Tout est parti après le décès communautaire (sic) signalé aux agents de la Croix-Rouge. De sources locales, apprend-t-on, le défunt ne serait pas du quartier Wanindara. Les habitants de la localité y voyaient donc en mal l’enterrement de cette personne morte enterrée dans leur cimetière.
Bien que la dépouille ait fait l’objet d’analyses médicales avant d’être inhumée, la Croix-Rouge s’est heurtée à une opposition farouche des populations locales. Après la sanitation et la désinfection, le corps a été conduit au cimetière d’Enco 5 pour être inhumé.
‘’Des jeunes en colère ne comprenaient pas pourquoi on enterrait un mort suspect d’Ebola’’, témoigne une source locale. ‘’Pourtant selon la Croix-Rouge, la personne est décédée des suites de diarrhée, mais n’était pas atteinte du virus mortel’’, poursuit-elle.
A la fin de l’opération, les agents de la Croix-Rouge se sont heurtés aux habitants de Wanindara. Sur place, l’ambulance transportant la dépouille a été incendiée. Selon le ministre de la santé, Rémy Lamah qui expliquait le calvaire des acteurs engagés dans la lutte contre Ebola, même des gendarmes venus à la rescousse n’ont pas été épargnés, avant d’être mis en demeure d’exhumer le corps.
D’après lui, les menaces sur les autorités locales se sont poursuivies jusque tard la nuit. Pour éviter les remous sociaux, le cadavre a été finalement déterré à 2h du matin et amené au cimetière de Cameroun. Voilà que les autorités sont sonfrontées, malgré les efforts consentis pour venir à bout de l’épidémie Ebola, à une autre pathologie : la réticence des populations’’.
Salim Bayo, pour VisionGuinee.Info
