Outrage au chef de l’Etat : le parquet a requis trois millions de francs guinéens pour Jean Dougo et huit mois de prison pour ses codétenus
- Détails
- Catégorie : Actualités
- Mis à jour le mercredi 23 mars 2016 22:36
- Publié le vendredi 18 mars 2016 01:02
- Écrit par C’est sur ces mots que le tribunal a renvoyé l’affaire au 24 mars prochain pour sa décision.
- Affichages : 895
nrgui.com Conakry 17/03/16. Le procès des cinq militaires retraités poursuivis pour délit d’attroupement, outrage et diffamation du chef de l’Etat et des membres du gouvernement est rentré dans sa phase des plaidoiries et réquisition ce jeudi 17 mars 2016 au tribunal de première instance de Mafanco.
Selon l’avocat de la partie civile, M. Johachim Bilimou, cette affaire qui est devant ce tribunal est la suite d’un fait orchestré par les prévenus dans cette affaire. Courant l’année 2011, les militaires ont été mis à la retraite par le gouvernement guinéen. Et des mesures d’accompagnements aussi ont étéprévues pour la circonstance.
Mais ces militaires retraités ont estimé que les conditions de leur mise a la retraites n’ont pas été réalisées.
Pour avoir gain de cause, ils ont eu plusieurs entretiens avec les autorités compétentes dont le ministre de la défense, le premier ministre, et le chef d’état-major.Comme leur revendication n’a pas été satisfaite selon eux, ils ont décidé de passer devant la presse pour faire des déclarations contre le président de la République et les membres du gouvernement.
Dans ce document sorti devant la presse et adressé aux institutions nationales et internationales, il y aurait des propos qui porteraient atteinte à l’honneur et a la dignité du président et des membres du gouvernement.
A la suite de ce message, ces prévenus ont procédé à un attroupement interdit par les autorités.
Très convaincu de la culpabilité des prévenus au regard de ces explications, l'avocat de partie civile, Mtre Joachin a demandé au tribunal de condamner solidairement les prévenus au payement d’un francs symbolique au titre des dommages et intérêts.
Le procureur de la République, Aly Touré dira ceci : "ils ont confondu droit et promesse en affirmant devant la presse que le président estl'auteur de leur mauvaise fin de carrière, chose qui ne devait pas être dite. Au nom du parquetque je représente dans cette affaire, nous sollicitons au tribunal de retenir les prévenus dans la culpabilité du délit d’attroupement interdit, diffamation et outrage au chef de l’Etat et des membres du gouvernement".
M. Touré a sollicité au tribunal de condamner M. Jean Dougo Guilavogui, secrétaire générale du syndicat des militaires retraités et veuves à trois millions de francs guinéens pour le délit de presse dont ilserait coupable.
Quant aux quatre prévenus dont le lieutenant Colonel Jean Bangoura, le colonel Sékou Kourouma, le commandant Sékou Kouyaté et le colonel Souleymane Diallo le procurateur à demandé au tribunal de les condamnés à huit mois de prison ferme et au paiement d’une amende de deux millions de nos francs pour le delit d’attroupement interdit, l'outrage et la diffamation.
De son côté, Me Salifou Beavogui, l’avocat des prévenus a affirmé que ces délits ne sont pas constitués à l’encontre de ses clients. "Les infractions citées contre mes clients ne sont pas fondées. Je demande au tribunal de passer outre à ce que la partie civile et le procureur à sollicité. Nous sollicitons du tribunal de libérer nos clients".
C’est sur ces mots que le tribunal a renvoyé l’affaire au 24 mars prochain pour sa décision.
Daouda Yansané avec SNB pour www.nrgui.com
