
L’or noir poursuit sa folle dégringolade. La baisse du prix du baril a ainsi atteint un nouveau record en frôlant le mardi les 30 dollars. Une situation qui, bien entendu, met les pays exportateurs dans une situation des plus angoissantes. Mais qui, pour également des pays non exportateurs comme la Guinée, appelle à des réactions logiques. En effet, dans de nombreux pays, cette chute vertigineuse se traduit systématiquement par une baisse proportionnelle du prix du litre d’essence à la pompe. Mais en Guinée, les autorités font comme si de rien n’était. Quant aux syndicalistes, ils se murent dans un silence monacal. Pendant que les populations, elles, tirent désespérément le diable par la queue.
La baisse du prix du baril de pétrole est désormais de près de 80 %. Mais en Guinée, la réduction du prix du litre d’essence à la pompe n’a jamais dépassé 20 %. Bizarrement, personne ne trouve cela anormal. Pourtant, il avait été convenu que les acteurs tripartites Gouvernement-syndicat-patronat, suivent l’évolution du comportement du prix sur le marché international en vue de son adaptation progressive à la situation locale. Mais cette entente, tout le monde semble l’avoir oublié. Si on ne peut en vouloir aux autorités ou patrons, par contre, le silence des syndicalistes a quelque chose de très surprenant.
Surtout qu’en lieu et place de cette baisse légitime, les autorités, par le biais de la loi des finances actuellement en observation à l’Assemblée nationale, viennent de rehausser certaines taxes dont la TVA. Une décision dont l’application se fera exclusivement au détriment des populations à la base. Une mesure d’autant plus inique que, selon Cellou Dalein Diallo, elle serait à la conséquence d’une sortie frauduleuse d’une masse importante d’argent des caisses de l’Etat et au profit de proches du régime en place. Malheureusement, le pays n’a pas de contre-pouvoir digne de nom.
Reçu de Anna Diakité, www.kababachir.com
