Sourde grogne dans les universités publiques : Les étudiants en colère contre les autorités !

Après l’Université de Kankan, qui a donné le ton, puis l’Université de Sonfoniah, qui a assuré la relève, de nombreux étudiants de l’Institut Supérieur de l’Education de Guinée (ISSEG) ont protesté jeudi dans l’enceinte de leur campus situé à Lambanyi dans la Banlieue de Conakry, pour réclamer le paiement intégral de leurs bourses d’études et d’entretien, a-t-on appris. Selon un témoin, les manifestants ont d’abord barricadé le portail de leur Institut avant de passer aux choses sérieuses.

 « A Lambanyi, les étudiants sont confrontés à deux problèmes. D’abord, le paiement des pécules a connu un retard. Ensuite, il semble que les autorités universitaires ont détecté des fictifs. Au lieu de 2 800 étudiants inscrits, il n’y a que 2013 présents », a-t-on appris d’un témoin. Dans le même ordre d’idées, un confrère présent sur les lieux au moment de la manifestation estudiantine explique.

«  L’autre problème est que le ministre de l’enseignement supérieur a promis le paiement de trois mois, alors que sur le terrain, c’est un mois ou deux mois qui sont payés. Des étudiants qui se disent omis sont dans la danse », nous a-t-il confié. Selon un autre témoin, les forces de l’ordre n’étaient pas visibles sur place. Et du coté des étudiants, il n’y a pas eu d’actes de vandalisme comme ce fut le cas à l’Université de Sonfoniah. Seulement, les manifestants sont fortement mobilisés sur place. Joint au téléphone pour recueillir sa version des faits, le coordonnateur de l’ISSEG nous a répondu en ces termes:

« Je ne peux rien vous dire maintenant, j’ai un contingent de 75 policiers qui sont venus me voir. Je vais m’entretenir avec eux ». Il y a comme un effet de contagion dans le monde universitaire. Du coté du Sénégal, l’année académique est fortement compromise depuis cinq mois. Ceci du fait que les enseignants par l'entremise de leur syndicat est en grève depuis le début de l'année. Ainsi, les élèves ne sont pas allés en classe depuis prés de 5 mois. Et la période électorale n'a fait qu'accentuer la crise scolaire. Car au sortir de la présidentielle, les discussions entre les nouvelles autorités et les syndicats n'ont rien donné. Et les syndicalistes appellent au maintien du mot d'ordre de grève. Dans les lycées et autres collèges du Sénégal, c'est la division. Il y a en a qui ont décidé de décréter l'année blanche, alors que d'autres veulent continuer les études. Le ministre de l’Education nationale, Ibrahima Sall a  rencontré l’ensemble des syndicats du  secondaire pour discuter de la sortie de crise scolaire et éviter une  année blanche au Sénégal.

Mais  on peut être à peu près certainn, que là aussi le Sénégala nous donnera le bon exemple !

source : l'Obs de Guinée

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