BURINDI: Une centaine de morts au Burundi dans des affrontements


Lors de cinq jours d'affrontements avec les forces de l'ordre dans le nord-ouest du Burundi, plus de cent rebelles ont été tués, a annoncé une source militaire dimanche 4 janvier, affirmant que « le groupe a été anéanti ». Il a aussi fait état de « deux morts » dans les rangs de l'armée, mais selon d'autres sources militaires douze soldats ont été tués au cours de ces combats.
« Nous avons saisi également un mortier de 60 mm, cinq lance-roquettes, des mitrailleuses et plus de cents fusils », a ajouté ce général de l'armée sous couvert d'anonymat.
Selon l'armée, les rebelles voulaient rejoindre la forêt de la Kibira, qui servait de sanctuaire aux groupes armés pendant la guerre civile burundaise (1993-2006), notamment à la guérilla hutu en lutte contre l'armée alors dominée par la minorité tutsi.
RECRUDESCENCE DES VIOLENCES ARMÉES
La zone frontalière où se sont produit les affrontements a été le théâtre de plusieurs attaques de rebelles en provenance de RDC depuis le début de l'année. Les précédentes attaques ont systématiquement été revendiquées par une branche dissidente des Forces nationales de libération (FNL, ex-rébellion hutu devenue parti d'opposition), qui a cette fois-ci nié toute implication.
La recrudescence des violences armées à l'approche des élections cruciales prévues fin juin inquiète au Burundi. Avant la guerre civile, l'histoire du petit pays d'Afrique des Grands Lacs avait déjà été jalonnée de massacres ethniques entre majorité hutu et minorité tutsi. Les précédentes élections de 2010, boycottées par l'opposition, avaient débouché sur des violences.
 
 
Une centaine de morts au Burundi dans des affrontements
Les combats entre rebelles et forces de l'ordre ont eu lieu dans le nord-ouest du pays pendant cinq jours.
lemonde.fr

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