LE POING DE MA VUE
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- Publié le vendredi 9 octobre 2009 12:34
Le communiqué laconique des Forces vives en date du ... est rassurant. La diplomatie, la culture de l\'hospitalité les obligeaient à serrer la main ensanglantée de l\'assasin de Thomas Sankara. \"Subsidiarement\", effaceur du journaliste Norbert Zongo, assassiné par des proches de notre Faciltateur, puisqu\'il a fini par jeter un voile opaque sur l\'instruction du dossier, finalement classé.Cette disqualification est l\'obstacle formel et moral à la résolution de la crise aggravée par le génocide dont le premier responsable est sans conteste le Capitaine Dadis. Nous en arrivons là au second obstacle à toute médiation, car il faut deux pour qu\'il y ait médiation. Or, les points de vue sont d\'autant plus difficiles à concilier, que la table de négociation se trouve dressée au-dessus d\'un volcan en ébulition.
On éteint difficlement un volcan par des palabres ou par des incantations.
Ce 28 Septembre est devenu encore plus emblématique , mais cette fois de façon macabre, qui a vu se transformer ce vaste champ clos en une immense chambre à gaz, implantée dans un camp de concentration. En ce sens le communiqué des forces vives, malgré son extrême politesse est limpide. Mais après ? Après, il y aura Abuja, où les parties sont conviées. Là encore, je ne vois pa ce que les Forces vives pourraient retirer des quinze points de leur mémorandum.Or je me demande si en face, entretemps, la force de dissuation de Compaoré, renforcée par celle du Président nigérian auront raison de la schysophrénie de Dadis enserré entre mille forces centrifuges. Le Camp Alpha Yaya est en effet devenu une immense bouilloire où barbotent de jeunes alcolos, des junkies en treillis, rendus ivres et fous par cet espèce d\'ethno-narco-pouvoir auxquel ils sont déjà devenus accro.
Les trois cavaliers de l\'apocalypse que sont Dadis, Sékouba Konate et Coplan, sont solidairement le couvercle de cette marmite géante en phase d\'explosion. Toumba, Tiegboro, Kourouma ne sont certes pas de simples boutefeux, ils sont à la fois des commandiataire de haut et niveau tout en restant les exécutants visibles, commis d\'office à improvier au jour le jour, des actes plus moins abominables selon tout de même une stratégie concertée de longue date, qui consiste à dire ce qu\'on ne fait pas et à jouer les négationnistes après leurs forfaits. Après quoi, ils paraphrasent, que dis-je, ils blasphèment :
\"Nous sommes là par la force de nos baïonnettes et nous ne partirons que par la volonté du peuple !\"
Un gouvernement d\'union nationale et un Corps constitutionnel
Après les larmes et les acte de compassion qu\'attendent les familles endeuillée, les Forces vive doivent regarder loin vers l\'horizon et poser des actes, à savoir former un gouvernement d\'Union nationale et un Corps Constituionnel (1). Pour ce faire, elles devront oeuvrer pour la désignation consensuelle d\'un mini-conseil de sages qui entamera les médiations nécessaires, afin d\'organiser le plus rapidement possible, une conférence nationale souveraine dont émergeront les deux organes essentiels de la transition.
Ici, bien que je ne sois pas moralement bien placé, je dis quand même, au risque de paraître quelque peu flagorneur, que l\'initiative de Mme Adjidjatou Barry Baud me paraît raisonnble qui consiste à appaiser et à périodiser la phase cruciale que nous vivons actuellement. Bien que l\'aide extérieure (militaire surtout, n\'ayons pas peur des mots) soit incontournable, l\'histoire de cette Guinée fière, un peu trop fière de ce Non historique, nous commande de d\'imaginer une médiation interne.
Il ne s\'agit pas de se mettre autour de la table avec des assassins, si j\'ai bien compris l\'administratrice de guineeactu. Certes le mode de désignation par cooptation qu\'elle propose n\'est pas démocratique au sens \"moderne\" du terme. Mais recourir à la palabre africaine, à la sagesse bien comprises, supposées être détenues par les anciens, n\'est pas forcément une idée à jeter aux orties de la mondialisation.Il reste et elle l\'a bien dit, que la liste des sages est ouverte.D\'ailleurs je dois noter que les hommes , contrairement aux femmes, sont parfois bizarrement plus longs à la détente, et que plus souvent ces dernières, qui sont soupçonnées penser avec leur coeur, font plus bouger la Guinée. Pensez à l\'histoire de ce pays maintenu 26 ans dans l\'immobilisme avec la passivité des hommes, (ceux de l\'Intérieur comme ceux de l\'extérieur), mithridatisés par la terreur d\'une dictature sanglante, même si, il faut le reconnaître aussi, ce fut souvent avec la duplicité des femmes de Conakry fer de lance du P.D.G. dans la capital.
