Comment le CEMGA et le Haut Commandant de la Gendarmerie ont convaincu Wade?

Comment le CEMGA et le Haut Commandant de la Gendarmerie ont convaincu Wade?

Xalima-News-On en sait un peu  plus sur les conditions du coup de téléphone de Wade  à Macky Sall. Selon Sud Quotidien, c’est les généraux , Abdoulaye Fall,  chef  d’Etat-Major Général des Armées (CEMGA) et l’autre Abdoulaye Fall, le Haut commandant de la Gendarmerie qui auraient intimé l’ordre à Wade de reconnaître sa défaite pour  préserver le Sénégal du chaos. 18h 30, les deux généraux pénètrent au palais et donnent les premières tendances lourdes au président de la République, issues des renseignements généraux.
Après avoir écouté les deux officiers de l’armée, le Président les a rassuré. A 21H 30, il appelle Macky Sall et lui félicite.
Rappel, le CEMGA n’a pas voté au premier tour et au deuxième. Signe de parfaite neutralité !
COUP DE FIL MACKY À Wade a consulté son entourage proche et des hautes personnalités 
http://enqueteplus.com/ Dimanche dernier, Wade a consulté son entourage proche et des hautes personnalités de l'État avant d'appeler son tombeur, Macky Sall. EnQuête a appris que les avis des uns et des autres l'ont sans doute convaincu à jeter si vite l'éponge. Mais les arguments qu'il a le plus pris en compte sont ceux de sa famille.
En effet, EnQuête est en mesure de dire que c'est à 21h 24 que Karim Wade a pris son téléphone, après que son père eut accepté l'idée de reconnaître sa défaite, pour appeler Pape Samba Diop, le chef de cabinet de Macky Sall. ''Le président Wade voudrait s'entretenir avec le président Macky Sall'', a dit le fils Wade au bout du fil. Le téléphone remis à Macky Sall, c'est Wade père qui lâche : ''Les premières tendances montrent que tu es largement en tête. Je reconnaîs que tu as gagné et j'ai perdu. Je te félicite et te souhaite beaucoup de succès''. Il faut dire que quand Gorgui câblait Macky, il avait à ses cotés son épouse Viviane et ses deux enfants Karim et Syndiély. Quant à Macky Sall, il a remercié le président Wade pour son appel.
 
Quelqu'un qui a été témoin de cette scène, c'est Thijs Berman, le chef de la mission des observateurs de l'Union européenne. En effet, il était présent au moment de l'appel de Wade. Après ce coup de fil, Macky Sall en a reçu de l'ambassadeur de France à Dakar, Nicolas Normand pendant une bonne quinzaine de minutes. Itou, le roi du Maroc, Mohamed VI a eu Macky Sall au téléphone pour le féliciter de sa victoire.
 
RECONNAISSANCE DE SA DEFAITE Le secret du coup de fil de Me Wade
NETTALI.NET - Il avait promis de ne pas faire moins que Diouf, et il a tenu parole en appelant le vainqueur Macky Sall. Un appel qui s’est fait non sans la consultation de hautes personnalités et celle de sa famille.
Wade a d’abord recueilli le conseil de son entourage proche et des hautes personnalités avant de se résoudre à appeler Macky Sall au téléphone pour reconnaître sa défaite et le féliciter. Et ces consultations ont finalement eu raison de lui. Mais dans cette décision, c’est surtout les conseils de sa famille qui auront le plus pesé. Et c’est quelques minutes avant 21 h 30, l’heure à laquelle, il a appelé son tombeur que son fils Karim a pris son téléphone pour appeler Pape Samba Diop, le chef de cabinet de Macky Sall qui lui a à son tour, passé Macky Sall, au téléphone.
Et Me Wade de reconnaître sa défaite et de féliciter Macky Sall, en présence de son épouse Viviane et ses deux enfants Karim et Syndiély et en donnant comme arguments les premières tendances qui donnent ce dernier vainqueur.
Macky Sall qui n’a pas manqué de remercier Wade pour son appel avant de recevoir l’ambassadeur de France à Dakar, Nicolas Normand pendant une bonne quinzaine de minutes.
Et l’on ne manque pas de se demander si Me Wade avait au fond le choix au vu des résultats qui tombaient au fur et à mesure et qui montraient une razzia de son ancien Premier ministre et les écarts énormes notées. Céder le pouvoir comme il l’a fait, n’aurait été de toute façon que le seule issue possible et imaginable. Ces scénari de forcing annoncés par une certaine presse n’auraient été possibles que dans le cas où les écarts étaient serrés.
Wade part ainsi sur la pointe des pieds pour une défaite qui sentait à mille lieux, comme en atteste d’ailleurs ces menaces brandies ça et là contre les populations de Podor et de Matam, cette diète qu’il promettait aux fonctionnaires, si jamais il n’était pas élu, le chantage des chantiers, les dettes contractées et le chaos qu’il président dans une interview du journal français "La Croix". "Alea jacta est", le sort en était déjà jeté, il fallait qu’il parte et il est parti. A Macky maintenant de jouer et d’essayer de faire mieux que Wade.Nettali

