« Pas de pagaille à Kaloum ! », sinon c'est "Un Coup Chaos !" (Par Sylatigui et Saïdou Nour Bokoum)
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- Catégorie : Politique
- Mis à jour le samedi 7 mai 2016 01:19
- Publié le jeudi 5 mai 2016 01:00
- Écrit par Sylatigui avec Saïdou Nour Bokoum
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Guinée Conakry, 04/05/2016. Nouvelle République de Guinée. Un slogan de la campagne de l’inoubliable « Un coup KO », qui barrait les avenues de la capitale ; Conakry s’est toujours prise pour le nombril de la Guinée, boutant au-delà de Bolibana-Kourémalé, tout quidam qui n’entonnait pas l’hypocrite chansonnette
Guéré mou fan !
Découlant de la non moins sournoise et dormitive berceuse,
La Guinée est une famille !
On a vu ce qu’il en fut, de cette famille de 2010 à 2016.
Une famille disséminée dans des mirages de sable et de .. farine.
Bien, ressaisissons-nous, payons nos factures « Té bara fa ! », grâce à Kaléta ! Mieux, « nous » vous offrons des compteurs à prépaiements..
Tu dis quoi ! On va pas payé, je n’a pas vu courant ! Jamais !
Dayèr Kaléta
C’est calé
Ca va ça vient
Ton tour mon tour
Comme Maninka
Foulé Soussou
Toma Kpèlèssè
De Nzo à Sarè Boïdoo
Tu donnes courant, zé payé
Tu donnes pas
Zé prépéyé pas
Ntè, mi tè, ntondi..
Bref, mes électeurs « un coup KO » refusent les compteurs pré…Donc désolé François, on attend.
Ecoute Alpha, EDF c’est pas moi, et si tu veux une gestion saine..
Tu n’es pas sur le terrain François, je ne laisse pas tomber, je laisse pourrir, et tu sais que j’ai deux chantiers après ou avant Kaléta, c’est les femmes, les jeunes..
Justement
Des jeunes de Kaloum sensibilisés par EDG et Nouvelle République de Guinée en font foi. C’était mercredi 27 avril 2016, le service commercial de la société de la dite entreprise publique d’électricité de Guinée, a procédé à l’information et à la sensibilisation de « mes jeunes » (ça m’a coûté moins cher que tes compteurs mon cher..F..) ; donc les jeunes de la commune de Kaloum ont été « sur-formés » à propos de l’importance des compteurs à prépaiement en faisant du porte-à-porte..
A cette occasion, on peut dire que par centaines, des vocations sont nées, pour le grand plus plaisir de Naïté ou de Damantang ou d’Ibrahima Kourouma ou de .. « Manguè cent francs » soi même qui peut se frotter les mains :
A grognards, grognards prépayés !
Espèces d’R pigistes !
Ah oui, Abdoulaye Koné est responsable du service commercial de l’EDG, chargé du déploiement des compteurs à prépaiement. Selon lui, la société dispose de deux types de compteurs, dont des compteurs monophasés et biphasés destinés aux ménages, qui ne comprendront que dalle avec ce pataquès ; quant aux kioskistes, restaurateurs et autres bars à passer le cafard et les coups de barre qui assomment le lambda depuis que le litron à la pompe coûte plus cher que celui du tambanaya, ils attendront Souapiti en pleurnichant comme le poète Villon cité par Ourourou,
Frères humains, qui après nous vivez,
N'ayez les cœurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis.
Pas de pitié non plus pour les gros consommateurs comme l’administration, les entreprises, les usines, les moulins à vents, dirigés par des Don Quichotte du développement de notre sous-développement (Samir Amin, vous connaissez ?).Ces compteurs appelés « Nafa », donnent d’inestimables avantages, ce qui n’est que redondance pour qui comprend ma langue maternelle, le maninkaka-peul-sossoé ; il n’y a que mon camarade Zingo de Nzo qui perd son latin, ainsi que la majorité des clients qui commencent à avoir la nostalgie des bougies et des lampes, mais pas le pétrole lampant, puisque, à la pompe.. Déjà dit.
Ecoutez ce charabia qui en rajoute aux ténèbres de nos cerveaux déjà javellisés avant Ebola :
« EDG vous demande de consommer ce dont vous avez besoin. Avec ces compteurs à prépaiement, on vous dit de payer ce que vous consommez et ne payez pas ce que vous n’avez pas consommé. Il vous aide à réduire votre consommation en fonction de vos avoirs et met fin à la coupure et à la pénalisation des clients pour le retard ou le non-paiement de factures ».
C’est les compteurs à prépaiement ou on vous coupe-coupe.