Mais en août 1977, elles ont montré que ce sont elles qui portaient le pantalon devant le Responsable Suprême soi-même. Bref, rappelons-nous que ce sont les femmes en Afrique qui sont gardiennes de la tradition. Il n\'est pas inutile de rappeler que toutes les cultures, même occidentales, de façon naturelle, parlent de la langue maternelle, de son rôle capital dans la structuration du moi, voire de l\'être du petit d\'homme. La culture et la sagesse se conjuguent au féminin. Et il faut avoir le courage de revivre la nausée qui nous a sasis à la vue de nos femmes , mères et filles bassement exposées dans ce carnage émaillée de \"tournantes\" aux canons ou avec des baïonnettes plantés dans des parties intimes..
Pour ce faire, les Forces vives ne doivent pas se laisser aller aux délices des incantations autour de la mobilisation des populations. Elles devront établir un véritable chronogramme de cette mobilisatrion. Tous les Guinéens partout où ils se trouvent devront être prêts à se mettre debout pour sécuriser le gouvernement d\'union nationale qui investira les édifices publics où siègera ce gouvernement, sous la bonne garde d\'une force d\'interposition requise et envoyée sous les auspices du Conseil de Sécurité. Un peuple debout, appelé à rester à la maison jour et nuit, le tempsqu\'il faudra pour affamer les assoiffé de sang, comme ce fut le cas à Madagascar.Voici, ce chronogramme que j\'ai proposé il y a près de quatre mois, mais qui n\'a pas dû être bien lu par ceux qui ont vocation au leadership. N\'est-ce pas, cent fois revenir sur le métier, disait le poète. Je reviens donc sur des propositions, car rien n\'est encore perdu.
Ce gouvernement devra :
1) préparer les élections, mais pour qu’elles soient crédibles,
- il faut décrocher la C.E.N.I.de la coupe du C.N.D.D, la démembrer afin qu\'elle reflète mieux la nouvelle configuration des Partis politiques, et surtout la rendre totalement indépendante du M.A.T.A.P. qui ne sera qu\'une structure d\'appui logistique et humain,
- démanteler l’appareil à fraudes (gouverneurs, préfets, sous-préfets, présidents de C.R.D. nommés par Lansana Conté, les maires des cinq communes de la capitale offerts à Lansana Conté,
- recenser les Guinéens venus en âge de voter depuis les dernières révisions qui datent de (2005 ?)
- recenser les 5 000 000 de Guinéens de l’Extérieur Ce gouvernement d’union nationale, doit exclure tout militaire (sauf la Défense), tout revenant des gouvernements qui avaient contribué à la perpétuation du système antérieur condamné par le peuple en janvier-février.
2) mettre en ouvre une politique de mesures urgentes de salut public : desserte en eau, et en électricité, résorption du chômage des jeunes, lutte contre le VIH-sida, les épidémies récurrentes liées justement à ce mal du demi-siècle guinéen, l’absence d’eau potable et d’électricité telles que le choléra, et la fièvre typhoïde.
3) convoquer une conférence nationale souveraine, calée dans le déroulement d\'un nouveau chronoigramme , dont émanera l\'organe législatif devant lequel sera responsable le futur PM et non devant un président non élu.
Cette conférence nationale n\'excédera pas trente jours francs,
Le Corps constituant, organe législatif issu de cette conférence aura comme tâches essentiels :
- l\'identifications des conditions minimales pour l’établissement de la Vérité bafouée par les deux républiques, sans oublier les récents massacres, ceux de juin 2006 et de janvier février 2007. Vérité sur les crimes de sang et les crimes économiques, quitte à transmettre l’instruction des résolutions, à une commission Justice et vérité, qui poursuivra son travail avec l’Assemblée et le Gouvernement issus des élections. - l\'adoption des correctifs nécessaires pour adapter la Constitution aux circonstances actuelles, afin d\'assurer une base légale à une transition apaisée,
- l\'adoption d\'une Institution qui pilotera la rénovation de l\'armée. Ce pourrait être une Fondation qui sollicitera l\'appui lopgistique et scientifique de nos partenaires au développement. Cette fondation aura pour mission, par esxemple le redéploiement de l\'armmé en zone forrestière pour la restauraution de ce poumon de l\'Afrique de l\'ouest, qui est en passe de se sahéliser. Elle ne sera pas pour autant hors de son champ d\'action, de sa vocation à défendre nos frontières là où précisément elles sont poreuses et offertes aux traffics propres à dévoyer un pays en Etat voyou.
Est-il besoin de préciser que ces propositions ne seraient compréhensibles qu\'en inversant l\'ordre des élections, à savoir d\'abord les législatives et ensuite les présidentielles ? Le chef de la Junte étant d\'office disqualifié, nous aurons affaire à une transition originale, inédite, mais la seule possible dans les circonstances actuelles.
Enfin il y a l\'incontournable condition : l\'accord consensuel sur un Premier ministre accpeté par la grande majorité des forces vives.
Note (1) Un Corps Constitutionnel et non une Constituante. En effet une Constituante dans les circonstances actuelles, en stricte logique historique ne serait rien d\'autre que l\'ensemble des parties prenantes d\'une Conférence nationale qui s\'auto-proclameraient \"Assemblée constituante\", comme lors des Etats généraux de la France d\'Ancien Régime en 1789
