15h50 - "J'espère que nous obtiendrons un calme durable"
Interrogé sur une éventuelle expansion des opérations militaires dans la bande de Gaza, le Premier ministre Benjamin Netanyahou explique sur CNN que l'armée israélienne continuera ses opérations pour détruire les tunnels du Hamas, mais il refuse de donner plus de détails, se bornant à déclarer : "Nous ferons tout ce qui est nécessaire pour défendre notre peuple... aussi bien au niveau tactique que stratégique".
Je dirais que nous voulons mettre fin aux tirs de roquettes, c'est certain. Nous voulons démanteler les réseaux de tunnels terroristes. Je ne sais pas si nous aurons un taux de succès de 100%", dit-il.
"J'espère que nous réussirons à obtenir un calme durable pour nous permettre de démilitariser Gaza", affirme-t-il sur la chaîne CBS. "Comment démilitariser Gaza ? Si le Hamas est faible et discrédité, alors nous aurons peut-être une chance de travailler avec des forces plus modérées afin de créer un avenir meilleur pour nous tous".
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le 27 octobre (Lior Mizrahi/AP/SIPA)15h30 - Le Hamas accusé d'utiliser les civils comme "boucliers humains"
Sur la chaîne CBS, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a accusé le Hamas d'utiliser les Palestiniens vivant dans la bande de Gaza comme "boucliers humains".
Le Hamas est responsable et doit rendre des comptes sur les morts de civils", insiste-t-il sur CNN. "Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir."
Il dit également réaliser que l'opinion publique mondiale est en train de s'éloigner de la cause de son pays après la mort de plus d'un millier de Palestiniens, en grande majorité des civils, mais il ajoute que la bataille de relations publiques ne peut pas remplacer la sécurité d'Israël.
"L'histoire de la guerre n'a encore permis à aucune armée civilisée, aucune armée de démocratie comme celle d'Israël, de faire face à un ennemi terroriste sans pitié, qui utilise des civils comme boucliers humains, sans que cela provoque des victimes civiles collatérales", estime Benjamin Netanyahou. "Nous ne ciblons pas les civils."
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, rejette la trêve humanitaire demandée par le Hamas, accusant l'organisation islamiste de vouloir d'un côté un cessez-le-feu et de l'autre de continuer de tirer des roquettes.
Ils violent leur propre cessez-le-feu. Dans ces circonstances, Israël fera tout ce qu'il doit faire pour défendre son peuple", déclare-t-il lors d'une interview en duplex sur la chaîne américaine CNN.
Le Hamas a annoncé avoir accepté une trêve humanitaire de 24h dans la bande de Gaza à compter de dimanche 14h, mais des combattants du mouvement islamiste ont ensuite revendiqué de nouveaux tirs de roquettes vers Israël. Selon l'armée israélienne, 11 roquettes ont été tirées de Gaza, dont une a été interceptée, depuis l'annonce de la trêve par le Hamas. Elles n'ont pas fait de victime.
Le quotidien "Haaretz" rapporte que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s'adresse à plusieurs chaînes de télévision américaine. Sur l'une d'elles, il rejette la proposition de cessez-le-feu formulée par le secrétaire d'Etat américain John Kerry.
Pour le chef du gouvernement israélien, une aide financière apportée aux habitants de Gaza doit être subordonnée au démantèlement total de l'arsenal d'armes lourdes et des roquettes du Hamas. Benjamin Netanyahou affirme ainsi que les fonds donnés jusqu'à présent par la communauté internationale pour la population de Gaza a été utilisé à des fins militaires.
14h40 - 200.000 Gazaouites réfugiés dans les locaux de l'ONU
L'UNRWA, agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens, rapporte que 200.000 habitants de la bande de Gaza se sont réfugiés dans ses locaux, ceux du gouvernement, et dans les écoles.
Le gouvernement israélien reste silencieux à toute possibilité d'une trêve de 24h, réclamée par le Hamas. Malgré les appels du pied de la communauté internationale, le Premier ministre, Benjamin Netanyahou, doit prendre en compte l'opinion publique israélienne, très sensible à la menace que posent les tunnels et les roquettes du Hamas.
