Alpaha et l'Histoire, suite et fin

 Présidence de la république                                         république de guinE

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BUREAU DES INVESTIGATIONS SPECIALES                                                                  

     Siguiri, le 12 Mars 2015

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                              

                       NOTE de RENSEIGNEMENT

OBJET: SITUATION SOCIO-POLITIQUE A SIGUIRI.

De nos enquêtes très poussées, il ressort que les populations de Siguiri malgré tout, ne sauraient cesser d’être les militants du parti pour l’implantation duquel ils ont payé le prix fort. Cependant, la déception dont sont victimes les populations de Siguiri n’a d’égal qu’à leur cri de cœur. Pour les Siguirikas, le Pr. Alpha CONDE ne leur a pas du tout été reconnaissant par rapport à leurs sacrifices consentis.

En effet, du centre-ville de Siguiri au dernier hameau, il est reproché au chef de l’Etat de n’avoir rien fait dans cette préfecture. Pourtant, c’est avec fierté qu’il dit que cette préfecture est la capitale du RPG. « Qu’est ce qui montre que Siguiri est la capitale du Rassemblement du Peuple de Guinée ? Partout, c’est le manque criard de forages. Pas une couche de bitume, pas d’infrastructures Etatiques réalisées sous la troisième République. Que dire du chômage des jeunes ? Même pas un siège du parti digne de nom. Quelle ironie », disent-ils.

Pour les populations de Siguiri, Alpha CONDE s’est toujours servi d’eux et compte rester dans cette logique. Ils ont le sentiment d’être abandonnés par leur idole pour ne pas dire trahi au profit des venus de nulle part et sortis de partout. Comme pour dire que la victoire a beaucoup de pères et que la défaite est orpheline. Cette triste réalité a engendré un risque élevé d’abstention de vote lors des prochaines consultations électorales de l’année en cours.

DES DIFFICULTES POLITIQUES :

   Les difficultés politiques susceptibles d’amoindrir dangereusement l’électorat du RPG à Siguiri se résument comme suit :

  • L’antagonisme incendiaire entre les deux (2) groupes politiques rivaux (le Collectif qui a contrôle du terrain politique et le Comité directeur de l’honorable Sékou SAVANE) ;
  • L’incapacité du Bureau Politique National du RPG à installer les quatre sections malgré les instructions du chef de l’Etat.

DE LA DEMOBILISATION DE CERTAINS NOTABLES PERES FONDATEURS DU RPG A SIGUIRI :

De sources militantes authentiques, il ressort qu’un groupe très important de la notabilité de Siguiri, ceux-là mêmes qui semèrent la graine du RPG dans cette préfecture se trouvent aujourd’hui démobilisés suite aux déboires dont-ils ont été victimes de la part de l’honorable SAVANE.

En effet, suite à la mutation arbitraire de Siaky Bory Kanté à Faranah pour des raisons politiques, le groupe qui alla chercher Sékou SAVANE chez « Bourgeois » en train de disputer une partie de damier pour faire de lui le nouveau secrétaire général du parti fut sa première victime. Selon les mêmes sources, devenu fort par égoïsme, SAVANE a placé la pointe de son épée sur le cœur de l’équipe qui l’a fait adhérer au RPG alors qu’il militait dans le PDG-RDA.

  • Sékou Keita Toubabou, Commerçant ;
  • Moussa Thiam, commerçant ;
  • Sagno Doumbouya ;
  • Feu Nounfodé Camara, Bijoutier ;
  • feu Mamadi Kourouma, Enseignant ;
  • Mamadi Magassouba (ex Secrétaire Fédéral du PDG-RDA) ;
  • Bakari Doumbouya Tassa, Commerçant (paralysé) ;
  • Djékoria Moussa Kouyaté (ex chauffeur du Pr. Alpha CONDE) ;
  • Kagbè Camara (épouse de Senkoun FOFANA) ;
  • Djalla Magassouba, Enseignant ;
  • Mamadi Magassouba, ex-maire de Siguiri,
  • Mamadi Konaté, ex-officier à la retraite,
  • Djanko Kéita, Cultivateur (Sèkè Massala).

REMARQUE :

Il importe de signaler que toutes les personnes citées plus haut ont juré de mourir dans le RPG, mais excluent toute collaboration avec Sékou SAVANE qu’ils accusent d’être à la base de leur souffrance et regrettent leur condition de vie précaire et l’impunité encouragée par le régime du Pr. Alpha CONDE.

