Présidentielle du 11 octobre 2015, les grands absents
- Détails
- Catégorie : Actualités
- Mis à jour le samedi 5 septembre 2015 23:05
- Publié le jeudi 3 septembre 2015 14:34
- Écrit par Alpha Oumar Diallo
- Affichages : 1292
Présidentielle 2015, les grands absents
La liste des leaders politiques qui ont déposé leur candidature est désormais close ce, depuis le 1er septembre. Au total, huit personnalités comptent participer à la présidentielle du 11 octobre prochain. Parmi eux, Alpha Condé et trois anciens premiers ministres de Lansana Conté.
Contrairement à l’élection de 2010 qui avait enregistré 24 candidats, cette année, l’engouement est peu visible. Beaucoup de figures importantes de la classe politique ont brillé par leur absence. Les motifs sont nombreux: la caution, l’alliance politique, empêchement physique ... Qui sont ces grands absents de cette présidentielle?
Jean-Marie Doré: opposant historique, il a participé à deux reprises aux élections présidentielles: 1993 et 1998. En 2010, ce dinosaure politique de l’Union pour le progrès de la Guinée (UPG) a désisté quand il a été nommé premier ministre de transition. En 2015, semo lui , sur une décision du comité des sages composés des ressortissants de la Guinée Forestière, il a décidé de se soumettre àl adécision du comité et d'accepter la candidature de Georges Faraguet Tounkara. Selon lui, ce n’est pas la caution de 800 millions de francs guinéens qui a freiné sa candidature.
Moussa Dadis Camara: ancien chef de la junte qui a pris le Pouvoir au lendemain de la mort de Lansana Conté, en 2008, leader des Forces Patriotiques pour la Démocratie et le Développement (FPDD) ne sera pas candidat comme il l’avait annoncé à Ouagadougou. Pour cause, il a été à plusieurs fois empêché de rentrer en Guinée d’un exil qui l’a conduit au Pays des Hommes intègres. Donc, physiquement, cet ex-officier n’était pas apte à déposer sa candidature. Le capitaine Dadis Camara avait soutenu en 2010 Alpha Condé entre les deux tours de la présidentielle et les législatives de 2013. En mai 2015, il avait annoncé son intention de nouer une alliance électorale avec son ancien rival, Cellou Dalein Diallo. Va-t-il continuer à le soutenir pendant que les discussions d’alliance sont avancées?
Mamadou Bah Baadicko: cet expert financier évoluant dans le pays de Paul Biya ne figure pas sur la listes des politiques qui aspirent diriger le pays. Candidat à la présidentielle de 2010 où il avait obtenu moins de 1%, Baadiko est ce dernier temps avare en sortie médiatique. Selon certaines indiscrétions, on explique son absence sur la compétition par bien sûr la caution mais aussi par son poids politique peu visible sur le terrain. Récemment, il n’a pas exclu de soutenir le président sortant, Alpha Condé.
Aboubacar Sylla: cet entrepreneur et ministre dans différents gouvernements dirige l’Union des forces du changement (UFC) depuis après la mort du Président Lansana Conté. Porte-parole de l’opposition, il est réputé très proche de Cellou Dalein Diallo, leader de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) dont il doit sa députation à l’Assemblée nationale. Malgré sa présence à outrance dans les médias, M. Sylla a décidé de ne pas déposer sa candidature. A en croire des indiscrétions au sein de l’UFDG, la caution de 800 millions de francs guinéens serait la principale cause de son effacement pour cette présidentielle. Certains observateurs pensent aussi qu’étant réaliste, cet ancien ministre de la transition a compris qu’il n’a aucune chance d’avoir des voix. Contrairement à certains leaders politiques notamment Abé Sylla qui ont appelé à voter pour un candidat lors des conventions, le patron de l’UFC n’a jusqu’à présent pas donné de consigne de vote.
Abé Sylla: Philantrope et président de la Nouvelle génération pour la République (NGR), Abé Sylla s’est effacé en faveur du Président Alpha Condé. Au premier tour de la présientielle de 2010, il avait eu 3% de voix. Au second tour, il a appelé ses militants à voter pour Cellou Dalein Diallo. Après la présidentielle, M. Sylla s’est rapproché de son ancien concurrent Alpha Condé. Une décision qui lui avait valu de perdre son numéro deux, Faya Millimono.
A ce jour, voilà quelques politiciens qui pour des raisons indiquées ont décidé de ne pas être candidats à l’élection du 11 octobre prochain. Mais, tout de même, Georges Gandhi Faraguet Tounkara de l’UGDD, Faya Millimono du BL et Marie Madeleine Dioubaté du PEG ont créé la surprise en payant le montant faramineux de 800 millions de nos francs pour la présidentielle.
Alpha Oumar Diallo pour Aminata.com
Relu par www.nrgui.com
