La France présente Delanoë à l’Oif : Fin des utopies africaines
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- Catégorie : International
- Mis à jour le mercredi 11 juin 2014 15:52
- Publié le mercredi 11 juin 2014 15:52
- Écrit par lequotidie-sn
Le mandat de Abdou Diouf à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) arrive à son terme en novembre prochain, et le sommet de Dakar devra lui trouver un successeur. Depuis plus d’un an, des candidats à la succession se déclarent plus ou moins officiellement, parmi lesquels de nombreux Africains. On a même entendu l’énormité de notre ministre des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye, qui a affirmé face à des journalistes, que le Sénégal entendait se succéder à lui-même.
Cela serait évidemment énorme, car jamais dans l’histoire des organisations internationales, on n’a eu le cas d’un pays qui parvient à placer un candidat à la suite d’un autre. C’est même parce que l’Egyptien Boutros Boutros Ghali avait été «limogé» du Secrétariat général des Nations-Unies que le Ghanéen Kofi Annan a pu lui succéder. Non pas pour ses mérites, mais parce que les Grands de ce monde ne voulaient pas frustrer deux fois les Africains.
Cela dit, tous ceux qui espéraient occuper le poste tant convoité de Diouf risquent de se retrouver le bec dans l’eau, comme on dit. Le Président Français, François Hollande, aurait l’intention de confier le boulot à un de ses proches, l’ancien maire socialiste de la Ville de Paris, M. Bertrand Delanoë. L’hebdomadaire satirique français Le Canard enchaîné de cette semaine donne l’information en sa page 2. Il y précise que la passation des pouvoirs devrait avoir lieu à Dakar où se tiendra le prochain sommet, car Abdou Diouf a prévu d’y annoncer son départ.
Même si le principe dans ces instances, est celui d’un pays une voix, on sait tous que celle de la France compte plus que n’importe quelle autre, y compris du Canada, malgré le Québec. Le Sénégal en sait quelque chose. En 2004 à Beyrouth, Abdoulaye Wade avait affiché sa volonté de soutenir le Congolais Henri Lopes contre Abdou Diouf. Mais une injonction ferme de Jacques Chirac l’a contraint à présenter la candidature de son pire adversaire politique, et tous les autres pays se sont alignés. L’histoire a des fortes chances de se répéter cette fois aussi.Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser." target="_blank" rel="nofollow">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Cela dit, tous ceux qui espéraient occuper le poste tant convoité de Diouf risquent de se retrouver le bec dans l’eau, comme on dit. Le Président Français, François Hollande, aurait l’intention de confier le boulot à un de ses proches, l’ancien maire socialiste de la Ville de Paris, M. Bertrand Delanoë. L’hebdomadaire satirique français Le Canard enchaîné de cette semaine donne l’information en sa page 2. Il y précise que la passation des pouvoirs devrait avoir lieu à Dakar où se tiendra le prochain sommet, car Abdou Diouf a prévu d’y annoncer son départ.
Même si le principe dans ces instances, est celui d’un pays une voix, on sait tous que celle de la France compte plus que n’importe quelle autre, y compris du Canada, malgré le Québec. Le Sénégal en sait quelque chose. En 2004 à Beyrouth, Abdoulaye Wade avait affiché sa volonté de soutenir le Congolais Henri Lopes contre Abdou Diouf. Mais une injonction ferme de Jacques Chirac l’a contraint à présenter la candidature de son pire adversaire politique, et tous les autres pays se sont alignés. L’histoire a des fortes chances de se répéter cette fois aussi.Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser." target="_blank" rel="nofollow">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
