En direct du Monde : l'Ecosse a dit « non » à l'indépendance

Porte close au local de campagne des Yes. Les Glasgewiens reprennent déjà le chemin du travail.
 
vendredi 19 septembre 2014 10h51 Camille Bordenet
10h45
Ph. Ri. : Le "oui" écossais était en effet un "oui" plutôt pro-européen et social-démocrate. Alex Salmond, le chef du gouvernement écossais, est sans doute plus europhile que David Cameron, le premier ministre britannique. L'Europe s'est surtout méfiée d'une victoire du "oui" par crainte de l'effet domino dans d'autres régions du continent. Il est probable que la question reviendra à l'ordre du jour en cas de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, si David Cameron devait tenir sa promesse d'un référendum en cas de réélection l'année prochaine. Les Ecossais auraient alors beau jeu de vouloir rester au sein de l'Union européenne.
 
 
vendredi 19 septembre 2014 10h45 
10h40
[Commentaire de la part de robertrobert: ] 
Le "non" a surtout été un non de "peur". Je ne comprends pas pourquoi Bruxelles s'inquiétait d'une victoire du "oui". Ne pensez-vous pas que la question de l'indépendance écossaise se reposerait si le Royaume-Uni sortait de l'Union européenne après un possible référendum en 2017 ?
 
 
vendredi 19 septembre 2014 10h40 robert
10h36
Ph. Ri. : Jusqu'ici, l'Union européenne est une union d'Etats qui partagent une partie de leur souveraineté. Mais cette construction et la paix qu'elle consolide s'est accompagnée de revendications régionalistes de plus en plus vives dans certains pays.
 
 
vendredi 19 septembre 2014 10h36 
10h34
Ph. Ri. : Sans doute pas. D'autres mouvements vont continuer à cultiver cette vision, à commencer par les Catalans ou les Flamands. Les Ecossais eux-mêmes vont sans doute obtenir des pouvoirs encore plus importants. Avant le vote, les avis divergeaient sur le statut d'une Ecosse indépendante vis-à-vis de l'Union européenne. Une telle indépendance aurait constitué un cas de figure inédit. Les uns estimaient que l'Ecosse aurait dû renégocier son adhésion à l'Union européenne après avoir quitté le Royaume-Uni. Les autres estimaient au contraire qu'elle ne serait pas vraiment sortie de l'UE et que son changement de statut n'aurait nécessité qu'une simple modification des traités européens pour tenir compte du nouvel Etat.
 
 
vendredi 19 septembre 2014 10h34 
10h30
[Commentaire de la part de MarionMarion: ] 
Beaucoup de régions indépendantistes en Europe misent sur une "Europe des régions", qui pourrait se passer de l'échelon national. Finalement, on a vu dans le débat précédant le référendum écossais que l'adhésion d'un éventuel Etat écossais à l'UE était très hypothétique. Le résultat final signifie-t-il la fin du rêve d'une "Europe des régions" ?
 
 
vendredi 19 septembre 2014 10h30 Marion
10h28

Ph. Ri. : Les débats ont mis en avant les avantages et les inconvénients liés à l'indépendance d'une région longtemps adossée à une puissance tutélaire. Cela va certainement faire réfléchir aussi en Belgique, où le parti séparatiste flamand est par ailleurs en train de négocier sa participation au gouvernement fédéral après sa victoire électorale de mai dernier. En dépit de leurs succès électoraux dans le nord du pays, les Flamands belges ne proposent pas à ce stade d'organiser une consultation sur l'indépendance, qui reste pourtant un de leurs objectifs. Ils militent plutôt pour un transfert toujours plus important du niveau fédéral vers les régions.

 
 
vendredi 19 septembre 2014 10h28 
10h24
Philippe Ricard : Sans doute. La victoire du "oui" aurait encouragé les revendications indépendantistes dans les régions où cette tendance est déjà très présente. Les Catalans espéraient une victoire du "oui" pour plaider en faveur d'une consultation en ce sens, contre l'avis de Madrid. La défaite des indépendantistes écossais ne va rien changer à leur demande mais elle rappelle que l'aspiration autonomiste d'une nation n'est pas un chemin facile. En Ecosse, les tenants du "oui" ont mené une campagne extrêmement active et visible, mais c'est une majorité silencieuse en faveur du "non" qui est sortie des urnes.
 
 
vendredi 19 septembre 2014 10h24 
10h20
[Commentaire de la part de BobbyBobby: ] 
Pensez-vous que ce vote puisse avoir une influence sur les autres régions où l'on compte des indépendantistes en Europe, comme en Catalogne ou en Flandre ?
 
