Alpha banque c'est pas Alpha Bank !?
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- Catégorie : Opinions
- Mis à jour le dimanche 24 août 2014 22:32
- Publié le dimanche 24 août 2014 22:30
- Écrit par Moussa Abdoulaye CAMARA
Humeur
C’est flou, c’est lourd et c’est obscur cette interception à Dakar de 4 milliards de devises (CFA, Dollar et EURO) en provenance de Conakry. D’un côté, le journal sénégalais, Le quotidien, pointe du doigt Alpha Condé, Président de la République de Guinée qui serait le propriétaire dudit montant ; et de l’autre, la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) dément et parle d’un transbordement de fonds auprès de ses correspondants étrangers.
Certains spécialistes pensent qu’il existe plusieurs autres opérations bancaires plus efficaces et fiables pour faire passer des fonds d’une institution bancaire à une autre. Ils soulignent que d’une manière générale cette pratique de transfert de fonds par avion ou dans les grosses mallettes lors des déplacements officiels des présidents africains, se révèle comme un moyen sûr de placement de devises à l’Etranger. Car, on le sait, la plupart des Chefs d’Etat africains sont propriétaires d’immeubles de luxe et dépositaires de comptes bancaires aux soldes impressionnants.
Au lieu d’un simple communiqué, la population attend de la BCRG la publication des documents comptables et des fiches bancaires concernant ces milliards interceptés à Dakar, pour une meilleure analyse et une évaluation, car le peuple a besoin de savoir comment son argent est utilisé. Attention : «Tout contrefacteur sera puni par la loi en vigueur ».
Ce qui reste clair, selon un sondage d’opinion depuis plusieurs décennies, c'est que les Guinéens ne font plus confiance à leurs institutions publiques en matière de bonne gouvernance. C’est à prendre ou à laisser, mais en Guinée, la charité bien ordonnée commence par les chefs et Cie.Tout d’abord c’est le Président qui mange, ensuite ses compagnons mangent et enfin les moutons broutent. C’est ce qui explique la souffrance actuelle de la Guinée, la mauvaise répartition de la chose publique.
Moussa Abdoulaye CAMARA pour www.nouvellerepubliquedeguinee.net
