Dans une déclaration à l’AFP, il évoque un déjeuner «à titre privé», le 24 juin, avec François Fillon et son ex-directeur adjoint de cabinet à Matignon, Antoine Gosset-Grainville, «une relation commune». «Nous avons abordé de nombreux sujets concernant le pays et la situation politique. François Fillon m’a fait part de sa grave préoccupation concernant l’affaire Bygmalion. Il s’en est déclaré profondément choqué», poursuit Jouyet, qui raconte aussi que l’ex-Premier ministre a «soulevé la question de la régularité du paiement des pénalités payées par l’UMP pour le dépassement des dépenses autorisées dans le cadre de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy».

Celui qui fut secrétaire d’Etat aux Relations européennes du gouvernement Fillon (mai 2007-décembre 2008) explique qu’il a prévenu ses interlocuteurs «que la présidence de la République ne pouvait rien s’agissant de cette procédure relevant de la justice». «J’ai également rappelé que, depuis mai 2012, il n’y a plus aucune intervention de la présidence de la République dans une procédure judiciaire», souligne Jouyet.

Dans Sarko s’est tuer publié cette semaine aux éditions Stock, les deux journalistes raconte que les deux hommes ont déjeuné ensemble le 24 juin dernier, dans un restaurant près de l’Elysée. L'ex-Premier ministre aurait alors incité le secrétaire général de l’Elysée à «taper, et taper vite» contre l’ancien Président de la République. «Jean-Pierre, tu as bien conscience que si vous ne tapez pas vite, vous allez le laisser revenir. Alors agissez !», aurait lancé Fillon à Jouyet qui fut son ministre lors du précédent quinquennat.

Fillon contre-attaque et dénonce «une forme de complot»

François Fillon, qui avait «formellement démenti» ces accusations dès mercredi soir, s'est démené tout le week-end pour organiser sa riposte. Samedi, il a annoncé son intention de porté plainte en diffamation contre Fabrice Lhomme et Gérard Davet. Puis dans une interview au Journal du dimanche, il se pose en victime: «Je ne peux pas ne pas voir dans ces attaques invraisemblables une forme de déstabilisation et de complot.» «En trente ans, mon nom n’a jamais été associé à une affaire ou un comportement contraire à l’éthique», se défend encore Fillon qui dit avoir «toujours respecté mes adversaires politiques et, a fortiori, les membres de ma propre famille politique». Troisième étape: ce soir sur TF1, annonce-t-il sur twitter.

NB de www.nouvellerepubliquedeguinee : si Libération récidive dans ces petites blessures à Molière, car ce ne sont plus des coquilles, je vais lancer une pétition pour qu'ils nous reviennent, Serge July, sans Dassault, et aussi..Guy Hocquenguem, (orthographe ?), et d'autres qui doivent bien survivre quelque part, comme instits. Pardon, "Professeurs des Ecoles". Incroyable, Libé se laisse aller comme Le Monde, Le Figaro, etc. oui, tous se sont mondialisés dans l'assoupissement, comme à l'Académie ! Mais les Immortels sont pardonnables, par définition. Mais quand le "maître" ronfle, "l'esclave" badine, comme M. Badin (c'est de Courteline, on ne sait jamais..).