« Il y avait des dissensions autour de l'organisation de la fête de l'indépendance" dixit Ibrahima Barry, maire de Boké ».
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- Catégorie : Actualités
- Mis à jour le vendredi 19 octobre 2012 13:48
- Publié le mercredi 3 octobre 2012 23:03
- Écrit par Erapmos
48 heures après les festivités du 2 Octobre, fête de l'indépendance de la Guinée qui s'est déroulée pour la première fois à l'intérieur du pays, précisément au nord ouest de la Guinée à Boké, les dissensions autour des préparatifs font jour pour le grand public.
Si le rendez vous 2012 de Boké a suscité une forte mobilisation de la part des Guinéens venus de tout bord pour participer à la fête de l'indépendance, quelques ratés notoires en terme d'organisation étaient perceptibles sur le terrain et cela à la suite d'une absence de coordination efficace. Aux dysfonctionnements subséquents, sont venues s’ajouter de graves insuffisances (logement) dues au retard accusé pour la finition des travaux d’infrastructures.
Rarement, après l’ère AST, la célébration de l’indépendance aura connu autant sinon d’engouement, du moins de bruit, pas seulement à cause du matraquage des médias publics. On a vu beaucoup de citoyens du Kakandé faire la route, d’autres prenant les magbanas depuis Conakry. Il y avait aussi ces touristes qui avaient entendu parler de cette seconde Gorée qu’est Boké, baluchon au dos, un peu plus motivés à cause de cette foule à laquelle ils ne s’attendaient certes pas. Le choix porté sur Boké pour abriter cette fête a vu mettre sur pied une commission d'organisation constituée des cadres et fils de Boké en grande partie basés à Conakry. Au même moment l'on s'activait à Boké dans une autre commission composée des conseillers de la mairie et de la préfecture. Sur le terrain, cette bivalence a crée un sérieux problème faute d'harmonisation. Interrogé sur les antennes d'une station radio FM, le maire de la commune de Boké n'a pas caché son amertume.
« Il y avait une certaine cacophonie au niveau de l'organisation. Nous à la mairie, on est obligé de nous impliquer même si on ne nous associe pas ».
Selon certaines indiscrétions, la gestion du budget alloué pour cette cérémonie aurait suscité quelques frustrations encore silencieuse, mais on en saura plus avec le sort réservé aux chanitiers laissés en plan qui étaient censés rendre plus réjouissantes la Fête par ces temps où le le le guinéen lambda est « conjoncturé » !
Erapmos et SNB
