La Culture en Guinée depuis le règne d’un écrivain docteur d’Etat de sciences politiques : djembé, ballets,World music, « Pablo » (Vidéo)
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- Catégorie : Culture
- Mis à jour le samedi 25 février 2017 21:03
- Publié le samedi 25 février 2017 20:04
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
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Actualités de Guinée Conakry, 25/02/1. Nouvelle République de Guinée, www.nrgui.com. Après avoir décoré une cinquantaine de danseurs, chanteurs, tout en oubliant autant d’ailleurs dans la même discipline, Alpha Condé vient de recevoir les « artistes », c’est-à-dire maîtrse -griot avec micro (c’était une femme qui chantait le fassa du règne), ballerines, troupe nationale de théâtre (tout de même, têtes d’affiche en Guinée) certains muciciens de la world music, (il a oublié le jeune Soul, lauréat du prix RFI), leur a promis monts et merveilles (Simandou, Nimba, etc.). En prenant à témoin le richissime Antonio Souaré qui a fait ce que l’Etat n’a pu faire pour les footballeurs. Il paraît qu’à Dubréka.. Il y a suffisamment de « papiers nemnematiques » pour en donner les détails, qu’il ne faut pas en rajouter. Merci M. Souaré pour le football roi.
Mais Lansana Conté avait laissé prospérer des dizaines de jeunes troupes, Neptune fondé par l’actuel directeur national (adjoint) de la Culture, Ansoumane Condé, la troupe Ahmed Tidiane Cissé de Koleya Oumsane Bangoura, aujourd’hui très actif à l’ISAG qu’il essaie d’ouvrir à la Cité avec l’action, la formation et l’animation culturels, ex cathedra donc. Et il est bourré de diplômes.. Faut-il rappeler que c’est un artiste, un acteur culturel, diplômé et formé à Dakar qui a fait créer l’ISAG, à savoir Siba Fassou dit Comnos, ex pensionnaire de la troupe nationale de théâtre (Daniel Sorano, Dakar), de celle de Guinée ? Siba est un Guinéen jusqu’à la moelle. Puisque qu’il est retourné au village natal pour y faire revivre, en les ouvrant, les cultures de la Forêt. En quoi, il a dû retenir la formule de Sembene Ousmane :
L’Universel commence dans mon village natal.

Donc pendant qu’Alpha reçoit les artistes et les invite à s’organiser comme les mareyeuses, les paysans, et récemment les orpailleurs, son ministres de la culture après avoir recueilli non seulement le fonds culturel du pays profond, mais aussi ce que les allogènes demandent, leurs besoins ; et ayant bouclé ces journées nationales de concertations par la zone spéciale de Conakry, le tout est synthétisé, remis au Doyen Niane, à la tête d’un comité qui va certainement organiser une rencontre avec le père de la nation qui va leur demander de faire comme ce qu’il a dû faire avec l’association des anciennes et nouvelles femmes parlementaires, et non pas ce que le comité miss Guinée a fait : montrer des filles exhibant leur matos et d’autres richesses, en oubliant de mettre la burqa..
Last but not least, un décret est tombé sur la tête de Sansi Kaba, commissaire général de CCML (Conakry, Capitale Mondiale du Livre) qui hausse le CCML en service d’utilité publique. Pire ou mieux, cet évènement sera piloté par un comité ministériel présidé par le premier ministre ou par le ministre de la culture, qui finiront par rencontrer l’Alfa et l’oméga des arts. Ce dernier dira ce qu’il a dit aux paysans, « organisez-vous » !
C’est facile, culture rime avec agriculture, le seul département qui ne se soit pas vu coltiné avec la culture.
Et d’ailleurs, c’est promis, la prochaine fois il y aura « Conakry capitale mondiale des arts plastiques », ensuite on verra ce qu’on pourra faire pour l’artisanat. Enfin on aura la Foire des bœufs, des moutons après celle des poissons de Baro.
Et enfin haro sur les baudets de Kankan. Ou plutôt retour à la fameuse course des ânes de Kankan. Où le premier fut toujours le dernier !
Au total il y aura un décret final.
Acte du pouvoir central :
Article 1, tous les artistes, hommes de culture, artisans, etc., sont nommés aux fonctions ci-après..
J’ai pris la Guinée là où l’avait laissée Sékou Touré.
Pas tout à fait !
De mon temps, puisque tout Guinée a été est ou sera PDG, donc de mon temps c’était :
Nos mamans sœurs filles de 8 à 88 ans.
Et on faisait du théâtre, et on est allés au FESTAC de Lagos avec « Osmène », un chef-d’œuvre révolutionnaire de Mamou censé représenter l’aliénation du diaspo fuyard et au mental néocolonisé par Molière, La Fontaine, Victor Hugo Foccart et toutes les postures faux-culs que ces Anti-guinéens qui décidemment ne changeront jamais.
En effet ces 5 millions d’aliénés ne valent que 12000 vrais Guinéens ceux qui ont le droit d voter.
Attention, ce n’est pas seulement le Président homme de culture auteur de Guinée Albanie de l’Afrique ou néo-colonie américaine ? qui le dit. Ce sont tous les chefs des "grands parti"s qui présentent un candidat au suffrage toujours resté populaire, global et multiforme.
Bref, plus ça change, plus c’est pareil.
Was-Salam,
Saïdou Nour Bokoum
www.nrgui.com
