Kevin Constant, tu n'as pas dit que tu moyen, il faut peut deman dimanche !
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- Catégorie : Sport
- Mis à jour le samedi 8 septembre 2012 13:38
- Publié le samedi 8 septembre 2012 13:38
- Écrit par Sèga Diallo

- Détails Conakry - Finalement le Franco-guinéen, Kevin Constant a lâché du lest.
L'international guinéen qui signe son retour au sein du groupe Syli, après des mois d'absence a accepté pour son intérêt et pour celui du groupe de s'exprimer sur son retour en équipe nationale. Il a accordé une interview exclusive à votre quotidien et au magazine Footmag. Le joueur nous a tout dit. Lisez plutôt!
Guineefoot/Footmag: Aujourd’hui tu es à Conakry depuis quelques heures, comment tu te sens?
Kevin Constant: Bein! Je me sens bien. C’est vrai qu’on m’avait posé la question de savoir si j’allais revenir ou pas dans l’équipe nationale, après temps de jours de réflexion. C’est une décision que j’ai prise avec beaucoup de calme, avec mes proches on a beaucoup discuté aussi et aujourd’hui je suis-là. Je suis content d’être de retour.
G/F Le Syli va jouer un match important, mais le public a du mal à croire que Kevin qui était inaccessible est à Conakry ?
K.C: C’est vrai comme vous l’avez si bien dit, il y a de cela quelques jours ou quelques semaines je n’avais pas pris de décision. Pour moi, la porte était fermée, je ne voulais pas revenir. Mais par l’intermédiaire de M’Baye Touré (Lassissi), le chargé de communication au près du Syli, du ministre des Sports Aboubacar Titi Camara, d’Ousmane qui m’ont appelé pendant deux ou trois semaines, qui ont vraiment assisté quand à mon retour et qui m’ont convaincu avec certains arguments. Mon retour c’est quelque chose d’important. C’est vraiment les paroles de ces trois personnes qui m’ont beaucoup touché et qui m’ont poussé à revenir.
G/F: Est-ce que Michel Dussuyer avait essayé de te faire revenir ?
Bien sûr, le coach aussi avait tenté de me faire revenir. C’est vrai que quand j’ai signé au Milan AC il m’a appelé, il m’a envoyé des textos dans lesquels il expliqué qu’il a souvent tenté de prendre contact avec moi pour parler de mon retour dans l’équipe. Il me disait aussi est-ce que j’étais prêt à revenir.
G/F: On te sent heureux de revenir en Guinée. On sent le public heureux. A ton absence qu’est-ce qui t’a plus manqué en sélection ?
K.C: Ce qui m’a de plus manqué c’est la ferveur du public guinéen. C’est vrai c’est important pour le public dans la joie de voir jouer son équipe, ses joueurs et moi, ce qui m’a plus manqué et le fait de participer à des compétitions internationales c’est quelque chose d’important.
G/F: Quelque chose d’important, tu viens de parler de personnes intermédiaires importantes. Est-ce que tu peux parler de la genèse de comment s’est passé ton retour. Puisque personne ne s’attendait à Kevin après surtout que l’entraîneur à la sortie d’une conférence de presse à la Fédé avait publié une liste qu’elle a appelé de définitive?
K.C: Tout d’abord c’est M’Baye Touré (Lassissi) qui m’a appelé en premier. Pendant une semaine on a discuté de mon adaptation dans mon niveau club et comment ça se passe au niveau de ma vie privée. M’Baye est une personne qui m’appelle souvent pour prendre de mes nouvelles. Ensuite c’est le ministre Titi Camara qui m’a téléphoné. Lui aussi il m’a demandé mon adaptation dans mon niveau club. Il m’a jamais dit directement de revenir dans l’équipe du Syli. Mais le fait de discuter pendant deux ou trois semaines, ça m’a fait du bien et je lui ai dit clairement ce qui va et ce ne va pas. Lui aussi, il m’a tout dit sur la manière avec laquelle il veut faire avancer le Syli national. C’est vrai que depuis qu’il est à la tête du département des sports il a fait avancer beaucoup de choses. C’est vrai aussi que je lui ai dit que le Syli n’est pas l’équipe de France, il faut un temps d’adaptation. Du fait de discuter avec le ministre pendant ces semaines m’a plu. Et raison pour laquelle je suis-là aujourd’hui
G/F: Est-ce que Michel n’a pas su donner ces garanties ou bien tu voulais avoir de la part d’une autorité pour que tu sentes qu’il y a vraiment une envie de changement au tour de l’équipe ?