Comment Abdoulaye Wade a-t-il tenu ses troupes pour éviter tout dérapage hier ?

DAKARACTU.COM  Contrairement à ce qui s'est passé au premier tour, lorsque Farba Senghor et Serigne Mbacké Ndiaye ont fait des sorties pour déclarer la victoire du candidat de Fal 2012, Abdoulaye Wade a décidé, hier, d'interdire à tous ses collaborateurs de parler jusqu'à ce qu'il leur en donne l'autorisation. Voici ce qui explique l'absence de représentant de la coalition Fal 2012 sur les plateaux de radio et de télévision en début de soirée. 
Quand Wade décide, au vu des tendances, d'appeler Macky Sall pour le féliciter, ne sont dans la confidence que son épouse Viviane, son fils Karim, son conseiller financier Samuel Sarr... Mais aussi son ministre de l'Intérieur qui lui a fourni les résultats des 500 bureaux-test et des fiches de renseignements établissant sa défaite de façon incontestable. 
Après son coup de fil de félicitation à Macky, Abdoulaye Wade a remis le communiqué y afférent à Babacar Diagne, avant de lever l'embargo sur la parole qu'il avait imposé à son entourage.  
C'était l'unique manière de gérer cette soirée pour empêcher tout dérapage. Un peu comme Abdou Diouf avait fait en 2000, qui avait pris son monde de court pour féliciter Abdoulaye Wade, son tombeur au second tour de la présidentielle qui a donné lieu à la première alternance démocratique à la tête du pays. 

Résultats-Scrutin Second tour : « Y’en a marre » félicite Macky Sall tout en gardant son statut de veille

http://www.pressafrik.com L’euphorie de la victoire de Macky Sall au soir du 25 mars face à Abdoulaye Wade ne semble pas pour autant emporter les membres du Mouvement « Y’en a marre » à l’instar de Simon qui félicite le nouveau président de la République Macky Sall à qui, il rappelle également sa « lourde tâche ». 

Le Mouvement « Y’en a marre » connu pour son combat inépuisable pour faire partir Abdoulaye Wade du pouvoir, peut d’ores et déjà s’estimer heureux de voir son vœu se réaliser dans ce second tour du scrutin. En effet, même si la victoire de Macky est approuvée par les y’en a marristes, les camarades de Simon rappelle au candidat de Benno Bokk Yaakaar les responsabilités qui l’incombent. 
« On célèbre cette journée, on est là pour féliciter le président Macky. On ne parle pas de victoire, mais on parlera d’acquis. Le peuple a choisi son camp, le peuple a dégagé Abdoulaye Wade. Cet acquis on va le conserver », a émis Simon dans les colonnes du journal « L’AS ». Toutefois, ce soulagement n’a pas empêché à ce membre de « Y’en a marre » d’avoir une pensée pieuse pour les gens qui ont donné leur vie au prix de leur patrie. « On ne peut pas ne pas penser à ces jeunes, à ces gens morts au combat, parce que c’est grâce à eux qu’on a obtenu ce qu’on voulait. Il faut qu’on pense aux familles de ces martyrs », dit-il. 
  
Wade est parti, mais Simon interpelle le nouveau président du Sénégal sur sa « lourde tâche ». « On attend de lui qu’il respecte les conclusions des Assises nationales. Il nous a fait des promesses, il a fait des promesses au peuple sénégalais. On espère qu’il va les respecter. On lui souhaite bonne chance. Mais Y’en a marre, son combat commence aujourd’hui. C’est le début », déclare Simon.
Mamadou Sakhir Ndiaye

Me Wade quitte le Palais de la République ce mercredi

http://www.pressafrik.com Le président sortant Me Abdoulaye Wade a indique lors d’une visite lundi à Keur Nganda (département de Diourbel) qu’il a « décidé de quitter le palais de la République mercredi. Me Wade s’est rendu dans la « ville sainte » pour « remercier et saluer » le Khalife général des mourides, Serigne Sidy Mouctar Macké au lendemain de sa défaite face à Macky Sall, son ex-premier ministre.

