Alpha Condé, président de la Guinée, à l'Élysée le 23 avril 2015 (I. HARSIN/SIPA).L’élection présidentielle en Guinée sera organisée le 11 octobre, très bientôt donc, et dans un climat politique excessivement tendu. Il conviendrait donc que les acteurs internationaux se penchent sur cette question et évaluent le niveau de préparation de la Guinée, ainsi que les éventuelles conséquences explosives qui pourraient découler d’un scrutin contesté.
Un dispositif d'observateurs européens
De nombreuses organisations internationales s’élèvent face aux manquements de la présidence d’Alpha Condé concernant le respect des droits de l’homme et de la corruption au sein de l’administration guinéenne. Les accidents qui ont émaillés les dernières manifestations pacifiques et pro-démocratiques, ainsi que l’absence de réponse de l’Union européenne (UE), montre le désintérêt de l’Europe dans ce qui pourrait conduire à un conflit ethnique aux conséquences désastreuses.
Aujourd’hui, un enjeu de taille se dresse en Afrique – en sus de la crise d'Ebola, en passe d'être réglée, mais qui a été marquée par l'implication tardive de l'UE. Sera-t-il cette fois trop tard pour sauver la démocratie en Guinée ? On a bien vu avec le Nigéria lors des dernières élections présidentielles de mars 2015, que lorsque l’UE s’implique, elle a permis une passation de pouvoir sans corruption ni violence.
Par Gregory Mathieu Fondation pour la Gouvernance et la Démocratie
Nouvel OBS (France)

