La gazette de la CAN : les aventures de Booba au Gabon, des Fennecs décevants et des Eléphants en lice
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- Catégorie : Sport
- Mis à jour le lundi 16 janvier 2017 12:43
- Publié le lundi 16 janvier 2017 12:43
- Écrit par Anthony Hernandez
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Alors que la Côte d’Ivoire entre en compétition lundi contre le Togo, ce week-end, la cérémonie d’ouverture de la CAN, avec en vedette le rappeur Booba, nous a laissés sur notre faim et l’Algérie a été accrochée par le Zimbabwe.

- C’est aujourd’hui
Après Libreville et Franceville, c’est au tour d’Oyem dans le nord du Gabon, d’accueillir le groupe C de la 31e Coupe d’Afrique des nations. Oyem, 60 000 habitants et un stade de 20 000 habitants, qui a été inauguré lundi 9 janvier par le président Ali Bongo, mais… qui subissait encore des travaux deux jours avant les premiers matchs organisés sur cette pelouse.
A 17 heures, les Eléphants de Côte d’Ivoire, tenants du titre et grands favoris, affronteront les Eperviers du Togo. Un match entre sélectionneurs français, puisque Michel Dussuyer d’un côté et Claude Le Roy de l’autre prendront place sur les bancs de touche. Sur le terrain, on suivra notamment les performances du turbulent joueur du PSG, l’Ivoirien Serge Aurier, contre la vedette déclinante, actuellement sans club, le Togolais Emmanuel Adebayor. On ne sait pas si Pako, le « nain de compagnie » du joueur, a fait le déplacement.
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Quelques heures plus tard, à 20 heures, les ambitieux Léopards de la République démocratique du Congo (RDC) seront opposés aux Lions de l’Atlas du Maroc. Pour l’une des quatre sélections entraînées par un Africain, Florent Ibenge, il faut absolument s’imposer face à l’équipe qui semble être le concurrent direct du groupe pour la deuxième place qualificative en quarts de finale. Diminués par les absences de Sofiane Boufal ou encore Younès Belhanda, les Marocains espèrent bien s’imposer. Ils comptent sur Hervé Renard, l’entraîneur à la chemise blanche immaculée et aux deux titres de champion d’Afrique (Zambie en 2012 et Côte d’Ivoire en 2015).
- C’était ce week-end
Il y a d’abord eu la traditionnelle cérémonie d’ouverture samedi. Dans un contexte politique, économique et social très tendu, quelques mois seulement après la réélection contestée, à la fin août 2016, du président Ali Bongo face à l’opposant Jean Ping, le stade de l’Amitié sino-gabonaise à Libreville sonnait bien vide. Les tribunes qui peuvent accueillir 40 000 places n’étaient même pas remplies à moitié.
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Booba, le rappeur français d’origine sénégalaise et qui vit à Miami, a eu toutes les peines du monde à « ambiancer » le public qui avait fait le déplacement. Et ce, malgré le recours à l’« autotune », logiciel qui rend la voix du chanteur métallique (une pratique rendue populaire par Cher, fermons la parenthèse). Et surtout malgré sa tenue, un tee-shirt noir de sa marque de vêtement représentant l’Afrique, avec, dans le dos, une inscription en anglais, empreinte de modestie « J’ai couru comme un esclave pour marcher comme un roi », le « Duc de Boulogne » oubliera bien vite ce concert.
La présence de Samba, la mascotte de l’événement, n’y a rien changé. Cette Panthère noire avec un maillot du Gabon est censée symboliser « la puissance et de la grâce » et doit accompagner « en toute fraternité les joueurs et le public sur les pelouses de l’exploit, des actuels éliminatoires jusqu’à la phase finale ».

Sportivement, le pays hôte n’a pas brillé. Même si Pierre-Emerick Aubameyang a marqué, le Gabon a été tenu en échec par les novices de la Guinée-Bissau (1-1). Pas de quoi décourager le sélectionneur espagnol, José Antonio Camacho, à la logique toute personnelle :
« Nous avons les mêmes chances de nous qualifier que si nous avions gagné. »
Le deuxième match du groupe A s’est aussi soldé par un autre match nul, 1-1 entre le Burkina Faso et le Cameroun. Pas de vainqueur et un incident au moment des hymnes qui a privé les joueurs et les spectateurs… de musique.
La Confédération africaine de football (CAF) s’est rapidement excusé : « Un incident technique dû à une défaillance du système de sonorisation a perturbé le coup d’envoi de la rencontre Burkina Faso-Cameroun. La CAF et le comité local d’organisation présentent leurs excuses aux équipes, officiels, supporters et téléspectateurs. »
Le Monde