En ce qui concerne, sa vie après le palais, sur place, Abdoulaye Wade a exprimé sa volonté de résider dans la capitale du mouridisme. 
Le président Abdoulaye Wade, qui avait à ses côtés son fils Karim et son ministre des Affaires étrangères Madické Niang, a eu un entretien d’environ une demi-heure avec le marabout. 
« Je veux achever dans un court délai ma maison encore en chantier à Touba. Toute ma vie, je me mettrai au service de la communauté mouride », a dit le président sortant qui est revenu sur les liens forts l’unissant à Touba. 
Il a assuré que pour rien au monde, il ne tournera le dos à la cité religieuse. 
Aussi, le président Wade a donné des assurances au guide spirituel sur la poursuite des chantiers qu’il avait entamés dans la capitale du mouridisme. A ce propos, il a promis d’user de son entregent auprès de ses partenaires pour l’achèvement de ces travaux parmi lesquels, le programme de modernisation de Touba. 
« Je ferais appel au besoin à mes amis étrangers pour honorer cet engagement pris devant Serigne Saliou Mbacké. Mes rapports avec Touba transcendent le pouvoir temporel. Le fait de perdre le pouvoir ne traduit pas que je vais lâcher Touba », a-t-il indiqué. 
Par cet acte, le président Me Wade a lancé un signe à la communauté mouride. C’est ainsi, que le porte-parole du Khalife général, en l’occurrence Cheikh Bassirou Mbacké, a soutenu que le nom du président talibé restera gravé en lettres d’or dans les annales de la confrérie mouride pour « avoir été le premier président au monde à revendiquer partout son appartenance à la communauté de Cheikh Ahmadou Bamba ». 
Selon Cheikh Bassirou Mbacké, le nom du président sortant restera gravé en lettres d’or dans les annales de la confrérie mouride pour ’’avoir été le premier président au monde à revendiquer partout son appartenance à la communauté de Cheikh Ahmadou Bamba’’. 
Gata DORE
EN VISITE CHEZ LE CALIFE DES MOURIDES Wade annonce qu’il quitte le Palais ce mercredi
NETTALI.NET - 24 heures après sa défaite au second tour de l’élection présidentielle, Me Abdoulaye Wade a presque plié ses bagages libérer sa « maison de fonction ». En visite ce lundi, à Nganda, une localité de la région de Diourbel où le khalife général des Mourides séjourne, il a déclaré qu’il quitte le palais demain mercredi 28 mars.
Me Wade a dit au khalife qu’il souhaiterait résider dans la ville sainte. « Je veux achever dans un court délai ma maison encore en chantier à Touba. Je me mettrai au service de la communauté mouride pendant toute ma vie  », a souligné le président de la République sortant.
Malgré son départ de la tête de l’Etat, le président Wade a promis de poursuivre les chantiers de Touba. Il a dit qu’il va s’appuyer sur ses partenaires pour finir les travaux de la cité religieuse. « J’ai perdu le pouvoir, mais je ne vais pas lâcher Touba. Je ferai appel à mes amis pour terminer les travaux de modernisation de la ville sainte  », a dit le président sortant.
Me Wade avait à ses côtés son fils Karim Wade et le ministre des Affaires étrangères, Me Madické Niang. Le porte-parole du khalife général des Mourides, Serigne Bassirou Abdou Khadre a loué les relations entre Wade et la cité religieuse. Serigne Bassirou a laissé entendre que le nom de Me Wade sera à jamais gravé dans les annales de la ville sainte.SAMBA NDIAYE Nettali
SECOND TOUR DE LA PRESIDENTIELLE Obama félicite Macky Sall, et rend hommage à Wade
NETTALI.NET - C’est via un communiqué du bureau de presse de la Maison blanche que Le président Barack Obama a adressé ses félicitations à Macky Sall pour sa victoire à l’élection présidentielle sénégalaise
 “Les observateurs locaux et internationaux ont indiqué que l’élection avait été organisée de façon transparente et libre et qu’elle reflétait la volonté des Sénégalais”, note le président de États-Unis d’Amérique qui a aussi rendu hommage au président Abdoulaye Wade pour son “leadership et son amitié envers les États-Unis pendant sa présidence”.
