Emotion du monde politique après la mort de Charles Pasqua

Charles Pasqua dans les salons du Sénat, en septembre 2011.

Des politiques de tout bord ont rapidement réagi, lundi 29 juin au soir, à l’annonce de la mort, à 88 ans, de Charles Pasqua, ancien ministre de l’intérieur, ex-sénateur des Hauts-de-Seine et pilier de la famille gaulliste.

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Sans surprise, les premiers hommages sont venus de sa famille politique. « Les élus des Hauts-de-Seine sont tous effondrés » a déclaré sur France Info Patrick Balkany, maire Les Républicains de Levallois-Perret et député des Hauts-de-Seine. Il a précisé que M. Pasqua avait fait un AVC dimanche soir.

Le député Les Républicains des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a partagé sa « très grande émotion » sur Twitter :

Dans un communiqué, le président des Républicains, Nicolas Sarkozy, qui était ministre du budget lorsque M. Pasqua était ministre de l’intérieur sous le gouvernement Balladur de 1993 à 1995, a fait également part de sa « très vive émotion » à la mort de ce « gaulliste, homme d’engagement et de conviction, qui aura marqué de son empreinte la vie politique et publique de la Ve République ». Il écrit encore :

Le mot gaullisme lui allait comme une évidence, car Charles Pasqua n’était pas homme à transiger sur ses convictions notamment sur la construction européenne. Homme de combat, il s’était engagé lors du référendum du traité de Maastricht aux côtés de Philippe Séguin contre son adoption.
« Un grand patriote »

Brice Hortefeux, député européen Les Républicains et proche de Nicolas Sarkozy, a pour sa part salué sur France info un représentant de la « droite patriotique, qui avait une forte idée de la Nation et était attaché à la souveraineté nationale ».

Des convictions qui rendaient également Charles Pasqua populaire à l’extrême-droite. Ainsi le vice-président du Front National Florian Philippot a été l’un des premiers à réagir sur Twitter à l’annonce de sa mort, saluant un « grand patriote ».

Député de l’Essonne et président de Debout la République, Nicolas Dupont-Aignan avait un temps milité à ses côtés au sein du Rassemblement pour la France (RPF).

Première à jeter un pavé dans cette mare d’émotion, la secrétaire nationale d’EELV a rappelé notamment un souvenir plus sombre qui a marqué le premier mandat au ministère de l’intérieur de Charles Pasqua : la mort, en 1986, de Malik Oussekine, 22 ans, lors d’une manifestation étudiante contre un projet de réforme de l’université.


Le Monde

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