 
vendredi 19 septembre 2014 10h20 Bobby
10h17
Philippe Ricard : Pendant toute la campagne du référendum, les autorités européennes sont cependant restées très prudentes, afin de ne pas donner l'impression qu'elles s'ingéraient dans les affaires britannico-écossaises. Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, avait cependant mis en garde les Ecossais en les prévenant que l'indépendance aurait entraîné de longues années de négociations avant de réintégrer l'Union européenne.
 
 
vendredi 19 septembre 2014 10h17 
10h15
Philippe Ricard : Oui. Le soulagement semble réel. Martin Schulz, le président du Parlement européen, dont les relations avec David Cameron sont pourtant très conflictuelles, a déjà indiqué qu'il était très "soulagé" par la victoire du "non" à l'indépendance. Les dirigeants européens criagnaient par-dessus tout l'effet domino dans d'autres régions du continent, comme la Catalogne, qu'aurait pu constituer la victoire des indépendantistes.
 
 
vendredi 19 septembre 2014 10h15 
10h12
[Commentaire de la part de europhileeurophile: ] 
Est-ce le soulagement à Bruxelles après le "non" à l'indépendance écossaise ?
 
 
vendredi 19 septembre 2014 10h12 europhile
10h12

Philippe Ricard, chef adjoint du service international du  Monde  et ancien correspondant à Bruxelles, répond à vos questions sur les conséquences de ce vote pour l'Union européenne.

 
 
vendredi 19 septembre 2014 10h12 
10h11
The pound hits a two-year high after Scotland votes "No" to independence bbc.in/1uhoZMu #indyref pic.twitter.com/sO00ke9ido
 
vendredi 19 septembre 2014 10h11 BBC News (UK)
10h10
 
Sur cette page de la BBC, retrouvez tous les résultats du référendum, comté par comté.
 
 
vendredi 19 septembre 2014 10h10 
09h56
La participation de 84,5 % est un record absolu dans l'histoire du Royaume-Uni. Jamais un score aussi élevé n'avait été enregistré depuis la mise en place du suffrage universel dans le pays en 1918. Le précédent record datait des élections générales de 1950 (83,9 %).
 
 
vendredi 19 septembre 2014 09h56 
09h49
Philippe Ricard, chef adjoint du service international du Monde et ancien correspondant à Bruxelles, répondra à 10 heures à vos questions sur les conséquences de ce vote pour l'Union européenne. Vous pouvez d'ores et déjà lui poser vos questions.
 
 
vendredi 19 septembre 2014 09h49 
09h42
A Edimbourg, comme ailleurs en Ecosse, les partisans du "oui" étaient anéantis en apprenant la victoire du "non" à l'indépendance au référendum d'auto-détermination.

Au pied du château, dans le centre-ville de la capitale, des partisans du "oui", en kilt pour certains, étaient en larmes après avoir passé une nuit blanche à vibrer, chanter, boire et attendre le verdict sous une pluie fine. "On pensait tous que cela allait basculer dans notre sens. Mon ressenti était différent. La dynamique était tellement de notre côté. Je pense que les gens n'ont pas réalisé à quel point c'était important", a déploré l'un d'entre eux.  "Mais ceci ne marque pas la fin de la campagne pour le oui", a-t-il ajouté, déjà prêt à repartir au combat.
 
 
vendredi 19 septembre 2014 09h42 
09h34
 
Le camp des indépendantistes rassemblés à Edimbourg.  © COLIN MC PHERSON/ DOCUMENTSCOTLAND POUR LE MONDE
 
 
vendredi 19 septembre 2014 09h34 
09h31
Le dépouillement des bulletins de vote est désormais terminé sur la totalité des 32 comtés qui composent l'Ecosse. Le "non" à l'indépendance l'emporte à 55,3 % contre 44,7 % pour le "oui". La participation finale, à 84,5 %, est très élevée.
 
 
vendredi 19 septembre 2014 09h31 
09h27
Le chef du parti anti-Union européenne UKIP, Nigel Farage, réclame désormais un "Parlement anglais". Les autres nations qui composent le Royaume-Uni (Angleterre, Pays de Galles et Irlande du Nord) vont probablement emboîter le pas à l'Ecosse pour demander plus de pouvoirs locaux. Une discussion que David Cameron semble prêt à ouvrir.
 
 
vendredi 19 septembre 2014 09h27 
09h27
UKIP's Nigel Farage says it's time for an English parliament bbc.in/1BSF149 #indyref pic.twitter.com/SuSPaKNA7i
 
vendredi 19 septembre 2014 09h27 BBC News (UK)
09h20
@ Jean : Un nouveau référendum ne va pas être programmé dans l'immédiat, d'autant que le résultat final est sans appel : à 55,3 % de voix contre l'indépendance et 44,7 % pour. Dans son allocution prononcée ce matin, David Cameron, le premier ministre britannique a estimé que la question de l'indépendance écossaise était réglée "pour une génération".  
 
 
vendredi 19 septembre 2014 09h20 
09h20
[Commentaire de la part de JeanJean: ] 
Y a-t-il possibilité d'un nouveau référendum dans le futur ? Si oui, quand ?
 
 
vendredi 19 septembre 2014 09h20 Jean
09h17

Londres n'est pas la seule capitale à être soulagée par le résultat du référendum écossais. Bruxelles respire à son tour.  


