Tentative d’assassinat des leaders : Lansana Kouyaté rejette la proposition de la justice

Suite à la répression de la manifestation du 27 août organisée par l'Opposition, beaucoup de supputations ont entouré cette chaude journée pour la classe politique qui devait prendre son départ au domicile du leader Lansana Kouyaté dans la commune de Matoto.

 Brutalement repoussée par les gendarmes, la marche qui devait aboutir au Stade du 28 septembre n'a presque pas bougé malgré la motivation des milliers de militants. Gaz lacrymogènes, jets de pierres étaient au rendez-vous. Si l'on se félicitait du fait qu'aucune perte de vie humaine n'a été enregistrée, les esprits se sont échauffés en apprenant au cours de la journée que le véhicule de Lansana Kouyaté où s’étaient entassés les leaders, avait essuyé des tirs à balles réelles.

 Et depuis, les informations à propos de ce qui serait une tentative d'assassinat des leaders politiques agitent les médias et alimentent toutes les conversations. Ce matin, le leader du PEDN à affirmé qu'il envisageait de porter plainte contre les autorités. Tout récemment, la délégation de la CEDAO qui séjournait à Conakry dans le cadre du dossier des armements du Mali, avait rendu visite à certains leaders.

 Lansana Kouyaté a également récusé la mission d’enquête mise en place par la justice guinéenne à propos de l'accusation portée par l'homme politique.

 « J’ai confiance à la justice de mon pays mais j'estime que les autorités actuelles ne laisseront pas les choses se dérouler en toute liberté ».

En clair, M. Lansana Koyaté n’a pas accédé à la demande des enquêteurs de leur confier le véhicule en vue d’un examen plus approfondi des impacts de balles. Pour le leader du PEDN, il n’est pas besoin d’être un expert en balistique pour être édifié sur ce qui est visible à l’œil nu.

 Plus loin, le patron du PEDN s'est prononcé sur le cas des deux ministres de son Parti qui ont démissionné du gouvernement.

 « Ils font l’objet de pressions du gouvernement, mais ils sont toujours avec nous au sein du

Parti ».

 En attendant, un bras de fer judiciaire pourrait se greffer à la crise politique entre les autorités et l'Opposition.

Erapmos

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir