A Sékhoureya l'inquiétude monte. Le changement de ton de Cellou Dalein Diallo, et la détermination qu'il proclame amènent certains faucons, à déconseiller tout second tour. ''Le piège de Cellou Dalein Diallo se refermerait définitivement sur nous'' craignent l'entourage proche d'Alpha Condé.
Ils redoutent un Cellou Dalein Diallo brandissant le memorandum et les réclamations d'Alpha Condé de 2010 ; le protocole d’entente que les deux parties signé sous l'égide de Blaise Compaoré, suite à la proclamation des résultats, et dont le RPG Arc-en-ciel exigeait l'application intégrale avant toute participation à un second tour. «Si ces mesures ne sont pas remplies nous n'irons pas aux élections » imposait Alpha Condé. Au lieu des quatorze jours prescrits par la constitution, les guinéens attendront quatre mois pour retourner aux urnes.
Entre le ''un coup KO'', qui précipiterait toute l'opposition dans la rue, avec des révoltes aux portées inconnues; et un second tour qui mettrait le destin de la Guinée dans les mains de Cellou Dalein Diallo; Alpha Condé s'interroge.
En cas de second tour, si Cellou Dalein Diallo adopte la fermeté de son adversaire en 2010; la cour constitutionnelle, aura deux choix, suivre sa logique de 2010. Accorder un délai pour les corrections jusqu'à la satisfaction complète des réclamations, pour éviter des troubles incalculables. Sinon, elle rejette cette logique, en se cachant derrière le sacro-saint délai constitutionnel, et dans ce cas, la CENI risque d’organiser l'élection entre Alpha Condé et lui-même, ce qui serait une première en Afrique.
Dans cette circonstance, refuser d'aller à des élections bâclées, plaçant de ce fait Alpha Condé candidat face à lui-même, ou y céder sous la pression des capitales occidentales, en plongeant l'UFDG dans une crise qui pourrait la réduire à sa plus simple expression; Cellou Dalein Diallo aura un choix à faire, le choix de son parti et de son avenir; son destin dépendra de ce choix. Il aura désormais dans ses propres mains son avenir politique...
Dans le cas échéant, Cellou Dalein pourra-t-il exiger le scenario Kenyan, en l’absence d'une solution, on partage le pouvoir ? En Guinée, il y a déjà un précédent; la recomposition des délégations spéciales sur des bases contestables, mais nous sommes en Guinée, où tout fini sous l'arbre à palabre, par des négociations et accords, au grand dam de la loi...
CE N'EST PAS ENCORE FINI FINALEMENT S'IL Y'A SECOND TOUR...
Reçu de Kbarrie
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