Bauxite : Alpha Condé obtient un répit à la CBG

La tension a baissé d'un cran depuis quelques jours au sein de la Compagnie des bauxites de Guinée (CBG), où un mouvement de contestation bloquait l'évacuation du minerai. Comme pour la grève de Friguia (AMI n°274), le président Alpha Condé est intervenu directement.

Soupir de soulagement pour les traders comme Glencore qui ont des contrats d'enlèvement sur la production de bauxite de la CBG (le groupe suisse achète depuis 2010 jusqu'à 300 000 t/an). La perte journalière liée à l'arrêt de l'évacuation de la CBG se chiffrait à 500 000 $ par jour… La crise au sein de la compagnie nationale a débuté mi-mai lorsqu'un groupe de retraités de la compagnie a organisé un sit-in pendant plusieurs jours sur le chemin de fer d'évacuation de la CBG, près de Sangarédi, perturbant ainsi fortement le transport du minerai. Rappelons que la tonne de bauxite CBG revient aux acheteurs à 34 $ US alors que, sur le marché mondial, elle vaut moins de 24 $ US. Pour réduire ce coût, un conseil d’administration de la CBG, tenu à Bruxelles le 19 mai 2009, prévoyait ainsi la mise à la retraite programmée de plus de 500 agents. Pour crever l'abcès, le président Alpha Condé a dépêché sur place son secrétaire d'Etat chargé des services spéciaux à la présidence, Moussa Tiégboro Camara. Le 20 mai, celui-ci est parvenu à persuader les anciens travailleurs de la CBG de libérer l'axe ferroviaire. A l'issue de pourparlers, Camara a accepté les doléances du président des retraités, Sény Bangoura. Le chef de l'Etat est ensuite allé à la rencontre du délégué des retraités le 31 mai.

 

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