Une fourgonnette a foncé dans la foule sur les Ramblas, artère emblématique de la ville espagnole de Barcelone, jeudi 17 août, faisant au moins 13 morts et plus d’une centaine de blessés, dont une quinzaine grièvement, selon le gouvernement catalan.
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L’organisation Etat islamique (EI) a revendiqué l’attaque dans un message diffusé par son organe de propagande Aamaq, selon le site spécialisé SITE. La police locale a qualifié le drame d’attentat terroriste.
Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, s’est rendu immédiatement à Barcelone, où l’exécutif régional séparatiste prétend faire sécession.
« Nous sommes unis dans la douleur. Mais nous sommes surtout unis par la volonté de mettre fin à cette folie et à cette barbarie. »
Quelques heures plus tard, dans la nuit de jeudi à vendredi, un deuxième attentat sur le même mode opératoire est survenu à Cambrils, à 120 km au sud de Barcelone. Un deuil national de trois jours a été décrété à partir de vendredi.
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Les faits

Vers 17 heures, jeudi, une fourgonnette a foncé dans la foule amassée sur la place de la Catalogne, puis a remonté sur 500 m les Ramblas, l’avenue la plus touristique de la capitale catalane. Le conducteur a ensuite pris la fuite. Au moins 13 personnes ont été tuées et une centaine blessées, dont une quinzaine grièvement.
« J’étais dans l’une des rues qui donnent directement sur la place de la Catalogne. On a vu arriver des gens qui remontaient en courant la Rambla, notamment des touristes en panique », raconte le journaliste du Monde Gilles Rof, qui était sur place.
« On a commencé à voir arriver des ambulances, j’en ai compté cinq en une dizaine de minutes. Petit à petit, des voitures de police se sont aussi positionnées en haut de la Rambla, près de la place de la Catalogne, pendant que des touristes couraient pour s’enfuir. »
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Les victimes
Des ressortissants d’une vingtaine de nationalités sont au nombre des morts et des blessés, a annoncé la protection civile. Cette dernière n’a pas précisé le nombre de personnes concernées pour chaque pays ni leur état de santé.
Le ministre des affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, a annoncé vendredi matin que 26 Français avaient été blessés, « dont au moins 11 grièvement ». Il doit se rendre sur place dans la journée. Une cellule de crise a été ouverte par le Quai d’Orsay pour faire le point sur la situation des Français qui sont actuellement à Barcelone et pour répondre à leurs proches.
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Une Belge compte parmi les personnes tuées, a également fait savoir Didier Reynders, le ministre des affaires étrangères belge. En Italie, l’entreprise Tom’s Hardware a annoncé vendredi sur son site internet la mort de l’un de ses employés italiens, Bruno Gulotta, 35 ans. Le ministère italien des affaires étrangères n’a pas confirmé l’information dans l’immédiat, s’en tenant à un bilan de trois blessés italiens.
De son côté, la chaîne de télévision allemande ZDF a des informations selon lesquelles trois ressortissants allemands compteraient parmi les morts.
Les nationalités : française, allemande, espagnole, néerlandaise, argentine, vénézuélienne, belge, australienne, hongroise, péruvienne, colombienne, irlandaise, grecque, cubaine, macédonienne, chinoise, italienne, roumaine, russe et algérienne.
