Violences en banlieue : des jeunes de la Mouvance ripostent et s’attaquent à des commerçants
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- Catégorie : Focales
- Mis à jour le vendredi 21 septembre 2012 15:16
- Publié le vendredi 21 septembre 2012 15:16
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
On s'était félicité hier du caractère pacifique qui a sanctionné la marche de protestation engagée par les blocs ADP/Collectif qui n'a enregistré que quelques ratés mineurs, notamment au niveau de Madina et Kénien : échanges de jets de pierres occasionnant des blessés légers et quelques véhicules caillassés. Mais au lendemain de la marche lancée par l'Opposition qui a mobilisé des dizaines de milliers de militants sur l'axe Matoto Stade du 28 Septembre, des scènes de violences sont actuellement en cours dans certains quartiers de Conakry depuis ce matin de cette journée de ce saint Vendredi..
Des jeunes en furie attaquent, boutiques et boutiquiers, vandalisent en brûlant les marchandises qu’ils n’on pas pu emporter, entrent dans les quartiers, s’attaquent à des « citoyens » au faciès ciblé. Il y a des blessés, des arrestations.
C’était aux environs de 10 heures que des groupes hostiles à la marche étaient revenus à la charge au niveau de la zone appelée "Avaria" où des boutiquiers ont été attaqués et contraints à fermer leurs écopes. Sur place ont pouvait entendre des jeunes qui lançaient, "hier les manifestants en passant ont proféré des injures et certains de nos véhicules ont vu leurs vitres cassées" ou "on parle de marche pacifique pendant que l'on porte atteinte à la personne du président de la république, s'ils veulent nous provoquer on est prêts à leur répondre, ils sont pas plus guinéens que nous". Quinze à vingt minute après le début des violences à Madina, des gendarmes étaient déjà sur les lieux et le chef d'Etat major de la gendarmerie en personne était là pour ramener le calme.
Au même moment, l'on annonçait des échauffourées dans la zone Cosa Bambéto favorable à l'Opposition, sûrement en réponse à la violence qui s'est déroulée aux abords du grand marché de Madina. Des citoyens ont été contraints par des manifestants, à descendre des bus de la SOGUITRANS. Lesdits bus ont également essuyé des jets de pierre. Les gendarmes ont procédé dans les différentes zones, à quelques arrestations de manifestants. Suite à ces violences « spontanées », quelques boutiques ont vite fermées, les nombreux taxis qui circulaient se sont raréfiés et l'on apercevait moins de citoyens comme d'ordinaire attendant les taxis pour rallier Kaloum. Les gendarmes avaient de la peine à maîtriser la situation. On y reviendra.
Erapmos
