Zogota : La répression fait sep morts
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- Catégorie : Focales
- Mis à jour le lundi 6 août 2012 22:54
- Publié le lundi 6 août 2012 18:21
- Écrit par ASB
Nous demandons le départ pur et simple du préfet de N'Zérékoré. C’est lui qui a envoyé des militaires tuer des jeunes désarmés qui ne demandent qu’un emploi. Tant que la société Valle ne va pas nous employer, il n’y aura pas de travail à Zogota, à moins qu’ils nous tuent tous
Contrairement aux fariboles assassines et officielles, des militaires ont tiré à balles réelles sur des manifestants de Zogota, village de la ville de N’Zérékoré située à environ 900 km de la capitale Conakry, faisant 7 morts et de nombreux dégâts a indiqué une source de Zogota, rapportée par AP (Associated Press).
« Le contingent de militaires venus de N’Zérékoré sur ordre du préfet ont pénétré dans le village dans la nuit du vendredi au samedi à 2h du matin. Ils ont ouvert le feu tuant 5 villageois dont le chef du village. Les villageois dans leur défense, ont réussi à immobiliser deux militaires qui ont été tués, portant le nombre de morts à Sept. Les militaires ont saccagé des maisons, cassé des biens », dit Dounamou Tokpa
Selon des habitants de Zogota joints au téléphone, le « malaise » aurait commencé par le refus d’une compagnie minière installée sur place, de recruter des natifs, préférant aller chercher sa main d’œuvre ailleurs.
« Tout a commencé mardi lorsque des jeunes du village de Zogota ont saccagé les locaux de la compagnie minière Valle qui exploite l’or dans la localité. Selon les jeunes Valle est allé recruter la main d’œuvre à Conakry alors qu’ils attendaient d’être recrutés. En représailles, les jeunes se sont attaqués aux installations de Zogota qu’ils ont détruits », explique Martin Kolié originaire de Zogota
« Nous demandons le départ pur et simple du préfet de N'Zérékoré. C’est lui qui a envoyé des militaires tuer des jeunes désarmés qui ne demandent qu’un emploi. Tant que la société Valle ne va pas nous employer, il n’y aura pas de travail à Zogota, à moins qu’ils nous tuent tous », menace Dounamou Tokpa