SEKE MASSALA :

Des mêmes sources, il ressort que le district de SEKE MASSALA dans la sous-préfecture de (DOKO) est le seul qui n’a jusqu’ici pas connu d’autres partis que le RPG. Ce fut la première base arrière du RPG à SIGUIRI. Cependant, il se trouve que la population de ce district est aussi très en colère contre le Pr. Alpha CONDE. Et pour cause, elle est choquée de voir certains de leurs enfants mourir à petit feu de tristesse et de misère. Pourtant, ils furent les tous 1ers brigadiers du Pr. Alpha CONDE au prix de leur vie. A cela s’ajoute la retraite anticipée de leur unique espoir le général de brigade Farimba CAMARA ex-directeur général de l’intendance des forces armées guinéennes. C’est à SEKE MASSALA que pour la 1ère fois qu’Alpha CONDE et les Mory KOUROUMA ont reçu leur invulnérabilité aux fétiches. C’est là que Koffy Cissé a fait l’enregistrement audio pour lancer un appel solennel et pressant à l’adhésion au RPG. Il s’agit de :

  • Issa Simanka ;
  • Malick Traoré.

A en croire nos sources, dans ce district, les gens disent : « nous avons tué des personnes qui obstruaient le chemin du RPG à l’aide de nos « kortès » pour qu’Alpha CONDE dirige notre pays. Nous ne savons même pas quel sera notre sort le jour du jugement dernier. Mais aujourd’hui, nous sommes laissés pour compte.  Mais nous mourons RPG».

DES REPROCHES DES JEUNES DE SIGUIRI AU GROUPE DE SAVANE :

Nombreux sont de nos jours les jeunes de Siguiri qui regrettent d’avoir suivi le général SAVANE et son lieutenant Adama CISSE qui les ont initié à la casse et à la barbarie plutôt que de les aider à trouver de l’emploi alors que leurs enfants et autres parents ont tous été embauchés soit dans les privés ou à la fonction publique. Pour illustration, quand l’un des fils de NOUNFODE CAMARA est allé chercher du travail à la « SAG », SAVANE s’y était opposé en disant que son défunt père à ce dernier était un fou.

DU RISQUE D’ABSTENTION DE VOTE A SIGUIRI :

De l’avis des populations de Siguiri, il est impératif de rappeler au chef de l’Etat le message d’avertissement qu’elles l’ont envoyé lors des élections législatives du 28 Septembre 2014 en ne faisant que 138 000 voix sur quatre cent et quelques poussières alors qu’elles pouvaient faire les 300 000 voix au moins. Malheureusement, le Pr. Alpha CONDE continue à jouer la sourde oreille en ne rétablissant pas Siguiri dans ses droits d’une véritable capitale du RPG. Pour la couche analphabète, voter massivement, est synonyme de la consolidation du pouvoir de SAVANE.

Sur le plan de la justice, les conflits domaniaux constituent un fonds de commerce pour les magistrats. L’hésitation de l’autorité préfectorale dans certains conflits domaniaux fait perdurer les crises. Si les casses ont diminué, il y a lieu de signaler que le libertinage est toujours de mise à Siguiri. Pour preuve, le mardi 10 Mars 2015, les districts de Tassilima et de léleda dans la sous-préfecture de Noroba, se sont affrontés à cause d’un domaine minier. Bilan 3 morts et 35 blessés graves.

Le lendemain Mercredi 11 Mars 2015, les populations de DOKO-centre sont allées barricader les bureaux des forces de l’ordre (police et gendarmerie) avant de chasser le sous-préfet. C’est le scénario identique qui se dessine à l’horizon à Siguirini.

                                                                 LE SERVICE

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Mandiana, le 09 Mars 2015

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   

                                                                                                                                          

NOTE de RENSEIGNEMENT

OBJET:AU SUJET DES REALITES DE MANDIANA.

De sources très fiables, il ressort effectivement que malgré tout, Mandiana reste un bastion fort du RPG. La présence de l’opposition dans cette Préfecture est sous contrôle, en témoigne le score des élections législatives du 28 Septembre 2014 (92150 voix. Soit 95,5%).

