Le consultant de la Fédération internationale du football association dit ne pas croire aux chances de la Guinée d’organiser une telle compétition internationale. ‘’La Coupe d’Afrique, c’est comme la mer à boire pour la Guinée’’, a insinué Amadou Diouldé, en début de semaine. D’après lui, aucune volonté politique n’est affiliée derrière la candidature de la Guinée. Or, explique-t-il, la Coupe d’Afrique des Nations, troisième compétition sportive après la Coupe du monde et celle de l’Europe, est avant tout politique.
‘’Nous sommes en 2014, nous n’avons pas de stade digne de nom’’, constate le journaliste sportif, indiquant que ‘’le stade du 28 septembre, construit en 1964, ne répond plus aux normes internationales’’. Et qu’en est-il du stade de l’amitié de Nongo ? ‘’Même ce stade que la Chine nous a offert avec une capacité de plus de cinquante mille (50.000) places n’a pas été inauguré jusque-là. Tous les stades de l’intérieur du pays sont dégradés. Alors ça me fait rire quand on me dit que la Guinée veut organiser la Coupe d’Afrique des Nations’’, répond Amadou Diouldé Diallo.
Pour que le rêve de la Guinée d’organiser une édition de la Coupe d’Afrique des Nations soit une réalité, il faut que les autorités acceptent d’investir dans les infrastructures. Et même si l’Etat le faisait maintenant, pour la Can 2019, c’est déjà raté. Car, poursuit le consultant, les cinq autres pays concurrents ont une longueur d’avance sur le plan des infrastructures sportives.
Toutefois, pour 2021, on peut espérer organiser la compétition, aux dires d’Amadou Diouldé Diallo. Mais, à condition de prendre à temps le taureau par les cornes. ‘’Il n’y a que deux possibilités pour la Guinée. Il faut mettre un plan à part uniquement pour la Coupe d’Afrique des Nations ou alors on inscrit l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations dans un programme intégré de l’ensemble de la Guinée, comme ce fut le cas pour le Mali 2002’’. L’un dans l’autre l’espoir est minime, pour le moment.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info

