Qu'en est-il de la "grogne" RPG/RPCè ?
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- Catégorie : Actualités
- Mis à jour le samedi 9 avril 2016 21:51
- Publié le mardi 29 mars 2016 11:27
- Écrit par Silatigy
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Nrgui.com s'est faufilé dans les coulisées arc-en-ciel du Palais. Ce qui s’est réellement dit :
Guinée Conakry Nrgui.com. Le dimanche 6 mars dernier, une rencontre avait réuni le président de la république et les présidents des structures politiques du RPG dont les présidentes des sections des femmes, des cadres et des bureaux de base de la jeunesse. Une rencontre qui s’était tenue derrière les murs épais du Palais Sékoutouréyah, à l’abri des regards de tout fouineur. Cependant, Le bouche-à-oreille, nous a permis d’effleurer quelques nouvelles que nous avons le devoir démocratique de livrer à la rumeur publique
Auparavant, il avait été demandé à toutes ces structures d’être effectivement présentes à Sékoutouréyah. Après le refus des femmes des sections du RPG, seules des délégations ont été désignées. Mais avant d’y aller, les femmes des sections avaient tenu une rencontre au cours de laquelle, une certaine Hawa Millimono, porte-parole, avait traité Alpha Condé de tous les noms d’oiseaux.
Cependant qu’un des cadres du RPG avait appelé quelqu’un sur ces lieux et fait mettre un téléphone à portée d’une oreille grand ‘ouverte du président qui aurait tout entendu.
Ayant ce beau monde au palais Sékoutouréyah ce dimanche 6 mars, il aurait exigé de chacun de dire ce qu’il veut dire. Mais la pléthore de militants et militantes sollicitait des porte-paroles. Ne serait-ce que deux par structure.
Tout aurait commencé par des cadres qui ont parlé de ce qui ne va pas au sein de leurs structures, lié à leur chômage et à l’emploi de ceux-là qui les insultaient et les emprisonnaient « hier ». Et bien entendu, ils ont souhaité que des conditions pour leur promotion leur soient totalement assurées, immédiatement.
Puis les porte-paroles de la jeunesse sont intervenus un par un. Selon le premier intervenant, il a paraphrasé un proverbe selon lequel, un père marie une femme, lui donne l’argent pour la popote, la cuisine. Au moment du manger, le père de famille se voit interdit d’en profiter. Est-ce qu’il il pourra être tranquille après cette mise à l’écart ? Il aurait ajouté un autre adage :
Quelqu’un a tué le gibier, un autre l’a levé !
Et de s’indigner poliment :
« C’est cela qu’on nous a fait. Après des années de lutte politique, au moment de la récolte des fruits, ceux-là qui n’ont rien foutu et qui nous ont même empêchés de faire certaines actions, sont promus à des postes juteux», a-t-il précisé.
Pour en finir, les jeunes exigent du président de leur donner leur part de gâteau. Sinon, ils maintiendront leur exigence, celle de bouder toutes les assemblées générales jusqu’à nouvel ordre.
La plus attendue était l’intervention des femmes, qui est allée dans le même sens que celle des jeunes, mais de façon plus « gaillarde ». Pour ces femmes, il y a eu aberration, quand elles ont abandonné le foyer conjugal, abandonné le paiement des frais de scolarité de leurs enfants pour se consacrer aux activités du Parti, et qu’à l’issue de la victoire, elles se voient totalement écartées au profit des opportunistes d’autres formations politiques. Celles dont les cadres les empêchaient hier d’évoluer. Pour atténuer l’effet boomerang, elles demandent au président de la république de rectifier le tir. Sinon, le mal qu’elles ont subis ne serait pas sans conséquences pour l’avenir du Parti.
Après toutes ces interventions, l’atmosphère dans la salle était semblable à celle d’un cimetière. C’est dans ce climat que le président a pris la parole pour se justifier. Pour lui, aucun ne peut assumer un poste de responsabilité. Le brouhaha était tel qu’il lui a fallu beaucoup de temps pour pouvoir intervenir. Chacun criait de son côté, une atmosphère de lèse-majesté d’où perçait le mot contre-vérité.
Les intervenants ont expliqué par A+ B que ces parvenus-promus ne sont pas mieux imprégnés qu’eux, des idéaux primitifs du Parti. Et d’ailleurs, ils peuvent donner les raisons qui ont motivé le président pour leur faire cette promotion.
Pour couper court, le président est allé sur un autre chemin, celui d’accuser Hawa Millimono de l’avoir insulté en le traitant d’ingrat. Propos qu’il a écoutés au téléphone. Connaissant le côté sentimental des femmes, elles sont toutes allées s’agenouiller sous les pieds du président pour lui présenter leurs excuses, promettant qu’une telle prise de bec ne se passera plus entre eux. Mais que le président sache, que les femmes sont et restent ses vraies amies. Celles qui peuvent faire avancer le RPG sans commune mesure. La preuve est qu’elles iront remplir les prochaines assemblées générales pour lui montrer que le RPG ne peut aller sans les femmes.
Ce cérémonial sentimental bien de chez nous pourra-t-il étouffer ce qui semblait provenir des profondeurs des structures du RPG originel, comme le témoigneht la composition et la qualité des « grognard(es) » reçus au Palais ?
En tout cas c’est sur ces notes d’espoir que la séance aurait été levée, et depuis-là, la salle des assemblées ne fait que se remplir. Pourvu que « ça doure » sans douleurs. Il est de fait que ce jour, le président ne les a pas de nous convoqués, comme initialement prévu.
Nous y reviendrons
Sylatigui pour nrgui.com
