Ebola: l'OMS veut aider quatorze pays africains à se préparer

Le Sénégal et le Nigeria sont les exemples à suivre
Après avoir déplacé le siège de sa mission d'urgence de Conakry (Guinée), où l'épidémie sévit dans la capitale et sa banlieue, vers Accra (Ghana) où aucun cas n'a été enregistré, l'OMS met l'accent sur les quatre pays frontaliers aux régions atteintes par l'épidémie: la Guinée-Bissau, le Sénégal, le Mali et la Côte d'Ivoire. L'OMS compte y «faire des tests» et leur fournir tous les moyens et équipements nécessaires. Il s'agit notamment de former le personnel médical local, et d'effectuer les prélèvements biologiques des personnes suspectées d'avoir contracté Ebola. Enfin, acheminer ces échantillons dans des centres de tests.
Dans ce but, l'OMS a décidé d'envoyer des experts au Mali et en Côte d'Ivoire. Pour évaluer leur préparation à prendre en charge des patients dès la frontière, une équipe de dix experts se rendra à la frontière malienne dès dimanche et peu de jours après en Côte d'Ivoire pour «des exercices de simulation».
Comme des porteurs du virus pourront se déplacer dans d'autres pays du continent, «nous sommes inquiets pour le Bénin, le Cameroun, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, la Gambie, le Ghana, la Mauritanie, le Nigeria, le Soudan du Sud et le Togo», a ajouté l'experte de l'OMS. Pour s'assurer que chacun dispose du matériel nécessaire et de la formation adéquate du personnel médical, une liste préparatoire sera adressée à ces pays. La plupart d'entre eux ont déjà fait face à des épidémies par le passé: «Les règles restent les mêmes : être prêts, détecter, informer, évaluer et répondre», ajoute Isabelle Nuttall.

 
 

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