Je souhaite établir des liens tout aussi productifs avec le président élu Sall, tout en approfondissant ceux qui unissent depuis longtemps les États-Unis et les Sénégalais”, fait savoir le document, daté du lundi, rendu public par le bureau de presse de la Maison Blanche.
Pour M. Obama, “tout au long de cette élection, le Sénégal a été fidèle à sa tradition qui fait de lui un modèle de bonne gouvernance et de démocratie à l’oeuvre en Afrique et il reste un exemple pour ses voisins (...) Les résultats d’aujourd’hui renforcent le sentiment encourageant, à travers le continent et dans le monde entier, que la quête de la dignité humaine ne saurait être déniée et que la vague démocratique sur le continent africain doit se poursuivreNettali
EN COLERE CONTRE LA France Wade refuse de prendre un coup de fil de Juppé
NETTALI.NET - Le président de la République, Me Abdoulaye Wade, a décidément une dent contre la France, au point que lorsqu’Alain Juppé l’a appelé ce lundi, il a refusé de le prendre, lui faisant répondre qu’il n’a qu’à se référer à son homologue des Affaires étrangères, Me Madické Niang.
« Ce lundi 26 mars 2012, M. Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères de la France, a appelé au téléphone M. le président de la République, Me Abdoulaye Wade, à qui il voulait parler », annonce un communiqué du porte-parole de la Présidence, Serigne Mbacké Ndiaye.
Mais le président Abdoulaye Wade a refusé l’appel, lui demandant de « s’adresser à son homologue sénégalais Me Madické Niang, ministre d’Etat, ministre des Affaires Etrangères du Sénégal ».
Un peu avant ce coup de fil, Me Juppé avait publié un communiqué pour féliciter Macky Sall pour son élection à la présidence du Sénégal.
« Le scrutin du second tour s’est déroulé dans le calme et la sérénité, démontrant la très grande vitalité démocratique du Sénégal, qui est un exemple pour l’Afrique toute entière.La France salue l’attitude digne du Président Wade qui a félicité, dès hier soir, son adversaire. Le nouveau chef de l’État sénégalais, M. Macky Sall, pourra compter sur le soutien de la France qui est déterminée à accompagner, comme elle l’a toujours fait, le Sénégal sur la voie du progrès, de la paix et du développement », écrivait le ministre français des affaires étrangères.
Juppé ajoutait que le président de la République a adressé un message de félicitations à M. Macky Sall et au Président Wade. « Je vais m’entretenir aujourd’hui avec lui ainsi qu’avec le Président Wade, pour, à mon tour, féliciter chacun d’entre eux de ce grand succès démocratique et les assurer de l’amitié et du soutien de la France », avait-il assuré. Si Macky Sall a répondu à son coup de fil, Wade ne lui a pas fait cet honneur.Mouhamed Diaw
Macky Sall : « Pourquoi je ne vais pas gouverner comme Wade »
http://www.rewmi.com RFI Hier, un de nos Observateurs, Seydou Badiane, a accompagné les journalistes d’RFI lors de leur interview de Macky Sall. Il a pu filmer celui qui deviendra bientôt le nouveau président du Sénégal. Voici la première partie de cet entretien, dans lequel le candidat de la coalition Benno Bokk Yakaar revient sur les rapports qu’il entretenait avec le président sortant et candidat Maitre Abdoulaye Wade. Il aborde également les raisons de leurs « divorce ». Il explique enfin comment il compte gérer le pays, tout en restant vigilant. La suite de cet entretien sera publiée demain. 
Laurent Correau (RFI) : Alors, on vous décrit souvent comme un fils spirituel de Wade. Les FAL 2012 disent même que les électeurs devraient préférer l’original à la copie. Qu’est-ce-que vous répondez à cela ? Est-ce-que vous êtes différent d’Abdoulaye WADE ? 
Macky Sall : Je pense que je suis très différent d’Abdoulaye Wade, d’ailleurs tous les êtres sont différents. Les gens des FAL2012 lancent des slogans, on est en campagne, c’est normal. Mais ça n’a aucune emprise par rapport à la réalité des choses. Je pense que j’ai une rupture avec Wade qui découle de la perception que nous avons sur la manière de gouverner puisque, s’il avait un respect pour la séparation des pouvoirs, nous n’aurions pas eu de problèmes. 

