La vidéo de la honte ou le syndrome du Camp Boiro (Saïdou Nour Bokoum)
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- Catégorie : Politique
- Mis à jour le mercredi 27 avril 2016 23:51
- Publié le mercredi 27 avril 2016 17:35
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
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Guinée Conakry, 27/04/2016. Nouvelle République de Guinée. Montage, intox, cette vidéo vient à son heure, quand l'amnésie nationale se surpasse en effacçant les graphes excrémentiels qui témoignaient de la liberté de corps triturés dans des cabines techniques que le monstre voulait réduire au silence. Mais l'imbellcillité ignare qui ne lit pas ne sait pas que comme dit Sartre, même dans ces cabines de la mort certaine, on est libre de choisir sa mort.
Le camp Boiro est rénové; en le longeant, on croirait admirer une belle annexe de l'Hôpital Donka. Plus loin, l'échangeur du 8 novembre croit faire oublier le Pont des Pendus.
Rien à faire, les Manou Cissé, tortionnaire du Camp Koundara non loin de là où Toumba a voulu trucider Dadis sont encore dans nos murs salpêtreux, torturant de petits truands ou à la sauvette, qui sait, attendant de faire des prises plus significatives de personnalités "perdues de vue". Il suffit d'attendre. Mais les nervis tortionnaires et leurs commandiataires ne perdent rien pour attendre.
Je reviendrai sur la fin de l'idéologie de cette Ecole guinéenns, "le PDG plus le libéralisme" selon la formule d'Aboubacar Siomparé qui croyait définir le PUP, alors qu'il mettait le doigt sur 60 ans d'incubation d'un peuple entubé, comateux qui ne sait même pas que cela est fini.
Oui, bientôt j'y reviendrai. Le peuple de Guinée qui n'était qu'un"peuple mobilisé" (Fidel Castro) est redevenu un "peuple travailleur" . C'est le constat que j'ai fait depuis plusieurs mois où dès le petit matin, je suis immergé dans les senteurs, les sueurs et les espoirs moites du petit peuple des foubourgs : de l'aurore quand je prends mon petit noir en compagnie de jeunes chômeurs, d'écoliers avalant leur sandwitchs de haricots, d'imams sortant de la prière de l'aube, jusqu' au moment où au bord des routes, le soleil déjà accablant, commentce à roussir des candidats au djihad, sur le chemin du Golgotha : la descente vers l'enfer de Kakloum; de l'aube jusqu'à la dérobade furtive de Kaléta, belle, frivole et déjà adultérienne jeune mariée.
A suivre..
Was- Salam,
Saïdou Nour bokoum
