Affrontements mortels à Kinshasa, en RDC

 

Des affrontements entre jeunes et forces de l’ordre ont fait un nombre indéterminé de morts pour la deuxième journée de suite à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, où l’opposition réclame le départ du président Kabila et la tenue d’une élection présidentielle. Ces violences surviennent en plein « dialogue national », qui vise à sortir le pays de l’impasse électorale, mais rejeté par la majeure partie de l’opposition, qui avait appelé à manifester lundi. L’Eglise catholique a condamné « fermement la violence, d’où qu’elle vienne ». Une multitude d’affrontements entre police et jeunes en colère a eu lieu pendant la journée dans les quartiers du centre et du sud de Kinshasa, les plus pauvres de cette mégapole de dix millions d’habitants.

Comme la veille, plusieurs symboles de l’Etat, comme des postes de police, ont été attaqués. Il y a eu aussi des pillages. Ces violences, les pires depuis janvier 2015, ont commencé lundi matin, en marge d’une manifestation à l’appel d’un « Rassemblement » d’opposition constitué autour du vieil opposant Etienne Tshisekedi, à trois mois et un jour de la fin du mandat de M. Kabila, pour lui signifier son « préavis ». La marche a rapidement dégénéré en affrontements avec la police. L’opposition et le pouvoir se sont renvoyé la responsabilité des violences, qui ont fait 50 morts, selon le Rassemblement, 17 (dont 3 policiers), selon les autorités. Lundi, plusieurs bâtiments de partis de la majorité ont été incendiés. Dans la nuit de lundi à mardi, dans ce que l’opposition perçoit comme des « représailles », trois sièges de parti de l’opposition ont été brûlés.

 


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