Selon un sondage rendu public par la radio militaire, 85,6% des Israéliens sont hostiles à un cessez-le-feu contre 9,7% qui pensent que les combats doivent s'arrêter.
Samedi, une manifestation appelant à la fin de la guerre a néanmoins eu lieu à Tel Aviv.
14h15 - Israël s'appuie sur les réseaux sociaux pour discréditer le Hamas
L'armée israélienne poursuit sa campagne médiatique sur les réseaux sociaux. En français, elle critique le Hamas et ses tunnels.
Si le Hamas respecte son annonce de trêve, les tirs devraient s'arrêter à partir de maintenant. Toutefois, Israël n'a toujours pas réagi à la demande de 24h de cessez-le-feu.
13h45 - Manifestation pro-palestinien dans le nord de la France
Plusieurs centaines de manifestants pro-palestiniens défilent dans le nord de la France, notamment à Lille où entre 700 à 800 personnes ont été comptabilisées par la police et les organisateurs.
Depuis 15 jours, un massacre innommable se déroule sous nos yeux à Gaza. Il faut cesser les bombardements, lever le blocus de Gaza. Il faut arrêter la colonisation et l'occupation", a réclamé Mireille Gabrelle, de l'Association France-Palestine Solidarité (AFPS), qui a dénoncé le "soutien de [François] Hollande à l'état d'Israël, un état voyou".
Les manifestants ont défilé sans incident derrière une banderole "Halte au massacre en Palestine", longeant, comme dimanche dernier, le grand marché lillois du quartier de Wazemmes.
La trêve de 24 heures demandé par le Hamas fait naître des espoirs d'une pause durable à Gaza. Mais, même en cas de trêve durable, il restera à engager des discussions sur le fond où les désaccords sont très profonds.
Israël, qui a annoncé avoir frappé près de 3.600 "sites terroristes" depuis le 8 juillet, entend mener à son terme sa mission de localisation et de neutralisation des "tunnels offensifs" construits par le Hamas et son allié, le Jihad islamique. Des souterrains utilisés pour lancer des attaques contre Israël et dissimuler son arsenal et ses centres opérationnels. Pour les détruire, ses responsables expliquent qu'ils doivent être sur le terrain.
L'armée a découvert une trentaine de tunnels et précisé voir détruit celui qui avait été utilisé par un commando du Hamas responsable de la mort de sept soldats le 20 juillet. Elle a aussi affirmé, dans un communiqué, avoir tué 320 combattants du Hamas en 20 jours de conflit.
De son côté, pour tout accord de trêve durable, le Hamas exige une levée du blocus imposé depuis 2006 par Israël, qui asphyxie l'économie de ce territoire de 362 km² où s'entassent 1,8 million de personnes, dont le quotidien dépend en grande partie de l'aide humanitaire.
13h20 - 11 Palestiniens depuis la reprise des frappes
La chaîne Al-Jazeera fait désormais état de 11 Palestiniens tués dans la bande de Gaza ce dimanche, avec la reprise des frappes israéliennes.
De la fumée s'élève après une frappe dans la bande de Gaza, dimanche 27 juillet (APAimages/REX/REX/SIPA)13h - La France réclame "d'urgence un réel cessez-le-feu"
La France condamne l'"engrenage" des attaques à Gaza et en Israël et "réclame d'urgence un réel cessez-le-feu et l'ouverture de négociations", selon un communiqué du ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.
Malgré les multiples appels internationaux et les engagements des deux côtés, les attaques ont recommencé à Gaza et en Israël avec leur insupportable cortège de destructions et de morts. Quelles que soient les raisons invoquées, rien ne saurait justifier les poursuites de tels affrontements sanglants", poursuit le chef de la diplomatie française.
Réunis samedi à Paris, les ministres des Affaires étrangères des Etats-Unis, du Qatar, de Turquie et de plusieurs pays européens (France, Allemagne, Italie, Grande-Bretagne) avaient appelé à prolonger le cessez-le-feu pour "24 heures renouvelables", sans toutefois faire de proposition concrète pour mettre un terme au conflit.
