COTE D'IVVOIRE: Fronde au PDCI : la zen attitude du Bouddha de Daoukro

Henri Konan Bédié entend maintenir son appel à voter Alassane Ouattara en 2015 malgré la fronde de plusieurs barons du PDCI.
Réélu en octobre 2013 à la tête du PDCI avec 93,3% des voix, Henri Konan Bédié "HKB" n’a pas semblé ébranlé outre mesure par le dépôt de candidatures de plusieurs figures du parti houphouëtiste dans la perspective d'une investiture à la présidentielle de 2015
Contre l’avis de HKB qui, le 17 septembre, a appelé depuis Daoukro (centre) ses militants à soutenir Alassane Ouattara en 2015, l’ex-secrétaire général de l’OUA, Amara Essy, le président de la CDVR, Charles Konan Banny, ainsi que le responsable des JPDCI (Jeunes du PDCI), Konan Kouadio Bertin "KKB", viennent de postuler à une primaire. A cette liste s’ajoute le député Jerôme Kablan Brou. La candidature de l’ex-secrétaire général de la même formation, Alphonse Djédjé Mady, est aussi attendue
Méthode Coué ! Henri Konan Bédié, 80 ans, devrait toutefois se risquer à imposer à ces barons et aux militants son soutien inconditionnel à Alassane Ouattara. Alors qu'il a convoqué une réunion du PDCI, le 18 décembre, pour trancher définitivement cette question, l’ex-chef d’Etat bénéficie du soutien de plusieurs autres ténors du parti Il a par ailleurs multiplié les contacts avec des membres du bureau politique, ces derniers jours, afin d’imposer ses orientations lors de cette réunion stratégique. Une primaire semble donc aujourd'hui exclue. D'autant que "l’appel de Daoukro" a été conclu avec Alassane Ouattara après la promesse de ce dernier de nommer un premier ministre issu du PDCI en cas de victoire à la prochaine présidentielle.
Sérénité. Le profil des candidats frondeurs n’est pas davantage de nature à bousculer le "Vieux Bouddha". Difficile pour Amara Essy, en petite forme à 77 ans, de tenir toute une campagne ( LC nº690). Charles Konan Banny, 72 ans, dont c’est la première et la dernière occasion de se présenter à une présidentielle, ne brille pas par son bilan.
Quant à "KKB", 47 ans, sans expérience politique majeure et qui n’a pas franchi le cap des 5% lors de la dernière désignation du président du PDCI, il prend avant tout une option sur l’avenir. A supposer que ces frondeurs maintiennent malgré tout leur candidature, ils encourraient l’exclusion.
Par le passé, d’autres cadres tels que Laurent Dona Fologo ou Paul Yao Akoto avaient contesté la ligne du PDCI avant de rentrer sagement dans le rang…

LA LETTRE DU CONTINENT

Reçu d'Afrique 2050

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