Une seule voie pour sortir de la crise : le peuple debout pour mettre fin à la dictature
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- Catégorie : Politique
- Mis à jour le mercredi 29 août 2012 12:17
- Publié le lundi 27 août 2012 15:25
- Écrit par utres jeunestorial étantROSAMEP, ASB et SNB
Cette dictature qui avait commencé dès 1956, voire 1954 quand le RDA voulait en découdre déjà avec certaines communautés, sous le regard torve du Colon blanc en embuscade dans son palais du gouvernorat, s'est consolidée en 1958-1961 pendant 26 ans. Quelque peu mollassonne, elle a enfilé la tunique sanglante de l'École guinéenne, idéologue du système prédateur de Conté, suivi de la verve facho-populiste de Dadis, qui céda avec la balle de Toumba le témoin à la transition incertaine deKonaté, qui se poursuivit complice et cupide, avec Jean-Marie Doré, devenu premier ministre, en vérité marionnette du chef de la nouvelle dictature en marche au sommet de l'État.
Au moment où j'écris, toutes les griffes d'aciers de ce monstre sont sorties, et prêtes à déchirer le voile fragile d'un pseudo gouvernement civil issu des urnes d'un scrutin de mascarade. Aujourd'hui, l'heure n'est plus au dialogue incantatoire pour des élections qui ne seront jamais libres, encore moins crédibles tant qu'Alpha Condé ne sera pas chassé de son trône, voire de la Guinée. Car sa patrie est la même que celle de Gbagbo, Charles Taylor, depuis que son système a permis Zoghota.
Je fais un pari que je souhaite perdre : d'ici la fin de cette journée, il aura fini de prouver qu'il est la contradiction principale à laquelle est confronté le peuple de Guinée qui devra se résoudre à le chasser avant toute autre solution illusoire de compromis.
L'arrestation hier 26 août, de jeunes responsables de l'UFDG et du fils de son président Cellou Dalein Diallo, n'est pas la plus grande félonie qu'un président civil puisse commettre pour empêcher une marche pacifique. Cependant, cet acte est éminemment symbolique qui prouve que le dialogue et la négociation avec ce pouvoir sont forclos.
Salimâfo !
Wa Salam,
Saïdou Nour Bokoum
NB dernière minute : depuis ce matin, des manifestions de femmes, télécommandées par la mairie de Dixinn alias le Pouvoir, sèment la confusion en prétextant honorer le 27 août 1977. Les leaders réunis chez Cellou, ont dû fuir cette mamaya télécommandée pour se retrouver chez Kouyaté. Mais flairant le risque d'y être bloqués, ils ne s'y sont pas rendus. En effet ce dernier s'y trouve bloqué, alors que le domicile de Cellou est cerné par les forces du désordre, bloque ainsi la sortie des personnes qui s'y trouvent ! Donc chez Kouyaté, le Pouvoir les attendait : accrochage entre des jeunes et les forces de l'ordre qui ont usé de gaz lacrymogènes et ont procédé à des arrestations, notamment des garde de corps du président du PEDN, son responsable de la logistique, monsieur Oumar Kouyaté; un leader de PUL (parti de l'Unité et de la Liberté) est également mis aux arrêts, des véhicules ont été endommagés.
S'agissant de la situation générale qui règne, il semble que les boutiques d'abord (début de matinée) ouvertes à 60% à Madina, ont fini par fermer à 90%. A l'intérieur du marché, le Pouvoir a anticipé une contre manifestation avec notamment des animations musicales chantant la gloire d'Alpha Condé. Sur l'autoroute Fidel Castro, la circulation est encore normale..a l'esplanade du Au Stade où la marche devait se terminer, les lieux sont investis par les animateurs du dictateur, Malick Sankhon, un des principaux bonimenteurs accueillent des ministres et autres VIP, encadrés par les caporaux aux ordres d'un seul. Ici aussi, une forte animation ne devrait pas permettre l'expression d'un autre son de cloche. Surtout depuis quelques temps, il y a un commissariat au Stade même : un commissariat aux ordres ! aussi, les leaders de l'Opposition ont changé de fusil d'épaule et aussi d'itinéraire : ils sont au moment où nous écrivons ( 13h41 TU), au rond-point de Gbessia, d'où ils se rendre plutôt au Palais du peuple au lieu de l'esplande investie par les liberticide, ceux qui ont peur de la liberté. Y parviendront-ils ? Les forces armées du désordre dictatorial étant déjà déployées sur le fameux Pont de la honte, les jeunes manipulés par l'Etat RPG surgissant à toute sortie d'autres jeunes, comme à Matoto, pour d'avantage enfumer, c'est le cas de le dire, l'expression de la liberté de manifester.
Enfin à Kaloum, centre nerveux de la capitale de la nouvelle république soviétique de Boiro-Kankan-Kouroussa-Siguiri- Zowota, tout est normal.
Dernière minute : la marche vient d'être dispersée..
PS : Un petit séjour au pays d'Obama et de l'Oncle Sam explique la mise en veilleuse forcée de nrgui,com. Toutes nos excuses, en espérant que ce Ramadhan de toutes les rigueurs aura débouché sur la fête aux loubards et aux insensés qui nous gouvernent.