12h45 - Le Hamas demande une trêve humanitaire de 24h
Trois heures après la reprises des frappes israéliennes sur Gaza, le Hamas a demandé une nouvelle trêve humanitaire de 24h à compter de 13h (heure française).
En réponse à la requête de l'ONU, les mouvements de la Résistance [palestinienne] ont accepté une trêve humanitaire de 24 heures qui commencera à 14h [heure locale] aujourd'hui", a indiqué le porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri, dans un communiqué.
Samedi, le Hamas exigeait pourtant avant tout cessez-le-feu le retrait des soldats israéliens de Gaza où ils sont entrés le 17 juillet, après neuf jours de raids aériens sur l'enclave palestinienne qui n'avaient pas réussi à faire cesser les tirs de roquettes.
12h30 - "Le Hamas n'a pas encore été détruit"
"Le Hamas a été durement touché, mais il n'a pas encore été détruit", lance le ministre israélien de l'Economie Naftali Bennett, sur Facebook. Avant d'appeler à la poursuite de l'opération israélienne dans la bande de Gaza. "Nous pouvons terminer le front avec Gaza une bonne fois pour toutes", conclut-il.
12h20 - Gaza : au moins 7 Palestiniens déjà tués
Le bilan de Palestiniens tués ce dimanche, après 26h de trêve, s'alourdit encore. Au moins sept Palestiniens sont morts dans la bande de Gaza, indiquent les services d'urgence locaux.
Deux hommes sont morts à la suite de tirs de chars près de la frontière israélienne, et un troisième près de Khan Younès, dans le sud, a précisé le porte-parole des urgences, Achraf al-Qodra. Dans ce secteur, deux autres Palestiniens ont également été tués dans des incidents séparés.
Dans le camp de réfugiés de Nousseirat (centre), deux personnes sont mortes lors d'un raid aérien. Selon des témoins, ils ont été touchés alors qu'ils circulaient à moto.
12h - L'Egypte détruit 13 tunnels vers Gaza
L'armée égyptienne annonce avoir détruit 13 tunnels reliant la péninsule du Sinaï à la bande de Gaza, qu'Israël et l'Egypte suspectent de servir au passage d'armes et d'islamistes. Plus d'un millier de ces tunnels ont déjà été détruits ces dernières années.
Le Hamas les utiliserait pour apporter du combustible, des armes, des vivres et et de l'argent dans la bande de Gaza, sous blocus israélien depuis 2006 et en proie à une opération militaire israélienne depuis le 8 juillet, qui vise notamment à détruire les tunnels creusés par le Hamas pour pénétrer en territoire israélien.
Les liens entre Le Caire et le Hamas se sont largement dégradés depuis que la destitution par l'armée en juillet 2013 du président égyptien Mohamed Morsi, membre des Frères musulmans dont est issu le mouvement palestinien. L'Egypte accuse le Hamas de prêter la main aux attentats qui se sont multipliés en Egypte depuis le coup de force des militaires, ce que la formation palestinienne nie catégoriquement.
11h30 - Israël dément avoir tué 15 Palestiniens dans une école de l'ONU
Israël rejette l'information selon laquelle 15 Palestiniens ont été tués jeudi lors d'une frappe sur une école de l'Onu à Beit Hanoun (Gaza), rapporte le quotidien "Haaretz".
L'armée israélienne affirme que des militants du Hamas ont tiré des missiles antichars depuis l'école vers les troupes israéliennes, qui ont riposté avec des tirs de mortier, explique le quotidien.
Une enquête militaire sur l'incident aurait révélé que l'un des obus israéliens a effectivement frappé la cour de l'école, mais celle-ci était vide à ce moment-là. "Les résultats [de l'enquête] réfutent les rapports au sujet de pertes au sein de l'école", a déclaré un porte-parole de l'armée.
11h15 - Les Gazaouites utilisés comme boucliers humains ?
