LE MOT DE GUIKOU BILET ZAFLA : JE CROIRAI EN DIEU SANS DEVENIR BÊTE.
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- Catégorie : Courrier des lecteurs
- Mis à jour le jeudi 9 octobre 2014 13:39
- Publié le jeudi 9 octobre 2014 13:39
- Écrit par Nohoré Gbodiallo Guikou Bilet Zafla
Autrefois, mon peuple croyait déjà en Dieu
Il avait ses propres manières d’être pieux
L’Etre suprême dominait ses croyances
Et c’était de Dieu qu’il tirait son essence

Il donnait ses noms sans oublier le Seigneur
De lui, il espérait la fin de ses malheurs
Lagotché veut dire : tout dépend du Maître
Il nommait ainsi le nouveau petit être
Pour le confier à Dieu, le seul à décider
Du destin de notre pauvre humanité
Parce que je prends une autre religion
Je dois sans réfléchir adopter des prénoms
Je dois sans douter les trouver meilleurs aux miens
Et me laisser donner un nom comme un chien
Alors mes beaux prénoms deviennent des péchés
Une grande peste que je dois éradiquer
Et vu qu’il n’y a pas plus ignorant que moi,
Je détruis mes valeurs à cause de ma foi
Je vis ma religion sans du tout réfléchir
Pour donner à mon nom un radieux avenir
A présent, j’ai compris mes erreurs de borgne
Il me faut rétablir sans tarder les normes
Mes propres noms priment désormais sur les leurs
Je n’écouterai plus les mots de ces menteurs
Ils se servaient de Dieu pour me rendre tout sot
Sans un brin de remords, ils lavaient mon cerveau
Maintenant c’est fini, et je croirai en Dieu
En gardant mon vrai nom car je le trouve mieux
Après tout, c’est bien lui qui me l’a inspiré
Je n’aurai donc pas d’autres noms à chercher
Nohoré Gbodiallo Guikou Bilet Zafla
Le Fils d’Afrique (Inédit, Je suis un noir, donc un vaurien)
Collaboration Bolou Zoléba Djéko
