« L’attentat », en attendant Bah Oury..

Le Général Nouhou Thiam et 14 autres détenus dans le dossier de l’attaque de la résidence privée du Chef de l’Etat ont été relaxés le 2 juillet par la chambre de mise en accusation de la Cour d’appel de Conakry. Le tribunal n’a finalement retenu que le délit de désertion contre lui. Et il s’agit là d’une infraction dont la peine maximale ne dépasse guère quatre mois. Les avocats de Général Nouhou Thiam s’insurgent contre le fait qu’il a déjà purgé plus que le double de sa peine. Le tribunal n’a requis aucune charge contre eux. Un an de prison pour rien. Ils ont rejoint leur famille qui a souffert durant douze mois leur absence. Depuis leur arrestation, ils n’ont cessé de clamer leur innocence. Leurs avocats n’ont aussi cessé de revendiquer la libération de leurs clients dont certains souffraient de maladies graves.

Si l’horizon s’est dégagé pour ces relaxés, d’autres accusés, parmi lesquels M. Bah Oury, premier vice-président de l’UFDG chargé des Relations extérieures et de la Communication, sont renvoyés devant la Cour d’assises. M. Bah Oury est accusé d’être complice des présumés auteurs de l’attaque de la résidence privée du Président Alpha Condé

« Nous avons réussi à avoir quatorze non-lieu dont le Colonel Aïdor Bah, le Lieutenant colonel Mamadouba Bondabon Camara. Le Commandant Aboubacar Sidiki Camara dit De Gaule a été renvoyé devant le Tribunal correctionnel pour une infraction qui n’est pas liée à l’attendant. Cela veut dire que contre ces personnes-là, il n’y a aucune preuve de leur participation aux infractions qui leur sont reprochées, dont la principale est l’association de malfaiteurs, c’est aussi l’attentat contre le domicile du Chef de l’Etat », déclare Maître Mohamed Traoré, un des avocats des présumés auteurs de l’attaque à sa sortie d’audience. Et d’ajouter :

« Il y a également des personnes qui sont renvoyées devant la Cour d’assises ou le Tribunal correctionnel. Les unes, au nombre de huit, pour abstention délictueuse, douze personnes pour complicité et quatre pour association de malfaiteurs, assassinat et tentative d’assassinat. Il s’agit notamment du Commandant Alpha Oumar Boffa Diallo dit A.O.B, M. Jean Guilavogui et M. Emile Guilavogui ».

Un autre avocat de la défense prépare déjà la suite :

« La défense est partiellement satisfaite, dans la mesure où nous venons d’obtenir quatorze non-lieu et une libération parce que le mis en cause a déjà purgé le temps prévu, je veux parler du Général Nouhou Thiam. On l’a maintenu en prison pendant plus d’une année alors que l’infraction minable qu’on lui reproche et que nous avons même contestée est de quatre mois, donc il sera libéré. Nous allons continuer à nous battre devant la Cour d’assises ».

Quant à l’avocat de la partie civile, il affiche sa satisfaction :

« Je suis très satisfait. Je remercie tous les acteurs de la procédure : les officiers de police judiciaire, les magistrats instructeurs ainsi que ceux de la Chambre d’accusation et mes confrères avocats, pour avoir fait un travail scientifique assez fouillé pour arracher l’arrêt qui vient d’être prononcé. Ce qui est surtout important, il est établi que l’attaque de la résidence du Chef de l’Etat est loin d’être une fiction mais un événement vécu, une réalité. Les responsabilités qui ont été dégagées de part et d’autre ont permis à la chambre d’accusation de prononcer des non-lieu à l’égard de certaines personnes, mais par contre, d’autres seront renvoyés devant la cour d’assises pour des faits liés à l’attaque de la résidence du Chef de l’Etat est loin d’être une fiction mais un événement vécu, une réalité. Les responsabilités qui ont été dégagées de part et d’autre ont permis à la chambre d’accusation de prononcer des non-lieu à l’égard de certaines personnes, mais par contre, d’autres seront renvoyés devant la cour d’assises pour des faits liés à l’attaque de la résidence du Chef de l’Etat. Ils sont plus de vingt-cinq personnes et nous estimons qu’il y a des charges assez suffisantes contre celles-ci pour pouvoir mener des débats réels devant la Cour d’assises ».

ASB

 

 

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