Sa ma fou, on n’est habitués avec ou sans compteurs
En effet, comment peut-on couper l’électricité qui sitôt arrivée se dépêche de saloper notre électroménager sorti direct port, en courant ! Puis, il ajoute avec des postillons de miel : « Au-delà de cette consommation rationnelle que l’EDG ambitionne pour sa clientèle, l’installation des compteurs à prépaiement met un terme aux tracasseries et aux magouilles du paiement des factures aux guichets de la société. Les compteurs à prépaiement permettent d’améliorer la collaboration entre les clients et la société d’électricité ».
Ciel ! Les magouilles ne se font pas aux guichets ! Elles ont lieu entre les agents et moi sous mon manguier, à l’abri du Trésor public et du Guichet inique..Quant aux cartes de recharges, d’après Abdoulaye Koné, elles seront disponibles partout à des points de distribution très proches des clients. Histoire de mettre fin aux difficultés liées au versement des montants de la facture et aux magouilles que des agents indélicats de l’EDG avaient l’habitude d’entretenir avec des ménages.
Ah bon, des cartes de recharges, disponibles comme les cartes nationales d’identité ? ! (Voir paragraphe plus bas).
En conclusion,: « chaque client a la possibilité de se procurer les cartes de recharge selon ses moyens. L’État a fixé la facturation en fonction de la capacité de paiement des plus démunis de la population, afin que chacun puisse avoir le courant à tout moment dans son foyer, dans sa chambre et dans son lieu de travail. La facturation est moins coûteuse. Il y a pour 5 000GNF, 10.000 GNF, etc. ».
Pour 5000fg, vous aurez 5 minutes de Kaléta, pour 10000fg, 10 minutes, si vous n’avez pas compris, c’est la faute à l’instit qui vous a vendu votre certificat d’études primaire élémentaires, mon cher Watson..(Sherlock Holmes ?) Au nom de ses pairs, des impairs et de tous les impayés d’une époque révolue, Mamadi Sylla, directeur communal de la jeunesse de Kaloum a encouragé la campagne d’information et de sensibilisation que l’EDG entame auprès des jeunes sur l’importance et le fonctionnement des compteurs à prépaiement. Il a ensuite promis le déploiement des jeunes sur le terrain pour une large sensibilisation de porte-à-porte dans toute la commune, en vue de partager les mêmes informations avec les familles.
On se demande si après, les familles ainsi sensibilisées, se partageront le paiement des impayés, puisque notre devise reste et demeure Travail, Justice et SOLIDARITE ?
Pas de pagaille à Kaloum
- Vous avez l'autorisation de filmer de qui ?
(...?)
...Vous avez l'autorisation de filmer de quui ?j
- Vous voulez voir ma carte de journaliste ?
Le lascar de filer et de se faufiler dans la nuée de faux-culs, faussaires qui ont le droit de bouffer les rogatons de VA (vautours affamés)
La délivrance d’une carte d'identité nationale guinéenne peut être maintenant obtenue aux commissariats centraux de Conakry. Cette décision fait suite à une pléthore de réunions interministérielles et surtout, c'est la conséquence des cris de cœur des citoyens. Mais selon une source proche du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, la durée de cette carte d'identité est provisoire et elle doit disparaître pour être remplacée par la carte biométrique, Lors d'une conférence animée récemment à Conakry à laquelle a assisté nrgui.com, le Directeur général de la Police nationale a apporté des précisions pour calmer les esprits. Car le défaut d’une carte d'identité est à l'origine des frustrations des citoyens qui ne supportent plus les tracasseries policières liées au contrôle de routine le long des parcours cahoteux à travers le territoire national. Sans parler des déconvenues lors des démarches administratives pour divers motifs où l’on exige la CNI, véritable chemin de croix pour les demandeurs.
« Les ministres ont pris connaissance des éléments d'informations rassemblés par les cadres du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, concernant l'existence d'un stock de 356 mille cartes dans les services du Trésor et de 6652 dans les commissariats centraux de Conakry. Un contrôle de stock dans les commissariats de l'intérieur sera réalisé dans les meilleurs délais par la Direction générale de la Police nationale », a précisé Bangaly Kourouma.Ainsi, des dispositions auraient été prises par les autorités compétentes pour éradiquer les mauvaises pratiques du passé. « Il n'y a plus de photocopie à faire l'intérieur des commissariats. Tout se fait dans les quartiers. Le chef de quartier délivre les certificats de résidence. Donc, tout commissaire qui fera une carte d'identité pour un citoyen d'un quartier qui n'est pas le sien prendra les pots cassés en cas de problème ». Et il poursuit :
« La présence physique de tous les demandeurs de carte d'identité est obligatoire dans les commissariats. Les actes de naissance produits devront être validés par les services de l'État civil du ministère de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation». L'autre aspect à retenir, est la reprise du processus de délivrance de la carte biométrique qui passe par la nécessité de revenir, pendant une période intermédiaire, à la délivrance des anciennes pièces. Et cette période s'étendra sur 8 mois. S’agissant du coût de la carte d'identité à obtenir, elle s’élèvera à 15 mille francs guinéens.