K.C: J’ai toujours été confiant de la demande que j’avais faite et j’ai toujours eu confiance au coach que je respecte énormément. C’est une personne qui fait beaucoup de biens au Syli. C’est quelqu’un qui a une main mise sur l’équipe et moi c’est une personne que je respecte énormément.
G/F: Tu reviens au sein d’un groupe qui a évolué à ton absence, quelle appréciation fais-tu de son évolution à travers ses quelques matches que tu as suivie?
K.C: J’ai suivi tous les matches du Syli national. C’est parce que je n’ai pas joué avec lui que je ne dois pas suivre ses matches. Non, bien au contraire je suis tous les matches de l’équipe. Moi je trouve que c’est un groupe qui a un très beau jeu. C’est vrai qu’on pêche un peu dans la finition, on pourrait mettre beaucoup de buts. Il manque peut-être un vrai buteur. Mais je pense que la nouvelle génération est belle à voir jouer. Il y a de grosses qualités et moi je vois un bel avenir pour cette équipe nationale.
G/F: Toi tu es aujourd’hui au Milan AC, le summum du football. Est-ce que pour toi la pression elle n’est double, des objectifs en club et en Ligue des champions, mais aussi avec le Syli national avec des compétitions qui arrivent ?
K.C: C’est vrai ça se complique un tout petit peu. Il y a le Milan AC, c’est le rêve d’enfant pour tout footballeur et c’est vraiment un rêve d’en arriver-là. Il faut que ça se concrétise par des matches, par une bonne prestation et pour ça il faut un investissement à tout moment. C’est un grand club, il faut être présent à tout moment, à chaque entraînement. Il y a maintenant le Syli national et je dois savoir la part des choses. Après ce n’est pas moi qui prend des décisions, car j’ai un président et si je suis-là c’est grâce à eux, ensuite moi aussi j’ai insisté à venir parce que c’est quelque chose qui me tenait vraiment à cœur de revenir jouer pour la sélection. Il faudra voir avec mon club pour des compétitions à venir.
G/F: Le Niger pour toi comme match de rentrer en matière. C’est un match assez difficile parce que c’est une équipe imprévisible qui a éliminé dans le temps l’Égypte et l’Afrique du Sud. La Guinée a besoin de faire une grande différence, quelle est la difficulté pour toi de jouer un match couperet dans les éliminatoires ?
K.C: Le Niger c’est un match compliqué. C’est une équipe qui est en progression constante dans ces dernières années. Ce n’est pas un match à prendre à la légère. De nos jours en Afrique, toutes les nations ont progressé. C’est aussi une preuve que le football africain est en pleine progression. Maintenant pour parler spécifiquement du match, sur le papier l’équipe de Guinée sera favorite, mais ce qui sera important dans ce match c’est l’envie de gagner chaque ballon qu’on y met, c’est l’envie qu’on y met à chaque duel. Et c’est très important que tout le monde met dans la tête que ce n’est pas un match gagné d’avance. Il va falloir travailler dur pour rempoter ce match
G/F: Tu souhaites avoir dans tes palmarès la CAN 2013 ?
K.C: C’est quelque chose de très important pour tout footballeur africain. C’est une compétition que tout le monde veut jouer. Pour moi ça sera la 3è CAN, puis que la première je ne l’avais pas joué pour des problèmes de naturalisation, la deuxième, pour des problèmes internes. J’ai vraiment envie de jouer cette CAN 2013. J’espère que cette fois-ci ça sera la bonne.
G/F: Tu prends le rendez-vous avec le public le 9 septembre au stade pour montrer que Kevin est bel et bien de retour ?
K.C: Je suis bien-là. Je remercie tous ceux ont contribué pour mon retour et tous ceux qui m’ont soutenu. On a envie de faire un bon match.
Propos recueillis par
Sèga Diallo
source guineefoot
