Bauxite de Boffa : Chinalco vs Friedland, 1er round
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- Catégorie : Grands dossiers
- Mis à jour le jeudi 12 janvier 2017 00:57
- Publié le jeudi 12 janvier 2017 00:57
- Écrit par LLC
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Très en cour à Conakry depuis qu’il a accepté fin octobre de racheter le projet de fer guinéen de Simandou (AMI nº380), le groupe public chinois Chinalco (China
Aluminium Co) pourrait avoir plus de difficultés à faire valider par le régime d'Alpha Condé sa prise de participation dans le projet de bauxite de Boffa.
Bien que Chinalco ait signé en octobre dernier un protocole d'accord pour reprendre les quatre permis de Boffa Nord, Santou, Houda et Boffa Sud, le groupe chinois a jusqu'en avril pour finaliser une étude de faisabilité sur le projet (AMI nº380).
Ces recherches visent notamment à déterminer si l'ensemble des quatre permis sont nécessaires pour alimenter une exploitation rentable, ou bien si trois suffisent, auquel cas Boffa Sud serait cédé.
Sans attendre la décision finale de Chinalco, d'autres opérateurs cherchent déjà à se positionner, pariant sur l'abandon du périmètre par le groupe chinois.
Ainsi, dès le 24 novembre - soit moins d'un mois après la signature du protocole de Chinalco -, Peggy Wong, à la tête du fonds d'investissement chinois Milestone International Holdings, a fait parvenir un courrier au ministre guinéen des mines et de la géologie, Abdoulaye Magassouba, afin d'exprimer l'intérêt de sa société pour racheter le bloc de Boffa Sud.
Si Milestone n'a, à ce jour, que peu de participations dans les mines africaines et ne risque donc pas de faire de l'ombre à Chinalco, un autre groupe - plus expérimenté - s'intéresse également au permis. Selon nos informations, il s'agit du canadien High Power Exploration Inc (HPX).
Mi-novembre, son président Eric Finlayson a ainsi écrit à Ahmed Kanté, le directeur général de la Société guinéenne du patrimoine minier (Soguipami), pour signifier l'intérêt de son groupe pour Boffa Sud.
Eric Finlayson est l'ancien directeur de l'exploration de Rio Tinto, qui opérait Simandou jusqu'à la reprise du projet par Chinalco. Très actif dans les mines en Colombie, HPX bénéficie des réseaux en Afrique de ses deux co-chairman, Robert Friedland, influent patron d'Ivanhoe Mines, et Ian Cockerill, ex P-DG de Gold Fields et ancien directeur du business development d'AngloGold Ashanti.
La Lettre du Continent