En théorie.
Dans la pratique, si le cousin de la coépouse de ma grand’mère a un galon « Trois V » dans un des services compétents, un simple coup de fil suffira. Le colonel, cousin de, remettra mon certificat de résidence, une photo et une vague vieillie pièce attestant que moi, c’est bien moi, par exemple une vieille carte d’électeur, de préférence celle d’une élection célèbre pour les fraudes et les casses qu’elle a occasionnées.
Donc durant cette période intermédiaire, les titres de séjour se délivrent dans un immense hangar où l’on croit reconnaître des étalagistes se disputant avec des marchands ambulants de la pacotille made in Taïwan-Dubaï-Djakarta.. Mais ce sont des fonctionnaires devant des documents administratifs dont certains sont aussi précieux que le parcours d’une vie. Les marchands ambulants sont de cokxers (orthographe ?) qui vous vendent une parcelle à Foula Madina, un R plus 8 à Bambéto-Cosa-Haamdallaye, droits dans leurs bottes en béton sur l’Axe du Bien et du Mal. Ils vous vendent ici des passeports, des CNI, et ailleurs des certificats d’évacuation sanitaire d’un trisomique (mongolien) qui ne sait pas où est sa gauche ni sa droite. Compagnie aérienne, médecin, SOGEAC, tous ripoux (pourris).
Depuis combien de républiques le Guinéen manque d’identité !
Passeports, CNI, cartes d’électeurs, bulletins d’embarquement, devenus des passe-droits refilés de gré-à-gré à des opérateurs économiques qui ont l’outrecuidance de mettre leurs poinçons, griffes et autres marques du trafic d’influence sur des signes et symboles de la souveraineté nationale. Un jour on verra le drapeau national griffé « Samba Ngari enfant de Doumbélane ». Dès que j’ai eu un pincement de cœur dans l’avion qui m’amenait de Casablanca à la SOGEAC, les bulletins d’embarquement ont été nettoyés des graffitis de je ne sais quel « opérateur économique », dont la pub occupait plus de place que les informations que nous réclament les Renseignements Généraux qui gèrent notre liberté.
Pas de pagaille à Kaloum !
Il y a moins d’une semaine, les lambdas de la débrouille de Boulbinet faisaient le bordel aux abords d’un port de pêche. Dans le cadre de la récupération des emprises, accotements, trottoirs, et., inscrits au domaine public, avec grand souci d’assainir la capitale la plus sale au monde, et vint le gouverneur avec un bataillon; lequel des roitelets de Kaloum-Concrimes déjà ? On les vire à la vitesse des feuilles mortes qui matelassent les nids de poule des ruelles de l’ex perle de l’AOF ! Ce devait être le « l’entame », terme chéri des journalistes de mon bled, donc c'était le baptême de feu du généralissime nouveau gouverneur de Conakry. On raconte que Fatou Binta Soudan veut le gnata à la CPI : je n'en sais rien, on le raconte dèèè..
Bala bala, ouste, allez là-bas dans le hangar construit pour vous, don du PR, aurait-il lancé à mes marayeuses chéries, mais vos poissons qui pourrissent par la tête, non, ça sent pas bon ! Erdogan a dit au président que ces cailloux sur des tôles de bidonvilles sont indignes de « Guinea’s back ! ». Les pêcheurs partis en haute mer, les mareyeuses, oui, mon chantier chéri après les jeunes – excepté les grognards – hébergées ailleurs, voilà les cokxers de SEGUETI – le poisson pourrit par la tête, comme disaient les illuminés du MND (Paix à votre âme, Pr Alpha SOW, Ahmed Tidiane Cissé, JT-Senior Condé, et.. bon, qui rêvaient dès 1984 de mettre fin au CHAOS ..).
C’est quoi même, le coup KO
C’est nous d’abord,
Nous les SDF (sas domicile fixe)
Nous qui n’avons rien à perdre
Nous la chair à canon,
Nous le « Lumpen prolétariat »
Nous c’est pas Sodia,
Lewru Dière ni Pècè !
Nous c’est RPécè.
Poisson que tu attrape en haute mer,
Qui le débarqué
Nous
Poisson que tu vends à mareyeuse
Qui met dans son panier
Nous
Poisson que tu vends à Groto (gros tonneau)
Son fesse dans gros cylindrée
Qui met dans coffre
Nous
Quand reste poisson segueti,
Petit peti qui dit "petit guinéen
augment un pé ze té diminié
Nous
Donc mon Général nous pas bougé.
"J’agis dans le cadre de mes fonctions, au nom du ministre de la ville !"
Nous on connait pas ministre, il commande dans son bureau là. Dis-lui :
Ti vé un coup Chaos ?
Was-Salam,
Sylatigui et SN Bokoum