A signaler que le nombre de votants dans le WASSOLON est de 97259. Cependant, il ya d’énormes cas de frustration au niveau des populations contre le Pr. Alpha CONDE Président de la République chef de l’Etat. Parmi ces cas de frustration, nous pouvons citer :

  • Le non-respect des promesses du Pr. Alpha CONDE  pour le WASSOLON ;
  • Le manque criard des forages dans toute la Préfecture ;
  • La lenteur du bitumage de la route (85km) Kankan-Mandiana octroyé à la société « GUITER » ;
  • La construction du pont sur le Sankarani ;
  • Le manque d’infrastructures dignes de nom.

En effet, les populations de Mandiana n’arrivent pas à comprendre le fait que le chef de l’Etat n’ait pas pu avoir le temps de se rendre dans le WASSOLON ne ce reste que pour leur serrer la main. Pire, ces mêmes populations n’arrivent pas à digérer le fait que la très controversée société « GUITER » qui, durant quatre(4) ans, n’a pas pu bitumer les 5km de route du centre-ville de Mandiana, puisse décrocher le marché de bitumage d’une route qui s’étend sur 85km. De nos jours, les nuages de poussière ont complètement envahi la ville, menaçant sérieusement la santé des populations.

DES CONFLITS FRONTALIERS GUINEO-MALIENS :

1/ CONFLIT Djélimala -Faboula :

Djélimana est un district de la sous-préfecture de Nantanina. Il est composé du village de djélimana et de deux (2) hameaux de culture (grèko et kountoumoun), tous situés au sud de Nantanina centre, sur le long du cordon frontalier Guinéo-Malien à 12 km de Djélimana. Du côté Malien, il ya les villages de Faboula et Tagba de la sous-préfecture de Kalana Préfecture de yanfolila (République du MALI).

DE LA GENESE DES CONFLITS :

A la faveur du payement de l’impôt en norme sous la première République, une partie du hameau Kountoumoun s’est détachée de Djélimala et de la République de Guinée pour désormais devenir Malienne, mais résident sur la terre Guinéenne et utilisant toutes les ressources naturelles Guinéennes.

C’est la découverte de l’or dans un de ces domaines miniers qui fait l’objet du conflit entre ces villages frontaliers, c'est-à-dire Djélimala , Grèko et une partie de Kountoumoun (République du MALI) d’une part, et Faboula , Tagba et l’autre partie de Kountoumoun (Rep MALI) d’autre part. En Septembre 2011, un tel conflit avait été éclaté entre Gnantanina (République de GUINEE) et le village Diaféréla (Rep MALI) autour d’un domaine de culture.

Il importe de signaler que dans le but de maintenir une paix durable sur le long du cordon frontalier guinéo–malien en attendant la matérialisation des frontières, un protocole d’entente a été signé les 26 et 27 Septembre 2011 entre Guinéens et Maliens à Gnantanina (RG) et à Yanfolila (Rep MALI) par les gouverneurs de la région administrative de Kangaba (Rep MALI) et de Sikasso. Ce protocole suspendait toute forme d’exploitation des domaines faisant l’objet de conflit sur le cordon frontalier. Ce protocole a été violé en janvier 2013 par les citoyens de Baréla, sous-préfecture de Gbélénikoro (Rep MALI) par la coupe abusive de bois dans un domaine boisé de Bagaféya. Ces villages sont des voisins de Djéimala. Cette violation de protocole d’entente a engendré un conflit qui a causé deux blessés graves à l’aide d’un fusil de calibre 12.

CAUSES FONDAMENTALES DES AFFRONTEMENTS DU 25 JANVIER 2015 :

En Septembre 2014, Faboula et Kountoumoun (RM) ont commencé l’exploitation du présent domaine conflictuel sans le consentement de Djélimana en Guinée. Ce conflit a été résolu par les deux sous-préfets. Peu de temps après, les Maliens ont repris l’exploitation du même domaine.

Informé par le sous-préfet de Gnantanina à travers la lettre N° 18 /SP/2014 datant du 2 décembre de la même année, le Préfet de Mandiana écrit aussitôt à son homologue de Yanfolila à travers la lettre N° 171/p/Mna/2014 du 05 décembre 2014 relative à la fermeture de la mine conflictuelle de Kountoumoun en attirant son attention sur l’imminence d’un affrontement entre Guinéens et Maliens. Ce n’est qu’en Janvier 2015 que la correspondance du préfet de Mandiana a été répondue à Gnantanina et au même moment que Djémana et Faboula s’affrontaient dont le bilan était hélas de 13 blessés, tous à l’aide d’un fusil de chasse de calibre 12 et plusieurs dégâts matériels.

2/CONFLIT KANTEDOUGOU-BALANDOUGOU (RG) ET SAMAYA (Rep MALI) :

Kantédougou-Balandougou est l’un des grands districts de la sous-préfecture de Dialakoro. Son cordon frontalier est occupé par les hameaux de culture dont entre autres :

üFounounkolén situé à 10km de Balandougou-centre, Frakany à 18 km de Balandougou, Kédjana  à 15 km de Balandougou et à 2km du champ de mine de Falakoda.

De l’autre côté de la frontière (partie Malienne), il ya :

üSamaya situé à 15km de Balandougou centre ;

üGnawoulény ;

üSanfara qui a une partie de sa frontière avec le district de wolola, sous-préfecture de Balandougouba (RG), et à 18 km du domaine conflictuel.

Gnawoulény et Sanafara ont tous chacun une zone minière très prolifique attirant ainsi les exploitants dont les guinéens. Mais c’est la mine d’or de Kèdjana à l’intérieur de la Guinée qui fait l’objet du présent conflit entre Kantèdougou-Balandougou et Samaya. Au demeurant, plusieurs tentatives de médiation ont été menées par Balandougou et les autorités sous- préfectorales de Dialakoro à, travers des déplacements à Samaya, des visites de terrain, mais aussi des correspondances, mais en vain.

Conscientes du danger qui guettait les deux pays, les autorités Préfectorales de Mandiana ont aussitôt informé leurs supérieures à travers un message radio N° 001/p/Mna/2015 du 25/02/2015 d’une menace d’attaque armée de Samaya (RM) contre Kantèdougou Balandougou à 10heures. Cinq heures après, l’attaque eu lieu, soldée par un 1er bilan de 6corps retrouvés à Gnawoulény suivi de leur enterrement dans une fosse commune, 14 blessés admis au poste de santé de Balandougou et plusieurs autres blessés dont certains amputés de pieds.

DE LA GOUTE D’EAU QUI A FAIT DEBORDER LE VASE :

Dans la matinée du 02 Mars 2015, à Balandougou, un groupe de gendarmes Maliens à bord des pickups équipées de fusils mitrailleurs 12-7 a fait irruption sur le territoire guinéen. A en croire les témoignages oculaires rencontrés sur le site, ce fut le gendarme Malien qui ouvrit le feu à quatre reprises sur un chasseur guinéen « Simbo » qui est invulnérable aux métaux. « As-tu fini ? Alors couche-toi pour que je t’attache », dit le Simbo à son agresseur gendarme Malien.

Quand ce dernier refusa, le chasseur, à son tour, riposta en tirant sur le gendarme en lui brisant les jambes. Dans leur fuite, les Maliens donnèrent l’alerte à leurs compatriotes, et se mirent alors à massacrer les guinéens à l’aide de machettes et des fusils de chasse. Dans la débandade des guinéens, une femme accoucha en pleine brousse, pour ensuite abandonner le nouveau né sous l’effet de la peur. Les cris du bébé attirèrent un homme qui l’a pris pour l’amener jusqu’à Dialakorô où il a enfin retrouvé la maman.    

REMARQUE :

Il importe de signaler que ces tueries et traitements inhumains des guinéens ont eu lieu dans les mines de Gnawoulény, Kobada (Rep MALI) et dans les villages de Sananfara (RG) cités plus haut. C’est Cette triste nouvelle qui attira et incita les chasseurs de la région administrative de kangaba à se mobiliser à kèdjana district de Balandougou en vue de défendre volontiers leur patrie à leur propre charge.

Entre le 28 février, le 1er et le 2 Mars 2015, la gendarmerie Malienne a installé dans la mine conflictuelle 12 pickups tous équipés d’armes de guerre sophistiquées. Il a fallu une menace téléphonique de l’autorité préfectorale de Mandiana à son homologue du Mali pour que   ces véhicules et leurs contenus soient retirés. Du côté guinéen, la gendarmerie postée à Kèdjana est sous armée, c'est-à-dire qu’elle n’a que 2PMAK sans munissions et leur prise en charge alimentaire et en carburant est assurée par la préfecture et les populations de Balandougou.

Pour beaucoup de Wassolonka, le Pr. Alpha CONDE est resté indifférent à cette barbarie parce qu’il veut mettre ses relations avec IBK au dessus de l’intégrité territoriale.

DE LA SITUATION DE NOS POSTES FRONTALIERS AVEC LE MALI

Il est regrettable de constater qu’à Mandiana, sur le cordon frontalier avec le Mali, qu’aucun poste frontalier n’est construit par l’Etat. Les cases construites en Banco que quelques rares personnes occupent comme postes frontaliers sont des propriétés privées villageoises. Il y a là un manque criard de personnel et d’équipements. Au centre-ville, le commissariat central n’a que cinq (5) flacons de gaz lacrymogène. Pas d’armes encore moins de munitions. A noter que pour toute rencontre relative aux conflits frontaliers avec le Mali, les Maliens viennent au moins avec quinze (15) PICKUPS, soit un effectif de 150 personnes toutes armées de mitrailleuses (12-7), de FM et PMAK. Face à cet impressionnant dispositif dissuasif, se trouve une armée guinéenne qui brille par son manque de moyens matériels. Le plus grand effectif est souvent de cinq (5) personnes sans véhicules, d’armes et de minutions.

DE LA FUITE DE L’OR VERS LE MALI ET LE BURKINA FASSO :

Nos sources indiquent qu’il a été constaté qu’au niveau des Burkinabés, un fait particulier. Quand ils viennent dans un district guinéen, après avoir payé la modique caution de 2 000 000 GNF (deux millions de francs guinéens), ils installent un campement en dehors de ce district. Ce centre est électrifié et aucun guinéen n’y a accès. A leur niveau, l’exploitation de l’or n’est pas artisanale. Ils utilisent des (bulldozers, des Caterpillar, des excavateurs et des pelles mécaniques. Avec la complicité de certains maires des communes rurales et sous-préfets, ils ne paient aucune taxe à l’Etat.

Quand la gendarmerie et la police de Mandiana ont décidé de procéder à un recensement exhaustif des étrangers Burkinabés et Maliens, certaines autorités locales s’y se sont catégoriquement opposées. Ce sont :

  • Mr Aboubacar Sidiki KEITA (sous-préfet de MORÖDOU) ;
  • Le maire et le président du district de NAFAGUILE.

Là aussi, il importe de signaler que toute quantité d’or exploitée sur le territoire guinéen et dans n’importe quel district est revendue au comptoir Burkinabé et non guinéen. Ce sont des kilos d’or qui sont drainés vers le Burkina et le Mali sans contrôle. A cela s’ajoute l’exploitation de l’or par dragage, ce qui a une conséquence néfaste sur les cours d’eau.

NB : il y a une présence massive des burkinabés dans les sous-préfectures ci-dessous :

  • Balandougouba ;
  • Kondjanankoro ;
  • Morodou ;
  • Koundian ;
  • Faralakô.

CAS SPECIFIQUE DU SOUS-PREFET DE SALADOU :

De sources crédibles, il ressort qu’il a été constaté avec regret que le sous- préfet de SALADOU, le capitaine Facély SANGARE se présente à n’importe qui comme officier de renseignement (officier traitant « OT ») relevant de la direction générale de la sécurité intérieure et extérieure «  DGSIE ». Il exhibe en toute fierté sa carte professionnelle, chose contraire à la déontologie et strictement interdite par son service. Il s’est impliqué dans l’affaire de la transhumance des animaux. Récemment, ce sous-préfet a introduit en Guinée des bœufs maliens malades, chose qui a provoqué une épidémie des bœufs soldée par une perte considérable de bœufs (17) précisément. Face à cette situation, les populations de Saladou se préparent pour son départ.

LES PERSONNES PORTEES DISPARUES DE KAMERENA

PRENOMS ET NOMS SEXE Date de naissance FILIATON LIEU DE SEPARATION
Lancinè Diakité M 2011 Alama et Assa Diakite Gnaouleny R Mali
Mariame SANGARE F 2010 Sekou et Sata Diakite Kobadany R Mali
Dama SANGARE F 2012 Sekou et Sata Diakite Gnaouleny R Mali
Tènen CAMARA F 2001 Nanfodé et SATA keïta Kobadany R Mali
Arouna DIAKITE M 30 Mandé Gnaouleny R Mali
Fine       KEITA F 13 Madou sidibe et Sata Keïta Proko

                                                                                                                                                      

DE LA MALVERSATION A LA DIRECTION PREFECTORALE DE L’AGRICULTURE :

Nos sources indiquent que Mr Issiaga DIALLO, directeur préfectoral de l’agriculture de Mandiana est impliqué dans un détournement d’argent d’une somme de 100. 00 000 GNF (cent millions de francs guinéens). Ce montant est tiré de la vente des intrants agricoles. Les stocks ont été transportés à Kankan par le fils du maire de la commune de Mandiana Mr Karifa DIAKITE   pour être vendus aux commerçants.

DE LA CAUSE DE CERTAINS CONFLITS DOMANIAUX :

Nos sources précisent que la plupart des conflits domaniaux dans les districts de Mandiana, conflits relatifs aux zones minières sont instrumentalisés par un certain Demba KOUROUMA (directeur préfectoral des mines et carrières). Ce cadre détient une ancienne carte administrative datant de la période coloniale. C’est cette carte qu’il exhibe aux villageois des différentes zones minières en conflit.

Au vue de cette carte, les pauvres citoyens mettent tout de suite l’actuel découpage administratif en réclamant leur droit de propriété. Historique des lieux. C’est ce qui a été à la base des blessés graves lors du conflit intercommunautaires entre «  KIGNEKOURA, SIDIKILA, et KIGNENI ». Cette manœuvre est devenue un fonds de roulement pour ce directeur.

AU NIVEAU DE L’HOPITAL PREFECTORAL :

A Mandiana, il a été constaté au niveau de l’hôpital préfectoral que les citoyens sont meurtris par le comportement des médecins de ce centre. Dans cet établissement, les médecins titulaires se font très rares. Tout le service est assuré par les petits stagiaires. Aux de certains citoyens, quelques cas de décès sont imputables à l’incompétence de ces derniers.

AU NIVEAU DE LA RADIO COMMUNAUTAIRE :

Aux dires des populations de wassolo, les émissions de la radio nationale n’atteignent pas Mandiana. L’équipe de la radio « MILO FM » qui existe ne peut émettre au delà de 40km. Les populations des sous préfectures frontalières comme Balandougouba, sont couvertes par la radio rurale de Yanfolila une sous préfecture de la République du Mali.

SUR LE PLAN DE LA SECURITE :

La situation des services de sécurité de Mandiana est catastrophique. Cette préfecture qui partage 850km de frontière avec le MALI et la COTE D’IVOIRE, avec cinq(5) sous préfectures (Dialakoro, Balandougouba, Môrodou, Kondianakôro et Gnantanina), Contenant toutes des débarcadères connaissent un manque criard de (PA). Sur le fleuve Sankarani, les débarcadères sont  (LIMBANA, DALAKAN, KINIENI N, BOUGOU et BALANDOUGOUBA). Sur le fleuve Niger, les débarcadères sont à Dialokoro centre et à Kantédougou Balandougou.

L’EFFECTIF AU NIVEAU DES DEUX CORPS CONFONDUS (POLICE ET GENDARMERIE) :

  1. 1)brigade de la gendarmerie : 30 personnes tous les grades confondus ;
  2. 2)la police : 17 personnes tous les grades confondus.

Il importe de signaler que ces deux corps n’ont aucun moyen de maintien d’ordre. A cela s’ajoute le manque de la prison civile. Quand les services de sécurité défèrent les criminels, après leur condamnation par le juge, les mêmes criminels sont renvoyés au service qui les a déférés. Ce qui fait qu’aujourd’hui, la police et la gendarmerie de Mandiana sont embarrassés car elles manquent elles-mêmes de locaux. Cette triste réalité inquiète sérieusement les pauvres populations de wassolo.  

Aussi, il a été constaté que les autorités maliennes, en violation des clauses de la « CEDEAO » portant sur la libre circulation des personnes et des biens n’ont aucune considération pour les documents administratifs guinéens dont entre autre : (carte d’identité nationale, laissez passer). Une fois sur le territoire Malien, les guinéens sont obligés de payer à chaque barrage 10000FCFA.

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