Salam ou petit slam pour des fils de charbonniers (Saïdou Nour Bokoum)

Nous croyions avoir dit Non !

Ils ont entendu un « ouiiii mon doudou, ch’est so’ti ? ! »

Digne de la retape indigène

Hourra pour le fils du cuisinier !

Champi, mon patronyme

Tant pis si vous n’y comprenez que dalle

Enfant trouvé sur une dallette dans un champ où prospèrent

Rats souris vomis racaille et toute la canaille des rails

Au secours !

Il est de retour

Y a bon banania

Il paraît que mon paternel fut boy d’un poète

Un Pouchkine sous le masque d’un Poutine

En vrai en vrac :

Amadou Mahtar Mbow fils du cordonnier

Ne fût-il pas un ténor de cette bande de jeunes Turcs

Quelle honneur de n’avoir pas été l’éternel nègre blanc !

Des cuisines je suis parti à Paris

Major des fils de cuisiniers

Loin devant les avortons

Fils de Signaras et des saigneurs de Saint-Louis

Sanie suintée d’entre-cuisses

Foutre de cuissage sauvé du forceps

Futurs cuistres

Excellents polycards

Devenus époux stériles d’une Guinée

Cousue dans une burqa

Vêture tendance polyandrie

Voilure d’une de ces fameuses entités

Ectoplasmes nous sommes tous

Depuis Gorée Boffa Ouidah

Holà plutôt Ebola

« Peau noire et masques blancs »
J’en connais qui furent boys d’un commandant

Soixante ans de courbettes

Attendant le vote des bêtes sauvages

Sous les rouets et la chicotte

Du vrai roi sur le trône des roitelets de la Brousse
Pas de quoi avoir le chagrin
On parle d’un autre fils de cuisinier

Loin d’être froussard
Devenu Empereur des mines..

Mo fâla lâmou soûssaï !

En vrai en vrac

Camus nobélisa sa mère femme de ménage

Des cracs lutteurs de classe

Pierre Mauroy fils d’ouvrier

Guy Mollet : fils de concierge

Jacques Delors fils d’employé..

Le Pouvoir n’est pas un cierge

C’est un boutefeu

Il faut se donner la peine

Une fois dans la surface de réparation

D’être technicien de surface

Pour que le petit Camus

S’émancipe des communs

Et ne s’attarde dans les sous-sols

Sous peine de croiser Le Pen

Hurlant de concert

Charlots Guignolots

Je suis Charlie !

Egrenant tous le chapelet de l’amnésie

Oublié Le dictateur de Chaplin

Ou « La résistible ascension.. » de Brecht

Vous voulez qu’on fasse un petit tour

Une petite brèche dans la muraille de la connerie

Sur les charniers fumants d’Alabama

Volcans éteints

Soudain rallumés à Fergusson

Bastards of pigs

Ou à Ground zero souvenir de deux tours

Brasillés comme ces cochons de lait

Qui voient la lumière

Le jour où on leur fait la fête

Renseignez-vous

Sur les progrès en matière de mort clean

L’humaniste Guillotin

N’est plus qu’un plaisantin

Refrain

Retour du refoulé des pendus du Pont Tombo

Ou de l’arbre de Touba

Peint aux couleurs du Klu Klux Klan ?

Ou qu’on mette une étincelle à la plaine ?

Kolon kalan son yé min

Kolon Kalan a Kounti

Ou fouiner dans les champs de coton

Pour déterrer les quarterons de négrilles

De moriscos, de neg’s marrons

Neg’s bois de campêche

Pour compter ceux qui ont pondu

Des qui ont eu la pêche

Comme Malcolm X

Ou Martin Luther,

King de mes deux ?

Entendu dans Jo c’est aussi l’Amérique

Si je mens !

Demandez à la Giroux !

La haine du Livre

Jaloux devant l’Eternel

Allez donc au motel

Ils poussent comme des Champis

Au pays fatal

Où motel rime avec bordel

A treize ans elles en ont treize

Canacrimes capitale et cimetière des calabraises..

J’en connais en Guinée

Des millions qui furent esclaves
Soixante ans à ôter le chef :

« Bonjour mon commandant ! »

Le crâne bouillant sous un soleil de plomb

Yah mon commandant

Disait  Le vieux Nègre et la médaille

Qui veut chevaucher un Nègre

N’oublie pas son chat à neuf queues

O père fouettard

N’en fais pas trop dans la sur-dimension

Dame nature n’est pas démocrate

Au grand dam des queutards

Qui voudraient bien là aussi

La voir donner dans le godan du faciès

La Baule c’est bon pour la Gaule

Pas pour des gueules grimaçantes

Va, bien grimées pour Halloween

Saint-gui tropicalisée

Quant aux élections

Barbes à papa

En veux-tu en voilà

Vastes barbes aux culs

Joyeux ou joieuses pique-nique

Où les uns piquent

Pendant qu’on vous nique

Zeb !