« Les raisons de notre divorce » 

Les raisons de notre embrouille c’est simplement parce que l’assemblée nationale a convoqué son fils pour l’auditer. Donc, déjà, il y a une divergence fondamentale sur l’éthique de gestion et sur comment nous devons concevoir et respecter le bien public, ça c’est fondamentalement différent. 

Ensuite nous avons une divergence fondamentale sur le faste. Aujourd’hui le pouvoir en place, c’est un pouvoir qui fait beaucoup de gaspillages, beaucoup d’investissements qui n’ont aucune emprise avec la réalité ou d’utilité, en tout cas pour l’économie ou le développement de notre pays. Je suis pour une gouvernance plutôt sobre et efficace qui impacte le développement économique de notre pays et qui impacte également le développement social du Sénégal. Donc, ça va être très différent si moi je suis élu, vous verrez qu’il y aura une divergence fondamentale sur la manière dont l’Etat lui-même se comporte. On va réduire la voilure mais en renforçant l’efficacité et l’efficience. Donc tout sera fait sur la base de l’optimisation. Pour qu’avec peu de moyen on puisse faire beaucoup plus de choses. 

« Si je suis élu, je vais consolider la démocratie » 

En outre, nous sommes différents dans la promotion de la démocratie. Moi, je ne vais pas compromettre la constitution et c’est pourquoi j’ai décidé, si je suis élu, de ne faire qu’un mandat de cinq ans au lieu de sept. J’aurai été élu pour sept ans. Nous voulons aller dans une nouvelle République où les institutions seront restaurées et respectées. La question du nombre de mandats et la durée va être fixée définitivement. De façon à ne plus permettre à un président de revenir comme il le voudrait. Donc deux mandats de cinq, pas plus. Et cette disposition ne sera plus révisable. Et donc les assises avaient déjà endossé cette mesure. Je la mettrai en œuvre. C’est dire que je m’oriente vers la consolidation de notre démocratie, vers des institutions fortes et vers une démocratie irréprochable. 

 Confèrence de presse de Macky Sall au Radisson: Je serais le Président de tous les Sénégalais
http://xalimasn.com Confèrence de presse de Macky Sall au Radisson (en français)

