Un nouvel invité au Banquet au somet du Simandou
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- Catégorie : Grands dossiers
- Mis à jour le mardi 15 juillet 2014 12:07
- Publié le mardi 15 juillet 2014 12:07
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum

Selon nos informations lues sur du papier huileux, ramassé ça et là dans les canivaux de Conkry, Glencore, dernière major des miniers encore exclue des promesses d'agapes dans l'antre de Simadou ou Nimba,tel un niari wada (chat de gouttières), ne serait pas loin d'y trouver un trou, celui laissé par Beny Steinmetz Group Resources (BSGR), en passe de perdre la partie dans son bras de fer avec le gouvernement guinéen.
Depuis le début du mois de ramadan (juin) les rumeurs issues du cercle de la camarilla la plus proche de "ma famille", Glencore bouscule ses concurrents, Vale, BHP et Rio Tinto ! On lit quelque part dans un emballage de froufrou-alloco (rien ne se cache en Guinée, et les nubiles vendeuses de "trompe-la-faim"manquent d'emballage), on peut donc deviner : "Le trio BHP/Rio Tinto/Vale ne compte pas développer de projets de fer en Afrique avant la décennie 2020", et nettoyant bien le papier d'emballage: "Vale n’est pas en position d’investir seul dans un très grand projet de minerai de fer en Afrique : son résultat net sur l’année 2013 a fondu et sa stratégie [porte sur le] recentrage sur les projets brésiliens de Serra Sul (fer) et d’Onça Puma (nickel). De ce fait, Vale suit une ligne d’austérité en matière de dépenses et met la priorité sur la réduction des coûts." Les montagnes ont horreur du vide, donc les chats se rapprochent sans raser les murs. Voilà, c'est le Pérou pour Glencore ? Quant à BHP, il s'en allé voir ailleurs fuyant l'Afrique - peut-être à cause d'Ebola qui s'y répand.. Chili, en Australie et aux Etats-Unis où il lorgne d'autres mastodontes. Quand on a de bons yeux et qu'on ne déteste pas l'huile rouge, on y lit que selon Glencore , "BHP souhaite éviter […] une baisse significative des prix du minerai de fer en voulant retarder indirectement le développement de projets de fer en Afrique de l’Ouest". Le Tintoin fait par Tinto le 26 mai à propos des 20 milliards, scellant un accord cadre d’investissement sur les blocs 3 et 4 du Simandou, est à entendre en sourdine: "dans ses objectifs stratégiques, Rio Tinto ne veut pas démarrer rapidement une exploitation de fer à grands volumes et à haute teneur en Afrique avant 2020. Rio Tinto privilégie […] ses investissements […] en Australie […] au détriment d’une approche concertée avec les majors en Afrique".
Mais Alpha et le gouvernement guinéen devraient savoir cela qui l'auraient appris de la bouche de Sam Wlash soi-même lors du fameux forum d'Abu Dhabi. Et les grans journaux occidentaux avaient annoncé bien avant, que les grands miniers redéployaient plutôt leurs grans projets chez eux : Tinto en Australie, Vale au Brésil, etc. Et voici la conclusion qui ne surprendra que le populo guinéen : : "Glencore a pris toute la mesure des enjeux stratégiques autour des projets de fer de la Région forestière en Guinée", y compris le chemin de fer Transguinéen, et "mise sur la formation des populations locales". En insistant lourdement sur son "expérience des zones post-conflits […], comme au Congo-K où le business model de la société a prouvé son succès".
Je me demande si Glencore pense aux post-conflits qui pointent à l'horizon de 2015, mais il est vrai que les marchands du Temple s'intéressent très peu à la politique.. politicienne de nos républiques bananières.
source : vendeuses de boflotos à conakry pour www.nouvellerepubliquedeguinee.net.