Martin Schulz, le  président du Parlement européen, s'est dit "content" du maintien de l'Ecosse dans le Royaume-Uni. Interrogé par la radio allemande Deutschlandfunk, vendredi matin, Martin Schulz a salué un  "processus démocratique national en Grande-Bretagne, où le référendum a été reconnu par le gouvernement à Londres".  


Interrogé si l'Ecosse  pouvait être un signal aux autres pays, tels que l'Espagne ou l'Italie – où l'on craignait un effet de contagion en cas de "oui" à l'indépendance –, M. Schulz a dit : "Si l'on arrive maintenant  en  Ecosse  à une autodétermination raisonnable culturelle, économique  (...) tout en restant dans le Royaume-Uni, alors cela peut devenir un modèle qui peut contribuer à satisfaire d'autres régions."

 
 
vendredi 19 septembre 2014 09h17 
09h09

@Lei : Même s'ils ont perdu ce référendum, les indépendantistes ont marqué des points. Il y a quelques mois, la perspective d'une Ecosse indépendante semblait être une hypothèse farfelue. Ces dernières semaines, Londres a très sérieusement craint que le "oui" l'emporte. La demande de plus d'autonomie a semble-t-il été entendue.


Politiquement, Alex Salmond, le premier ministre écossais et leader de la campagne du "oui", devra désormais négocier la "dévolution" de nouveaux pouvoirs à l'Ecosse (en matière fiscale et sociale notamment). De la réussite de ces négociations dépendra son avenir politique.

 
 
vendredi 19 septembre 2014 09h09 
09h09
[Commentaire de la part de LeiLei: ] 
Les independantistes ont perdu, quel avenir pour les partisans du oui ?
 
 
vendredi 19 septembre 2014 09h09 Lei
09h02

Un autre message posté par l'équipe de la campagne du "Yes" reprend les dessins et la typographie typiques de Charles Rennie Mackintosh, le célèbre architecte art nouveau de Glasgow.

 

"Nous devrions célébrer le fait que le peuple ait des opinions différentes que que le débat l'a encouragé à les exprimer."

 
 
vendredi 19 septembre 2014 09h02 
09h02
We can be proud of #indyref, which has seen a flourishing of Scotland’s self-confidence as a nation #VoteYes pic.twitter.com/uHksoAyGre
 
vendredi 19 septembre 2014 09h02 Yes Scotland
08h56
Malgré leur défaite, les indépendantistes ont marqué les esprits, notamment dans les derniers jours précédant le vote. Dans un message très optimiste, posté sur Twitter, ils remercient tous les Ecossais ayant pris part au vote : "Merci à tous, partisans du 'oui' et du 'non' qui avez pris part à ce magnifique débat. Demain, travaillons ensemble à construire une meilleure nation."
 
 
vendredi 19 septembre 2014 08h56 
08h56
vendredi 19 septembre 2014 08h56 Yes Scotland
08h53
David Cameron était très attendu sur les concessions qu'il serait prêt à accorder aux Ecossais au lendemain de ce référendum et de cette campagne électorale qui ont secoué le Royaume-Uni. En revanche, c'est une surprise qu'il se dise aussi prêt à accorder des pouvoirs spécifiques à l'Angleterre.
 
 
vendredi 19 septembre 2014 08h53 
08h44
 
Des supporteurs du "non" à l'indépendance de l'Ecosse fêtent la victoire de leur camp.
 
 
vendredi 19 septembre 2014 08h44 
08h42
Avant même l'annonce des résultats du référendum, la livre sterling a atteint dans la nuit un plus haut en deux ans face à l'euro, à 78,10 pence pour un euro. Autour de la même heure, la devise britannique est montée à un plus haut en deux semaines et demi face au dollar (à 1,6525 dollar pour une livre) et à son niveau le plus élevé depuis six ans face au yen (à 180,71 yens pour une livre).
 
 
vendredi 19 septembre 2014 08h42 
08h30
Voici quelques Unes des journaux britanniques à l'annonce des résultats du référendum en Ecosse.
 
 
vendredi 19 septembre 2014 08h30 
08h30
vendredi 19 septembre 2014 08h30 Nick Sutton
08h27

@Best et Alexis : Depuis  1998, l'Ecosse possède déjà son propre Parlement, avec d'importants pouvoirs sur la santé, l'environnement, l'éducation, le logement, ce que les Britanniques appellent la "dévolution".


