Antonio Souaré
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- Catégorie : Le Blog de Mory Traoré
- Mis à jour le dimanche 5 août 2012 03:36
- Publié le lundi 30 juillet 2012 23:15
- Écrit par S.D.
S'il m'était donné de faire la classification des Guinéens, sans conteste Antonio Souaré serait logé à l'enseigne des grands. Non pas la grandeur par les fonctions occupées, mais celle de l'amour et du respect pour son prochain. Or, le jugement divin est rendu à partir de la seule considération. Toutes autres étant secondaires parce que ne mettent pas l'homme au centre de l'action menée ou si c'est le cas, par jeux et calculs au gré des intérêts parfois immédiats.
Le comportement quotidien d'Antonio Souaré cadre parfaitement avec ce que nous avons toujours dit et écrit. Que la descendance maraboutique a ceci de particulier. L'humilité, la simplicité, la générosité et la solidarité. On n'a pas besoin d'interroger l'histoire et la sociologie pour dire que le PDG DE Guinée Games, est un prince héritier de la couronne de ces érudits Souaré dont l'influence sur le manding et le Fouta Toro Médiéval fait la légende tant et si bien qu'il leur est reconnu les indications prophétique du Fouta Djallon actuel à ces fondateurs. Sorti donc de la moule à fabriquer d'homme discret comme un professeur et payant à la fois le tribut de politesse et la dime le rituelle à tous. Celui qui ne devait tenir que les rennes du coran et de réchauffer des braises ardentes du Dudhal, est inscrit à l'école des Blancs. Il réussit un brillant parcours scolaire et universitaire sanctionné par une licence d'ingénieur électronicien.
Mais deux choses s'invitent dans la vie de l'enfant de Wondima. Les affaires, la culture et le sport. Normal quand on est fils de Kindia. Il épouse donc le destin. Il est de toutes les animations et des responsabilités à l'école. Avec une élégance qui arrache l'admiration et une sympathique simplicité. Antonio Souaré dans les affaires dans une Guinée révolutionnaire, il faut oser, il ose, il représente Mazda, visite le Japon, s'ouvre au monde et son sérieux fera le reste. Des partenaires crédibles. Le pays change de système politique, et Antonio Souaré s'engouffre dans la brèche et multiplie les contacts et les réussites. Il prospère pour tout dire, sans jamais choquer, ni heurter qui que ce soit. Au contraire, il résiste aux exclamations louangeuses de ces Guinéens qui comme les griots, la parole est leur projectile.
Pour lui, aucune fonction si prestigieuse ne soit-elle, aucune richesse si immense soit-elle ne doit pousser le détenteur à porter des caisses sur les épaules et minimiser, refouler, humilier son prochain. Homme est égal à homme sous toutes ses coutures. Ceux que Dieu a élus pour en faire des riches doivent aider les pauvres par le partage dans la solidarité des sœurs et des bras. Obligatoirement. Car Dieu a dit que la meilleure sœur est celui qui porte la reconnaissance. Il ajoute que les pauvres constituent ma famille et les riches mes serviteurs.
Voilà la philosophie qui guide Antonio Souaré dans les actes qu'il pose. Le grand manager est aussi homme de culture, créateur de Night club le Zambezi, l'hexagone, l'oxygène, il est le fils adoptif de Myriame Makeba, le soutien des artistes et des promoteurs de galas sportifs, il l'est aussi avec des plumes et des voix chevronnés comme Hedi Hamel et Ibrahim Soumaré. Bientôt sa Télévision cent pour cent sport, culture et jeux va être lancée. La vision d'Antonio Souaré pour le sport guinéen particulièrement le Foot Ball c'est la base et non le sommet. C'est pourquoi il a pris le Horoya AC de Conakry et lui insuffle un dynamisme nouveau à l'image des grands clubs. De même que Guinée Games sponsorise le championnat national de Football.
Aujourd'hui Antonio Souaré apparaît aux yeux de tous comme le meilleur dans l'investissement en faveur des jeunes de Guinée mais aussi des femmes pour lesquelles il a montré des coopératives de saponification à travers le pays. Si seulement tous ces jeunes qui ne cherchent qu'à paraitre pour l'obtention des postes juteux auprès du prof Alpha Condé, pouvaient redescendre sur terre et faire comme Antonio Souaré, le changement aurait amorcé un nouveau virage.
Avec tous ces mérites dans la sobriété et le respect de l'autre, le mari de Tété Kaba, peut s'enorgueillir d'appartenir à la classe des Guinéens qui font la Guinée.
S.D.
source l'Obs de Guinée
