Cette fois Obama a bousculé Romney (voir vidéo sur ce site)
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- Catégorie : International
- Mis à jour le mercredi 17 octobre 2012 20:53
- Publié le mercredi 17 octobre 2012 20:43
- Écrit par Cécile Grégoriade
New York, correspondance
C’est avant tout une affaire de style. Et cette fois-ci, le style Obama l’a emporté. Les candidats à la présidentielle américaine du 6 novembre, Barack Obama et Mitt Romney, étaient réunis pour un deuxième et avant-dernier débat télévisé hier soir, à l’université de Hofstra dans l’État de New York. Ils devaient répondre à une dizaine de questions posées par des habitants de l’État présents dans la salle, des questions qui ne leur avaient pas été communiquées. Ensuite, à eux de débattre. Ce qu’ils ont fait, lors d’un match plutôt animé.
Dire que le président-candidat était sous pression est un euphémisme : Barack Obama s’était non seulement loupé lors de son premier débat (lire ici) mais il venait de subir deux semaines de déchaînement médiatique sur sa contre-performance. Eh bien, ce jeudi soir, il a été bon. Du moins passée la première question, celle de Jeremy, un étudiant demandant timidement « s’il allait trouver du travail après ses études ». Quand Mitt Romney parvient à expliquer en deux-trois slogans qu’avec lui, l’Amérique dira stop au cercle vicieux du « plus de dettes, moins d’emplois », Barack Obama est assommant. Il récite à peu près tout son programme en deux minutes top chrono.
Puis il se détend. Il est souriant, et va jusqu’à rire au second plan, sur son tabouret de bar, quand Mitt Romney répond d’une manière parfois robotique sur le devant de la scène. Il est efficace quand il pointe les contradictions ou les erreurs de son adversaire, répétant « Pas vrai ! » en remuant l’index sous le nez du candidat républicain quand ils débattent des questions énergétiques. Il est confiant et charismatique, notamment lorsqu’il parle de politique étrangère. Un exemple ? Quand Barack Obama répond à une question sur l’attaque de l’ambassade américaine de Benghazi en Libye, un sujet de plus en plus présent dans la campagne.
On lui demande pourquoi le département d’État – en charge des affaires étrangères – aurait refusé d’envoyer des renforts pour protéger cette ambassade si elle en avait fait la demande avant les attaques. En quelques phrases, Barack Obama est on ne peut plus clair sur son rôle, sa responsabilité, et sa vision. Sur Benghazi, il rappelle que 1/ la sécurité est renforcée en Libye et ailleurs, 2/ une enquête est en cours, 3/ les responsables seront trouvés car « il y a une chose que j’ai dite tout au long de ma présidence, c’est que si l’on s’en prend aux Américains, nous répondons ». Quand Mitt Romney insiste sur « cet échec », et que la responsabilité de la secrétaire d’État, Hillary Clinton, est évoquée par la modératrice du débat, Obama est encore plus limpide.
« Hillary fait un travail incroyable. Mais elle travaille pour moi, je suis le président. (…) Quant à l’insinuation que quelqu’un dans mon équipe, la secrétaire d’État, notre ambassadeur auprès des Nations unies, quiconque dans mon équipe, aurait voulu faire de la politique politicienne ou induire les Américains en erreur alors qu’on a perdu quatre des nôtres, gouverneur, c’est une offense. Ce n’est pas comme ça que nous agissons. Ce n'est pas comme ça que j’agis en tant que président, ce n’est pas comme ça que j’agis en tant que Commandant en chef. » Un court silence s’ensuit. Puis un moment presque gênant pour Mitt Romney qui semble égaré, ayant du mal à articuler.
C’est avant tout une affaire de style. Et cette fois-ci, le style Obama l’a emporté. Les candidats à la présidentielle américaine du 6 novembre, Barack Obama et Mitt Romney, étaient réunis pour un deuxième et avant-dernier débat télévisé hier soir, à l’université de Hofstra dans l’État de New York. Ils devaient répondre à une dizaine de questions posées par des habitants de l’État présents dans la salle, des questions qui ne leur avaient pas été communiquées. Ensuite, à eux de débattre. Ce qu’ils ont fait, lors d’un match plutôt animé.
Dire que le président-candidat était sous pression est un euphémisme : Barack Obama s’était non seulement loupé lors de son premier débat (lire ici) mais il venait de subir deux semaines de déchaînement médiatique sur sa contre-performance. Eh bien, ce jeudi soir, il a été bon. Du moins passée la première question, celle de Jeremy, un étudiant demandant timidement « s’il allait trouver du travail après ses études ». Quand Mitt Romney parvient à expliquer en deux-trois slogans qu’avec lui, l’Amérique dira stop au cercle vicieux du « plus de dettes, moins d’emplois », Barack Obama est assommant. Il récite à peu près tout son programme en deux minutes top chrono.
Puis il se détend. Il est souriant, et va jusqu’à rire au second plan, sur son tabouret de bar, quand Mitt Romney répond d’une manière parfois robotique sur le devant de la scène. Il est efficace quand il pointe les contradictions ou les erreurs de son adversaire, répétant « Pas vrai ! » en remuant l’index sous le nez du candidat républicain quand ils débattent des questions énergétiques. Il est confiant et charismatique, notamment lorsqu’il parle de politique étrangère. Un exemple ? Quand Barack Obama répond à une question sur l’attaque de l’ambassade américaine de Benghazi en Libye, un sujet de plus en plus présent dans la campagne.
On lui demande pourquoi le département d’État – en charge des affaires étrangères – aurait refusé d’envoyer des renforts pour protéger cette ambassade si elle en avait fait la demande avant les attaques. En quelques phrases, Barack Obama est on ne peut plus clair sur son rôle, sa responsabilité, et sa vision. Sur Benghazi, il rappelle que 1/ la sécurité est renforcée en Libye et ailleurs, 2/ une enquête est en cours, 3/ les responsables seront trouvés car « il y a une chose que j’ai dite tout au long de ma présidence, c’est que si l’on s’en prend aux Américains, nous répondons ». Quand Mitt Romney insiste sur « cet échec », et que la responsabilité de la secrétaire d’État, Hillary Clinton, est évoquée par la modératrice du débat, Obama est encore plus limpide.
« Hillary fait un travail incroyable. Mais elle travaille pour moi, je suis le président. (…) Quant à l’insinuation que quelqu’un dans mon équipe, la secrétaire d’État, notre ambassadeur auprès des Nations unies, quiconque dans mon équipe, aurait voulu faire de la politique politicienne ou induire les Américains en erreur alors qu’on a perdu quatre des nôtres, gouverneur, c’est une offense. Ce n’est pas comme ça que nous agissons. Ce n'est pas comme ça que j’agis en tant que président, ce n’est pas comme ça que j’agis en tant que Commandant en chef. » Un court silence s’ensuit. Puis un moment presque gênant pour Mitt Romney qui semble égaré, ayant du mal à articuler.
Médiapart
