Israël lance son opération terrestre à Gaza

Un tank Merkava près de la bande de Gaza, le 17 juillet.

La dernière tentative de négociations pour tenter d'obtenir un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas à Gaza a visiblement échoué. Après dix jours de bombardements, le gouvernement israélien a ordonné à son armée, jeudi 17 juillet, de commencer les opérations terrestres sur le territoire palestinien.

Un communiqué diffusé par les bureaux du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, explique que les soldats israéliens sont envoyés pour « atteindre les tunnels terroristes qui vont de Gaza vers Israël ». Dans la matinée, l'armée israélienne avait détruit un de ces tunnels alors que des hommes du Hamas tentaient de quitter la bande de Gaza par ce chemin.

« La décision a été approuvée par le cabinet de sécurité, après le refus du Hamas d'accepter le plan égyptien pour un cessez-le-feu et la poursuite des tirs de roquettes sur Israël », ajoute le bureau de M. Nétanyahou. Le Hamas a répondu en disant qu'Israël « paiera le prix fort » après « cette décision radicale », selon un porte-parole du mouvement palestinien :

« Le début de l'attaque israélienne au sol contre Gaza est une étape dangereuse, dont les conséquences sont incalculables. Israël va payer un prix élevé (...) Le Hamas est prêt à la confrontation. »

 Regarder le décryptage sur la situation militaire : Comprendre la situation à Gaza

« DES TRÈS NOMBREUSES FORCES ONT ÉTÉ DÉPLOYÉES »

Cette nouvelle phase de l'opération « Bordure protectrice » va inclure des opérations d'infanterie, d'artillerie et de renseignements, appuyées par l'aviation et la marine, indique l'armée israélienne. « L'opération a lieu du nord au sud de la bande de Gaza, des très nombreuses forces ont été déployées », a indiqué le commentateur militaire de la télévision israélienne, tandis qu'un porte-parole de l'armée israélienne a affirmé que de nouveaux réservistes seront mobilisés.

  • Israël annonce une trêve humanitaire

    Après des discussions avec les Nations unies, l'armée israélienne a annoncé ce mercredi soir qu'elle cesserait ses frappes contre la bande de Gaza à partir de 10h du matin, heure locale, soit 7h, heure de Paris. Le cessez-le-feu devrait durer cinq heures. L'armée a néanmoins prévenu que si le mouvement islamiste palestinien Hamas ou d'autres mouvements 'exploitaient' cette trêve humanitaire, elle y 'répondrait fermement'. Avant cette annonce, Israël bombardait massivement Gaza et le Hamas tirait des dizaines de roquettes sur le territoire israélien. Au moins 25 Palestiniens dont huit enfants ont été tués ce mercredi, d'après des sources palestiniennes. Avant l'aube, l'armée israélienne avait appelé quelque 100.000 habitants du nord de Gaza à quitter les lieux en prévision de bombardements massifs. Depuis le 8 juillet, les frappes israéliennes ont fait 215 morts dans la bande de Gaza. Et les tirs de roquettes palestiniens sur l'État hébreu ont fait un mort coté israélien. Avec AFP et Reuters

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Sur place, de nombreux journalistes étrangers ont reçu des appels de l'armée israélienne leur demandant d'évacuer les hôtels près de la côte et de se rendre à l'hôtel Al-Deira, à Gaza, comme le rapporte un photographe de l'AFP. Un journaliste de France Culture dit que la presse française « trouvera refuge » à l'Institut français de Gaza.

Dans le même temps, des bombardements intensifs de la bande de Gaza par air, mer et par des tirs de chars massés à la frontière ont repris, selon les journalistes sur place. Une trêve humanitaire de cinq heures avait été observée dans la journée, avant que les tirs de part et d'autres ne reprennent rapidement. Depuis le début des combats, au moins 237 Palestiniens, dont une majorité de civils, ont été tués et plus de 1 700 autres blessés, selon l'ONU.

Lire notre reportage sur les lieux des bombardements : Deuil à Gaza : « Comment peut-on tirer sur des enfants qui courent »

Le Monde

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