Premier Gaou n’est pas gaou

C’est second qui est Gnata

Tu votes, je vole

Un donso a tué le gibier

Un autre l’a levé

Parole de baptou

Comme ce bantou sans goût

Servi au lambda avide

Qui vient d’élire à vie

L’héritier du défunt clone de Doctor Folamor

Atomisé de pied en cape

De Tombouctou au Cap

Du Gondwana au Monomotapa

Ces Baboins du Zimbabwé

Se font monter par des sagouins

Le Mur de Berlin toujours dressé

Dans nos gorges et dorsales

Nangam nangam

Ad vitam aeternam

 Refrain

Daaka à Porêdaka

A force de sucer le pôrê de l’hévéa

L’effort de guerre

Qui nous éveilla à la grandeur de la soumission

Un kinpahoun au bec d’un calao

Contre le pinkahoun de Diego Cao ?

Ko mbîdha Kaou

Wone kono mbadha

Kono mbattata

Kélén waara donsokè

A sara bâguida

Langue secrète

Langue d’initié

Stop. Un barrage, Cabora Bassa

Wassa Wassa !

Voici le train

Qui nous aligna en milliers de traverses
Pour le serpent boa
Qui a nom Congo-océan
Ailleurs Dakar-Niger
Qui boit le sang nègre dans nos forêts
Pour aller le déverser

Dans les boyaux de fer du nord affamé

Qui transperce tous les vingt mètres
Les jeunes corps comme à Bambéto

Broient le génie créateur de L’enfant noir

Tombés in the ghetto d’un tunnel sans fin

Qu’ils ont creusé ces apprentis-sorciers

Abrutis qui ont oublié le Sésame de la sortie

Fourvoyés dans un nid de poule

Qui ne rendra gorge

Que lorsqu’elle aura des dents

Kourémalé Kasso gbèlèman
Toubaboukè wo diamani
Garadikè wo ma Allah lon

Refrain

Allons fils du cuisinier de
La raison est hellène
L’émotion nègre

Nous autres, Wangrin est témoin,
N’étions que boys de blakros

Marmitons Plongeurs

Ratons, laveurs de ratotos
Cuistots de fissiri wallè
Nous n’étions que « Des bouts de bois de Dieu »

Et de Sembène ! Sembène !
Qui a rendu fière « La Noire de.. »
Taillables et corvéables
Des fils de chefs « rivés à la glèbe »

Xaïsal avant la lettre où s’enferre l’Etre
Réduits à être mis en enclos par Jules Ferry
« L’école des otages »

Libérés au prix de leur âme transvasée

Nègre le cul déchiré entre L’Exil

Et l’excommunication !

Un bappa maudissant son petit :


« A beppaï beppéri ndiandi »
Kono a lâmotâko ka ma

Hâ soussa mboutôri

Rumeurs de Doumbélane

Pour déniaiser les thuriféraires de la Pucelle d'Orléans

Et pourfendre "La perfide Albion"

Acariâtre marâtre

Des reins de qui sortirent les flammes du Klu Klux Klan ?


Tel a baillé son Parti gratis à l’un,
Qui l’a vendu 3 milliards à l’autre !

Au fond je n’ai pas été gourmand..
A sa place j’aurais été milliardaire

Un autre a montré

Qu’Euclide n’était qu’un faux-cul
Qu’en calcul, 44 est inférieur à 18 !
On me gifle sur la joue droite
Je tends la joue gauche

Pas besoin d’être « fils de Dieu – Exalté !
Suffit d’appliquer l’autre théorème d’Euclide

Question de goût affaire culinaire

Encore un peu de cassoulet

Ou un chouia de fricassée ?

Une dent cassée vaut une mâchoire fracassée

Une histoire de Nègre :

Tel autre est coupable du vol de son Parti ! 

Je vous demande pardon ?

Parlons-en, surtout de ceux qui sont partis avec.

Martyrs passés à pertes et profits ?

Tout est à refaire
Puisque les zhéros sont fatigués

Il faut reprendre le tout de zéro

Je ne suis ni Zorro ni superman

Mais je dis wana mi matcha lagui few !

Simplement faites-moi un peu de place

Dans cet immense paillasson

Où se prélassent les mêmes

Qui prospèrent partout

Au zénith au nadir

A gauche à droite

J’irai les chercher jusqu’au magma

Ramener la pierre philosophale

Où il est écrit en lettres de feu

Pourquoi toi et pas moi ?

Nangam nangam, Was-Salam,

 

Saïdou Nour Bokoum

www.nrgui.com

PRIVATE Traduction (trahison ?) pour déndhi Bokar Thiam au Texas. Je prie Le Tout Miséricordieux depuis ma petite Kaaba imaginaire, que la poignée de main qu'Alpha et Oury ont eue hors du pays, se concrétise et se consolide en Guinée en une seconde poignée de main sur laquelle Le Tout Puissant viendra mettre La sienne, un sceau qui sauvera l'âme des morts, les prisonniers et surtout les morts-vivants, encore trop nombreux en Guinée. (C, S 48, v 1 :  "Ceux qui te prêtent serment d'allégeance ne font que prêter serment à Allah : la main d'Allah est au-dessus de leurs mains. Quiconque viole le serment, ne le viole qu'à son propre détriment; et quiconque remplit son engagement envers Allah, Il lui apportera bientôt une énorme récompense".

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