Le Hamas "utilise les habitants de Gaza comme boucliers humains", martèle le gouvernement israélien. Dans le communiqué annonçant la reprise de l'offensive militaire israélienne, le Premier ministre Benjamin Netanyahou rend à nouveau le Hamas responsable des pertes humaines civiles dans la bande de Gaza.
Le Hamas est coupable, selon lui (cité par l'un de son porte-parole Ofir Gendelman), d'une "utilisation cynique des habitants de Gaza pour les utiliser comme boucliers humains. L'armée israélienne vise les centres terroristes mais si les habitants sont frappés de manière non intentionnelle, le Hamas en portera la responsabilité dans la mesure où il a de nouveau refusé une trêve humanitaire qu'Israël avait acceptée."
La police des frontières israélienne a arrêté un homme au volant d'une voiture bourrée d'explosifs, au poste de contrôle de Beitar (Cisjordanie), rapporte "Haaretz". Selon la police citée par le quotidien, l'homme portait une perruque et se "comportait de manière suspecte".
Dans un message sur Twitter, l'armée israélienne tente de mobiliser sur les tirs de roquettes dont le pays est la cible. Une vidéo, intitulée "Qu'est-ce que représentent 15 secondes pour vous ?", la communication de l'armée souhaite montrer le "quotidien" des Israéliens comparé à celui des Français, des Anglais et des Indiens.
Fuyant la reprise des frappes israéliennes, près de 170.000 habitants de la bande de Gaza (soit quasiment 10%) ont trouvé refuge dans des locaux de l'ONU, rapporte "le Parisien".
10h30 - Trois Palestiniens tués à Gaza
Trois Palestiniens ont été tués à Gaza peu après la reprise des opérations militaires israéliennes dans le territoire palestinien. Deux hommes sont morts à la suite de tirs de chars près de la frontière israélienne dans le centre de la bande de Gaza, et un troisième près de Khan Younès, dans le sud, a précisé le porte-parole des urgences, Achral al-Qodra.
10h15 - Des explosifs dans une chambre d'enfants à Gaza
Alors qu'elle reprend ses opérations militaires, l'armée israélienne rapporte sur Twitter avoir trouvé des explosifs dans une chambre d'enfants à Gaza.
10h - "Les dirigeants israéliens gouvernent à vue"
"Les dirigeants [israéliens] gouvernent à vue et se retrouvent pris, étape après étape, dans l'engrenage", explique Ofer Zalzberg de l'International Crisis Group (ICG), interrogé par "le Monde". "Le ministre de la défense avait estimé que cette mission prendrait deux à trois jours. Désormais, il est davantage question d'une à deux semaines."
Lanalyste poursuit : "Si l'extension de l'opération militaire était décidée, Benyamin Nétanyahou aurait à s'en expliquer. Il a déjà dit que le problème de l'armement du Hamas ne pourrait pas être résolu par un cessez-le-feu. L'opinion israélienne doit décider si elle lui fait confiance pour accepter un cessez-le-feu partiel et lui faire confiance pour qu'il gère le reste après ou si elle soutient davantage la réoccupation temporaire de Gaza. Cette seconde option n'est pas du tout celle que préfère Netanyahou."
9h45 - Une trêve "tactique" ?
"Sur le plan diplomatique en acceptant la trêve proposée par l'ONU, qui a été rejetée par le Hamas, nous avons obtenu une légitimité pour la poursuite de l'opération", estime le ministre israélien des Renseignements, Youval Steinitz. Avant d'évoquer une "trêve tactique".
9h30 - L'armée israélienne reprend ses frappes aériennes
L'armée israélienne annonce la fin de la trêve humanitaire et la reprise de ses opérations militaires dans la bande de Gaza en réplique aux "tirs incessants de roquettes par le Hamas".
A la suite des tirs incessants de roquettes par le Hamas durant la trêve humanitaire [...], l'armée va reprendre immédiatement son activité dans la bande de Gaza, dans les airs, sur la mer et au sol", selon un communiqué.
Obs