Les discussions avec Londres pourraient désormais porter sur la fiscalité, Edimbourg espérant obtenir  une plus grande liberté sur de nombreux impôts, dont celui sur le revenu, qui pourrait être  différent du reste du pays. Ces dernières semaines, les grands partis britanniques ont fait de nombreuses promesses portant sur une "devo-max", une dévolution maximale, pour convaincre les Ecossais de voter "non" à l'indépendance. Les libéraux-démocrates ont ainsi suggéré que le gouvernement écossais puisse emprunter de l'argent sur les marchés financiers.  

>> Pour une analyse de cette "devo-max", consultez notre analyse : L'Ecosse prendra quand même le large.

 
 
vendredi 19 septembre 2014 08h27 
08h27
[Commentaire de la part de bestbest: ] 
Quels sont les nouveaux pouvoirs qui pourraient être accordés au Parlement écossais ?
 
 
vendredi 19 septembre 2014 08h27 best
08h27
[Commentaire de la part de AlexisAlexis: ] 
Malgré la défaire de l'indépendance, a-t-on déjà une idée de quels pouvoirs seront transférés en Écosse ?
 
 
vendredi 19 septembre 2014 08h27 Alexis
08h17
@Valpru : La participation finale n'a pas encore été communiquée, mais elle est de l'ordre de 85 %.
 
 
vendredi 19 septembre 2014 08h17 
08h17
[Commentaire de la part de ValpruValpru: ] 
Connaît-on le taux de participation ?
 
 
vendredi 19 septembre 2014 08h17 Valpru
08h16
Malgré la défaite des indépendantistes, ce référendum a en effet marqué la rupture entre l'Ecosse et le pouvoir central à Londres et il est certain qu'une négociation va désormais s'engager pour accorder plus d'autonomie à Edimbourg. L'Ecosse dispose déjà de son propre Parlement et d'un certain nombre de prérogatives régionales, qu'elle espère étendre. Les discussions pourraient également bénéficier au Pays de Galles et à l'Irlande du Nord.
 
 
vendredi 19 septembre 2014 08h16 
08h14
David Cameron s'est exprimé à l'instant devant le 10 Downing Street, sa résidence à Londres. Dans cette courte allocution de quelques minutes, le premier ministre a promis plus de pouvoir à l'Ecosse, mais aussi au Pays de Galles, à l'Irlande du Nord et à l'Angleterre.
 
 
vendredi 19 septembre 2014 08h14 
08h11
Le premier ministre britannique, David Cameron, a indiqué sur Twitter qu'il venait d'appeler Alex Salmond, le premier ministre écossais, pour le féliciter pour cette campagne. "Je suis ravi que le Scottish national party [le Parti indépendantiste écossais d'Alex Salmond] rejoigne les discussions sur une plus grande autonomie."
 
 
vendredi 19 septembre 2014 08h11 
08h11
I've just spoken to Alex Salmond, congratulating him on a hard-fought campaign. I'm delighted the SNP will join talks on further devolution.
 
vendredi 19 septembre 2014 08h11 David Cameron
08h08
Glasgow et Dundee sont les deux grandes villes à avoir voté majoritairement pour le "oui" à l'indépendance : à 53 % pour Glasgow et 57 % pour Dundee. Aberdeen et Edimbourg, où les résultats étaient incertains, ont en revanche majoritairement voté contre l'indépendance : 61,1 % de "non" à Edimbourg et 58,6 % de "non" à Aberdeen.
 
 
vendredi 19 septembre 2014 08h08 
08h03
Louise Boyce, 32 ans "je suis dévastée, j'ai le coeur brisé, mais Glasgow a sauvé la face de l'Écosse" #indyref pic.twitter.com/y1jqLL8XKK
 
vendredi 19 septembre 2014 08h03 Camille Bordenet
08h02
Alex Salmond, chef de file des indépendantistes écossais, a concédé vendredi matin à Edimbourg la défaite de son camp.  "L'Ecosse  a décidé, à la majorité, de ne pas devenir, à ce stade, un pays indépendant, a dit M. Salmond. J'accepte le verdict des urnes et j'appelle tous  les  Ecossais  à faire de même et à accepter la décision du peuple", a-t-il ajouté ému.
 
 
vendredi 19 septembre 2014 08h02 
07h58
Cette victoire du "non" est finalement plus large que ne le laissaient présager les derniers sondages, qui donnaient les indépendantistes et les unionistes au coude à coude.
 
 
vendredi 19 septembre 2014 07h58 
07h57
Bonjour. Les Ecossais ont finalement rejeté l'indépendance de leur nation du Royaume-Uni à  55,42 % des voix contre 44,58 % pour le oui.
 
 
 
 Journaliste(s) présent(s) sur le live : Mathilde Gérard

 

 
 
 
 
 
 

 

 
 
 Auteur : Le Monde

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