La nausée

Tout avait été dit à propos de la Société d’abondance au seuil des années 60: consommation jusqu’à la nausée, relégation dans les dépotoirs du siècle de toute la misère du monde (Michel Rocard), guerres picrocholines entretenues par et pour des chefs d’Etat intronisés à leur insu (Bongo) sur le perron des palais des empereurs néo-colonialistes; donc des coups d’Etat en veux-tu en voilà, mais développement point.

 N’est-ce pas, (ils n’ont pas le sens de l’Histoire) (ou du Progrès, Guéant sait le mot exact), donc du changement social.

C’est connu, les Nègres ont toujours été des clones de M. Badin, bons à rien; des fainéants, de bons tirailleurs, je ne dis pas. Se faire trucider à Thiaroye aux aurores, pour avoir osé réclamer leur ration, après que leurs congénères avaient trinqué entre soi, leur vie dans les marais de la Camargue, pour sauver l’homme à la baguette et au béret basque des chaînes meurtrières des Panzers nazis, passe.

Le vent de Mai 68 est venu, a soufflé quelques idées sur le genre, « libérant » les femmes, les mœurs, nivelant les sexes, en passant; quand je dis niveler, c’est affirmer le droit de dire « ni plus homme , ni moins femme.. ».

Il y a eu tout de même les accords de Grenelle, qui est fou, je vis aujourd’hui des allocs améliorés à leur suite, alors que nous ne voulions que barboter sous les pavés où nous voyions la mer..

Donc maintenant

Moi c’est moi

J’ai le droit de porter un pantalon

Tu as le droit de t’habiller mini ou robe longue

Comme ces Nègres au Bois sacré

Unisexe avant l’initiation

Comme cette "retape" du Bois de Boulogne

Des hommes frétillant sous un masque

Agitant le rhombe au-dessus d’une jupette de raphia

Il n’y a rien de nouveau sous la grisaille

Tout de même on peut défendre les noces pour tous

Sans oublier celles de Kanaan !

Pour nous rappeler que tout passe

Sauf Le Temps..

On n’est pas pour autant plus canaille

Je pourrais entrer dans le détail

(Quitte à me faire crucifier)

C’est Valls qui serait content : « un de moins.. »

Dans le bétail soumis au martyre

Le Pen un peu moins

A cause des quotas alors en baisse

Comme dans ces Clandés

 Où proxénètes métèques et macaques

Prospèrent en abattant la vioque

Mères-macas rendues sans foi ni loi

Sans souci sans chichi mon chou

Halal ou Haram qu’importe

Comme chez nous là-bas dis

Dans les Kasbah sans porte

Où s’entassent les djantras

Le paradis pour quoi faire

Ici y a pas de queue..

Là-haut trop de péchés

Et puis fè chié

Ici j’appelle un chat un chien

Y a quoi je suis garçon moi !

Sinon tu es là pour quoi

Dans les djandjous de "Madame Claude" 

Et dans les gourbis de ce Nord pour Harkis

C'est comme chez nous là-bas dis

Lestés de fourbis

Monologuent des totoches et des toutounes

Comme ce personnage qui se dérobe sous un string

G'iffé Aubade ma chè’

Et les chevaux en rut

Se ruent hors des starting-blocks
Doux doux, doucement

Mouss mouss dirait l’enfant soldat de.

 « Tu viens mon Doudou » ?

 Laisse coule boa constricteur

 Il trouvera devant fourmis magnan

 VIH ça tue ma belle

 Dit un mignon de la République au volant d’un Hummer volée

 Et la faim mon cucu

 Le p'tit il va pas téter ton foutre

 Dit la michetonneuse, l'"Artiste"

 L’écolière qui donne des cours d’art

 « Ici je déniaise à petits prix »

 Fils à gros tonneaux boutonneux

 Drame : une nuit tout l'hôpital

 Don de Dieu

 A ne pas confondre avec Dieu (nous l’a)donné

 Tombé du ciel de Chine

 Y a pas son deux depuis que De Gaulle est parti

 Y Compris l'équipe médicale

 La voyant plia leur jambe au cou

 Qui avait pris ses règles précoces

 Pour signes mortels d'Ebola

Il en est de même de l'intermittent

 

« L'ennui c'est qu'il faut qu'il mange »

 

L'inoubliable formule de Guitry

 

Qui trouverait d'un ennui mortel 

La compagnie des Immortels

Think of this

La compagnie de Finkie..

Bullschitt !

Cool down boy

How can you laugh?

When you know I’m down,

Foin de poetry Mister verbo sity

Je reviens de loin, de Conakry

Ebola est toujours là-bas

Où funérailles c’est ripaille..

Ailleurs on continue à gazer à Gaza

Trop facile mon gars..

Preuve, chaque année

Israël sous perfusion reçoit sa tétée,

Trois milliards d’euros ou de dollars

Entêtés malgré le carnage collatéral

Nous n’oublieront jamais

Entebe ! Entebe ! Entebe !

Où l’on convoqua toute les belles frimousses de Hollywood

Elisabeth Taylor Clint Eastwood..

Pour nous faire jouir nos cannonades

“Whose woods these are

I think I know.
The darkest evening of the year..”

