Enseignement pré-universitaire : Ces zones qui manquent cruellement d'enseignants
- Détails
- Catégorie : Grands dossiers
- Mis à jour le jeudi 17 mars 2016 11:45
- Publié le jeudi 17 mars 2016 11:39
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
- Affichages : 760
Les services du ministère de l'Enseignement pré-universitaire et de l'Alphabétisation ont fait récemment un constat plutôt amer : à Conakry et dans certains grands centres urbains du pays, il y a pléthore d'enseignants pendant que les zones rurales en manquent cruellement. Vivement donc un déploiement rationnel du corps enseignant sur toute l'étendue du territoire national.
Tout le monde en convient : l'Ecole guinéenne devrait bénéficier d'une attention particulière de la part de l'Etat. Depuis l'avènement du Pr. Alpha Condé à la magistrature suprême du pays, force est de constater que des actes concrets ne cessent d'être posés dans le sens de l'amélioration du système éducatif guinéen.
Ces cinq dernières années, de nombreuses salles de classe ont été construites aussi bien dans la capitale que dans l'arrière-pays. Sous la houlette du ministre Ibrahima Kourouma, les différents examens nationaux (Examen d'entrée en 7ème année, Brevet d'Etudes du Premier cycle, Baccalauréat unique) se sont organisés jusqu'ici dans des conditions relativement satisfaisantes. Seule ombre au tableau : le manque criard d'enseignants dans certaines zones rurales. L'idéal pour les élèves serait de trouver une école primaire, un collège ou un lycée plus ou moins proche du domicile des parents. Il arrive que les ressortissants d'une sous-préfecture se battent pour construire des salles de classe qui, par manque d'enseignants, finissent par devenir des « éléphants blancs » pour abriter des lézards et autres animaux domestiques.
Les services du ministère de l'Enseignement pré-universitaire et de l'Alphabétisation ont fait récemment un constat plutôt amer : à Conakry et dans certains grands centres urbains du pays, il y a pléthore d'enseignants pendant que les zones rurales en manquent cruellement. Vivement donc un déploiement rationnel du corps enseignant sur toute l'étendue du territoire national. Il est aujourd'hui question de recruter, par voie de concours, de nouveaux fonctionnaires au compte du département de l'Enseignement pré-universitaire et de l'Alphabétisation.
La pertinente question que beaucoup se posent cependant est de savoir si les futures recrues accepteront de débuter leur carrière d'enseignant dans les écoles primaires, les collèges et lycées du pays profond. Une question d'autant plus pertinente que les fonctionnaires guinéens, dans leur écrasante majorité, préfèrent souvent servir dans la capitale et ses localités environnantes (Coyah, Dubréka, Forécariah) plutôt que de « s'aventurer » dans les villages et villes de l'intérieur où, à leurs yeux, les conditions de vie et de travail ne sont pas bonnes.
Il revient donc aux autorités de créer et de proposer aux enseignants les conditions de vie décentes dans les zones défavorisées pour qu'ils acceptent d'y servir.
Alphonse
