Les opérateurs de saisie manifestent

Ce mercredi 25 juillet, certains opérateurs de saisie étaient devant la CENI pour revendiquer le paiement de deux mois de salaire après quelques semaines passées à l’intérieur du pays pour le recensement des Guinéens en prélude aux élections législatives. Selon une source la CENI ne veut pas payer l’intégralité des deux mois car pour eux les opérateurs n’ont pas atteint la durée du contrat alors que le contrat était de deux mois. M Conté Alseny opérateur de saisie explique :

« Nous somme ici ce matin pour demander le paiement de notre salaire. A la grande surprise, nous avons trouvé les forces de l’ordre qui ont barricadé tout le secteur. Ils ne nous ont même pas donné le temps de parler, ils procèdent à des arrestations. Alors que le lundi notre rencontre avec la vice présidente s’était bien passée, on avait appelé M Louceny qui nous a dit de venir voir la vice présidente et celle-ci nous avait très bien accueillis, elle nous a même proposé un montant d’un million et quelques. Nous lui avons dit que nous voulons consulter d’abord les autres amis qui n’étaient pas avec nous ce jour-là et que le mercredi nous allions leur répondre. ».

Et de poursuivre :

« La durée du contrat était de deux mois et nous on était sur le terrain, c’est eux qui nous ont rappelés, le travail n’était pas fini et cela n’était pas de notre faute. Ils avaient promis de nous prendre en charge mais cela n’a pas été le cas. Logement, nourriture et autres besoins que nous étions obligés d’assurer à nos propres frais. D’autres étaient tombés malades à N’Zérékoré, il nous fallu là aussi aller voir le préfet pour que ces derniers soient pris en charge. »

Très tôt le matin, les forces de sécurité se sont déployée sur les lieux. Comme à chaque fois, ils étaient munis de matraques et de gaz lacrymogènes. Objectif, empêcher les opérateurs de saisie de revendiquer leur droit. Ainsi, dès le premier attroupement ils sont entrés en action. Bonjour la chasse aux opérateurs. Il y aurait eu des blessés qui seraient admis à l’hôpital et cinq arrestations. M Camara Mohamed, un des manifestants avait du sang sur la chemise témoigne. Il témoigne :

« On était arrêtés à quelques mètre de la CENI, c’est là que les antigangs nous ont trouvés et ils ont pris d’autres. Moi ils m’ont donné des coups de pieds et de matraque et m’ont jeté dans leur camion. Il y avait le sang qui coulait de mes narines. Quelques instants après, ils m’ont relaxé après m’avoir tendu et me donné 50 coups. Nous demandons aux autorités de nous venir en aide pour servir et valoir ce que de droit. ».

Après un temps mort, les opérateurs de saisie reviennent et forment de petits groupes, mais cette fois loin des locaux de la CENI, vers la station Total de Kameroun. Les forces de l’ordre arrivent à bord d’un camion, deux descendent : « quittez là, ici l’attroupement est interdit sur la voix publique. Partez d’ici. Allez vous réunir ailleurs », a ordonné l'un d’entre eux. Les mécontents décident alors de faire une marche jusqu’à la primature ou au MATAP. Ils se mettent en route et marchent en de petits groupes jusqu’au niveau du stade de la Mission. Les forces de l’ordre les rattrapent et lancent des gaz lacrymogènes et procèdent encore à des arrestations de personnes mais qui seront relaxées vers la soirée. Les manifestants ne voulant toujours pas baisser les bras, délèguent six personnes qui iront à la Primature. Ils ont rencontré le chef de Cabinet qui leur a donné un rendez-vous le lendemain pour rencontrer le PM.

ASB

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