Marche d’hier, qui jouent les prolongations ?

Ce saint Vendredi matin (21 septembre), des jeunes, la racaille de Sarko, s’en prennent à des marchands, « boutiquiers » à qui ils reprochent sans doute d’avoir fermé leurs échoppes, lors de la grande marche organisée par l’Opposition. Il ne suffit pas d’avoir « enseigné » à la Sorbonne pour faire comme Descartes. Ces jeunes sont sans doute aussi mécontents que ceux qui à Kénien et à Avaria ont voulu mettre l’huile sur le feu. Heureusement que les forces de « l’ordre » avaient lu avec beaucoup d’application le petit Syllabert qu’ils avaient reçu d’Alassane Condé. Même si, fait ahurissant, on a vu un haut gradé venir hier soir, prendre presque le siège du conducteur du JT de la RPGtv et lire une déclaration affirmant que s’il y a eu débordements, c’est qu’il est arrivé à l’Opposition de dévier de son itinéraire Matoto autoroute Fidel Castro, pour aller provoquer de paisibles citoyens ! Véhicules caillassés, citoyens lapidés, plainte contre X et tutti quanti !

Il ne lui est pas arrivé une seconde l’idée que c’étaient plutôt des « jeunes » qui n’ont pas eu à quitter leur itinéraire mental formaté par un arc-en-ciel fait de réflexes pavloviens : l’Etat, c’est nous, nous c’est la République, la république, c’est l’arc-en-ciel. Le Ciel, la Terre, et ce qu’il y a entre : routes, autoroutes, boutiques, véhicules. La liberté c’est nous, ce que d’autres font c’est la pagaïe. Et les colonels sont là pour aller nous flinguer avec, en plein journal télévisé.

M.. !

Saïdou Bokoum

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