Rio, Vale, Beny, Cilins et le…Simandou : voici les révélations de the new yorker
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- Catégorie : Grands dossiers
- Mis à jour le dimanche 19 octobre 2014 09:59
- Publié le mercredi 4 juin 2014 23:24
- Écrit par Ibrahima S. Traoré

Dans sa
du 2 juin dernier, le journal américain The New Yorker a fait des révélations sur les intrigues autour du Simandou. Mais aussi sur le procès de Cilins.
Selon The New Yorker, en Novembre 2008, à Manhattan (USA), une rencontre entre dirigeants de Vale et Rio Tinto s’est faite autour du Simandou dont une partie venait d’échapper à Rio au profit de BSGR de Beny Steinmetz, première richesse d’Israël. Vale était intéressé par des actions dans le projet. Mais les deux parties n’ont pu s’entendre.
Quand en 2010, BSGR fit une joint-venture avec Vale, pour l’exploitation des blocs 1 et 2 de Simandou, la direction de Rio Tinto, selon le journal, était furieuse. Parce qu’elle avait non seulement perdu la moitié du Simandou mais aussi parce que Vale avec qui elle avait souhaité s’associer pour l’exploitation de sa partie du Simandou traite désormais avec une autre entreprise.
Vale s’était donc engagé à racheter 51% des actions de BSGR à hauteur de 2,5 milliards de dollars. Et la brésilienne avait payé à la première richesse d’Israël, 500 millions de dollars.
Aujourd’hui pour des faits de corruption, la Guinée a retiré à BSGR ses droits sur le Simandou. BSGR a fait un recours à l’arbitrage pendant que Vale, Selon The New Yorker, vient de porter plainte contre elle pour l’avoir dupé dans le business de Simandou. Et lui réclame les 500 millions de dollars initialement payés mais aussi les autres investissements que la brésilienne évalue à plus d’un milliards de dollars.
Selon The New Yorker, il y avait une discorde interne à Vale sur les termes de l’accord avec BSGR, et ‘‘le conseil d’administration de la société peut ne pas avoir saisi les détails de la transaction Simandou avant de l’approuver’’. Cependant la brésilienne qui craignait ‘‘d’abandonner’’ les plus riches gisements de fer dans l’escarcelle de son concurrent, Rio Tinto, ne semblait pas avoir d’autres solutions que de se précipiter dans l’affaire avec BSGR.
Quid de Beny Steinmetz ? Il est sous enquête judiciaire en Guinée, en France, en Suisse, au Royaume-Uni, en Guernesey et aux États-Unis. Récemment son jet privé et sa maison à Genève, ont été perquisitionnés par les autorités suisses.
Beny est connu pour son habileté à ne pas utiliser sa propre signature dans les affaires. Mais l’un de ses facilitateurs dans l’affaire Simandou, Frédéric Cilins, a plaidé coupable à New York pour avoir tenté d’entraver l’enquête judiciaire sur la corruption dans le Simandou.
Avant son arrestation en Floride, l’année dernière, Cilins a été enregistré secrètement par le FBI. Il a alors offert des pots de vin allant jusqu’à onze millions de dollars à une des veuves de l’ancien président de la Guinée, Mamadie Touré. Selon The New Yorker qui cite le F.B.I., Cilins a précisé que son autorisation de distribuer les pots de vin ne venait pas d’un gestionnaire ou d’un payeur intermédiaire ou mandaté mais à partir de la tête de l’entreprise elle-même: ‘‘Tout ce que je vous dis est directement venu de Beny . »
Ibrahima S. Traoré