Cette nuit toute l'Afrique fut entubée sur un tarmac

Les sniffers yankees

Aident « Tsahal » à trancher

Entre Youyous et Yuppies

Seront vaincus

« Ceux qui n’ont jamais rien inventé.. »

Sauf la mésentente

Et pour se donner bonne conscience, ceux d'en face allongent quelques jetons humanitaires aux familles des victimes de bombes israéliennes. Hamas et Hezbolla se ruent, parfois se tuent à s’arracher ces jetons. Moins que ce que cette Jet Set des mille et une nuits, jette (pardon les tympans délicats) aux maîtres d’Hôtels des Palaces de Monaco ou des salles de jeu du « Sahara », un casino-bordel de Las Vegas (Nevada, USA). C’est mieux que les carcasses de mouton et de chameaux qu’ils s’apprêtent à envoyer aux affamés, en ce mois sacré, « leurs frères en Islam », qui crèvent au Soudan, pas seulement celui du Sud, mais Al Soudan, au sens d’Ifrikia, le pays des Kafres, qui va du pays originel des Boers, à Miçra. .

 

Donc on tue en Palestine. Roquettes contre missiles à têtes chercheuses.

L'amnésie s'est mondialisée

Les médias comptent.

Le Hamas a tué tant

Israël en fait autant, sinon plus

Pourtant, c'étaient l’Union soviétique et l’Amérique qui, à la fin des années quarante du siècle dernier, avaient tapé sur la table pour mettre fin à une "excessive primo colonisation" de la Palestine par les Ultras, aidés par les colons anglais et français.

Le « Grand Capital » (Georges Marchais) n’était plus à l’aise dans le corset du colonialisme de papa.

Les Allemands se sont repentis : 20 milliards de marks ou de dollars ou de francs lourds. Ce n’est pas la manne ou la caille qui compte, c’est le geste, le symbole. Ils savent que la « racaille » a prospéré dans la même matrice d’une (in)justice clivée par :

Ma synagogue est plus belle que ta mosquée.

Pour cause de dépassement non républicain: ces minarets que je ne saurais..

Mais où sont donc passés les surréalistes, Picasso, parlons pas de Duchamp, passons.

Les Allemands, par avance ont entendu l’ambassadeur Stéphane Hessel :

Indignez-vous !

Lui savait de quoi il parlait

Un Juste, un ambassadeur

Qui vivait dans un petit bureau

 

Une alvéole d’anachorète

« Patron » de La Maison des immigrés

Où s’accumulait leur pécule :

Leur sueur leur sang

 

C’est devenu le Fonds d’Aide Sociale (FAS)

Ensuite le FASILD

Une grosse mamelle de La Ville

Et la Négraille dans tout ça ?

 

La racaille fut évacuée du macadam

Et jetée à la rue, la callera

Car même plus bonne à répondre

De « Paris ville propre »

 

Confiée à des Techniciens de surface

Les Balkanisés de l’Europe

Qui restent tout de même des Blancs-Blancs-Blancs

Rien à voir avec ces Blancs-Blacks-Beurs

 

A qui ce qui reste de philosophie

Du moins pour l’audimat, asséna la mort subite :

 « Blancs-Blacks-Beurs ?

 Plutôt Blancs-Blancs-Blancs

 

 Quelle honte pour l’Europe ! »

 Je sais, depuis, le quidam s’est repenti

 (Pour la bavure extra-hexagonale)

 Il eût sans doute préféré les épines de la couronne

 

 Le poids de la croix et arpenter le Golgotha

 

 En vrac, puisé dans un think tant : 

 

 Aux Serbes Croates Roumains et « même » Roms

 Pour le plus grand bonheur des Finkie

 Bennes luxueuses, pelleteuses presque téléguidées

Trop délicates pour être confiées

 

 A ces gros doigts d’éboueurs, de balayeurs

 Trop facile pour ces allocataires du FASILD

 Ils sont retournés là où ils avaient commencé

Dans les trous de Métro

 

A leur vie de cul-de-basse-fosse

Bientôt ils iront plus bas

Dans les catacombes de Paris

Le carré nègre ou raton de Thiais, faut pas rêver

 

Voilà, maintenant c’est trop tard, Hessel est mort.

Sartre avait eu la Nausée « d’être là, pour rien ».

A présent, c’est pire,

Il n’y a plus personne pour avoir la nausée.

Impossible de dégueuler

 

Il est temps que je la referme, cette boite de Pandore, où grouillent « indifférents parfaits », faux adeptes de Lao Tseu et du Tao, islamistes, antisionistes, terroristes, junkies ivres de Dieu ou du Malin, des illuminés qui veulent hâter la fin du monde de leurs fulminations.

 D’ailleurs on ne saurait être audible ou visible, s’extirper de la glu de la lâcheté, jutée cette nuit de gésine, ni de la Toile d’araignée de la mondialisation, cet art de vaincre quand on n’a pas raison (Cheik Hamidou Kane, L’Aventure ambiguë).

Shalom, Wa Salam,

Saïdou Nour Bokoum

www.nouvellerepubliquedeguinee.net

 

 

 

 

 

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