportées par les flammes. Des dizaines de tonnes de cérérales et autres denrées alimentaires réduites en cendres. Des vêtements surtout d'enfants

et d'écoliers brulés, ainsi réduits à subir des vacances forcées. Plus de 80 millions d'économies envolés dans un ciel enfumé.

C'en est trop pour ce petit village pourtant popouleux, plein comme un euf devenu stérile, puisq'il y manquait l'eau, oh pas celle du robinet, mais un ou deux forages. Village enclavé par-dessus le marché, puisque les pistes rurales sont plutôt des chemins de galères pour prédateurs qui ravagent bétail et cultures. Le gouverneur est venu de Faranah. Il faut des mesures urgentes, surtout pour habiller les écoliers, nourrir les plus démunis qui savent déjà le bilan funèbre de leur camapagne agricole 2011.

Que veut la nature, après la case brûée de Karamokoba  de Touba, le tremblement de terre à Dalaba, les 50 martyrs de ce bus de Beyla ?

Je me suis laissé consoler quand j'ai vu ces "soris", nos soldats plus d'une centaine nettoyer l'hôpital Ignace Denn, ensuite la mosquée Fayçal. On se demande où est-que "la haute hiérarchie" est allée chercher ces habiués de la kalache facile et parfois de la braguette débraillée. Ils étaient d'une totale sincérité, emportés par une rage contre les herbes folles, la crasse dont les miasme évidemment ne pouvaient être filtrés par ces pauvres masques de fortune qu'ils portaient pour se boucher le nez.

Peut-être que c'est cela le changement, la colère des Cieux et le repentir de la soldatesque. Cela au moins a un rapport direct avec notre piteux état de PPTE (Pays Pauvres très Endetté). Le problème, c'est que l'autre Haute hiérarchie a hâte qu'on y soit (presque) parvenu !

Fautil en rire ?

Ceux de Mossoko en pleurent.

Wa Salam

.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir