La Société financière internationale retire ses parts du Simandou
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- Catégorie : Grands dossiers
- Mis à jour le lundi 17 octobre 2016 00:22
- Publié le dimanche 16 octobre 2016 23:58
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
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La Société Financière Internationale (SFI), qui s’était associée à Rio Tinto dans le développement du projet minier de fer Simandou Sud en Guinée, troisième réserve mondiale de fer, s’en retire.
Dans un email envoyé mardi 11 octobre par Rio Tinto et consulté par Reuters, le groupe minier anglo-australien indique « confirmer que la SFI a exercé un droit de sortie détenue depuis 2006, contraignant Rio Tinto et Chinalco [les deux autres membres du consortium] à lui racheter sa participation dans Simfer [filiale locale] ».
Selon Reuters, la SFI, filiale de la Banque mondiale dédiée à l’investissement privé, revend une participation de 4,6% alors que Simfer est détenu à 46,6% par Rio Tinto, selon son rapport annuel 2015.
Nouvelle déconvenue pour le projet du Simandou
Cette nouvelle intervient alors que le projet minier géant d’exploitation du fer du mont Simandou, situé à 800 kilomètres de Conakry, dans l’est du pays, semble au point mort. Quelques mois après avoir signé, le 26 novembre 2015, avec le gouvernement guinéen un accord révisant le planning de développement de la mine et des infrastructures de Simandou, Rio Tinto avait annoncé en juillet 2016, par la voix de son tout nouveau directeur général, la mise en veilleuse pure et simple de ce méga-projet minier. Selon Reuters, qui cite l’interview donnée par Jean-Sébastien Jacques auTimes, cet arrêt s’explique par la baisse des prix et l’excès de production de minerai de fer sur le marché.
Jeune Afrique