Wolof
Sénégalais, Sénégalaises, mes chers compatriotes
En ce 25 mars 2012, après la journée mémorable du 26 février le peuple sénégalais s’est exprimé dans les urnes. A l’intérieur de nos frontières comme à l’étranger, les électeurs ont voté dans le calme et la sérénité.
Leur maturité est un motif de fierté de chacun de nous. Ce soir un résultat est sorti des urnes, le grand vainqueur reste le peuple Sénégalais.
Nous avons prouvé à la face du monde que notre démocratie est majeure. Ce soir mes pensées vont tout d’abord aux martyrs de la démocratie qui ont perdu la vie pour défendre notre constitution et notre démocratie. Paix à leur âme.
Je pense aussi à tous nos concitoyens et je voudrais rendre hommage à tous ceux qui ont voté pour moi, à mes alliés du premier tour et du second tour mais également à mes compagnons de premières heures de l’Alliance pour la République (APR).
Je salue également ceux qui ont porté leur choix sur l’autre candidat. Je serais le Président de tous les Sénégalais. Le Président Abdoulaye Wade m’a appelé ce soir au téléphone pour me féliciter. Je l’en remercie.
Je voulais également en cet instant précis rendre un hommage précis à la presse. Une presse qui abat un travail important dans des conditions difficiles. Tout au long du processus qu’il s’agisse de la presse nationale, comme de la presse internationale, leurs rôle a été déterminant.
Mes remerciements vont également à nos frères africains et d’autres continents pour l’intérêt qu’ils ont porté au Sénégal. Je salue les observateurs nationaux à travers le RESOCIT (Réseau des observateurs de la société civile), les observateurs internationaux pour leur contribution au bon déroulement des élections.
Mes chers compatriotes, mes chers alliés,
L’ampleur de cette victoire aux allures de plébiscite exprime l’immensité des attentes des populations. J’en prends toute la mesure. Ce soir une ère nouvelle commence pour le Sénégal. Ensemble nous allons rapidement nous atteler au travail de redressement attendu par chacun et attendu de chacun.
Vive le Sénégal ! Vive l’Afrique !ADL/SAB
A Touba pour faire ses adieux : Wade parle de sa retraite au Khalife
http://www.walf.sn C'est dans la plus grande discrétion que le président déchu s'est rendu hier chez le khalife général des mourides, Serigne Sidy Makhtar Mbacké, dans son village de retraite spirituelle à Keur Ngana. Cette visite qui survient 24 heures après sa défaite face à son rival Macky Sall a eu toutes les allures d'un adieu. D’ailleurs, le président sortant n’écarte pas d’aller passer sa retraite dans un autre pays que le Sénégal : le Maroc. 
(Envoyé spécial à Touba) - Comme ses prédécesseurs Léopold Sédar Senghor et Abdou Diouf, le président Abdoulaye Wade, battu ce dimanche par Macky Sall, pourrait bien passer sa retraite politique hors du Sénégal. Précisément dans une résidence privée au Maroc, sur invitation du roi Mouhamed VI. Le chef de l’Etat sortant en a fait la révélation hier lors de sa visite à Touba. Non sans préciser qu’il se donne un temps de réflexion avant de donner suite à cette invitation. Mais avant cela, Me Wade souhaite effectuer un petit pèlerinage dans quelques pays arabes comme l’Arabie Saoudite, le Koweït, les Emirats, entre autres.
Cependant, le président sortant Me Wade indique vouloir rester encore au Sénégal pour continuer à participer au développement de son pays. ‘Après la prestation de serment qui sera suivie de la passation de service, je ne resterai pas plus de 48 heures au palais. Je continuerai les travaux de mon domicile à Touba. Je compte rester dans mon pays pour continuer le combat pour que le Sénégal accède dans le giron des pays émergents’, a-t-il dit. A la suite de ce propos, sur un ton pathétique, empreint d’émotion, il précise avoir hissé le Sénégal à un niveau de développement jamais égalé. ‘Le Sénégal est passé du niveau de pays sous-développé au stade des pays intermédiaire. Mais les opposants ne le savent pas’, regrette Me Wade. D’ailleurs, si le président déchu réclamait trois années supplémentaires pour terminer ses chantiers, c'est parce que, dit-il, il voulait ‘inscrire le Sénégal dans le cercle restreint des nations émergentes’.
Cette visite-éclair du chef de l'Etat chez l'autorité religieuse de Touba qui intervient 24 heures après sa défaite face à son rival et ex-Premier ministre, Macky Sall, est perçue comme étant un adieu. ‘C’est grâce à Touba que j’avais pu accéder à la magistrature suprême. C’est pourquoi, après ma chute, je suis venu présenter mes remerciements et félicitations à la communauté mouride. Touba m’a soutenu dans ma chute. Même si je ne suis pas sorti victorieux de cette échéance’, explique Me Wade qui a renouvelé ainsi sa fidélité à la communauté mouride à laquelle il dit appartenir.
La visite chez le khalife général des mourides a eu lieu dans le village de retraite spirituelle de ce dernier, Keur Ngana (département de Diourbel, arrondissement de Ndindi) distant de 100 km de Touba. A la tête d’une petite délégation, le président Wade n’a pas manqué de s’attaquer à l’opposition à qu’il impute l’impasse dans laquelle le pays se trouve. Selon lui, le retrait des investisseurs, pour des raisons de sécurité, est dû aux manifestations électorales dont il accuse les hommes politiques d’être les instigateurs.
Par le biais de son porte-parole Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, le khalife s’est dit satisfait des réalisations faites durant le mandat du pape du Sopi. Mais également par le respect de ses engagements vis-à-vis de la communauté mouride et ce, depuis le règne du défunt khalife général des mourides, Serigne Saliou Mbacké. ‘Vous êtes sorti par la grande porte. C'est une victoire pour le Sénégal. Vous avez été le premier chef d'Etat sénégalais à afficher publiquement son appartenance à la communauté mouride (...)’, affirme le porte-parole de Serigne Sidy Makhtar Mbacké.
C'est à bord d'un hélicoptère que le candidat déchu à la présidentielle a débarqué dans le village de Ngana, un peu avant 17 heures, impeccable dans un grand boubou bleu assorti d'une écharpe blanche et un bonnet de même couleur. La sécurité présidentielle a été renforcée par la compagnie de la brigade de gendarmerie de Diourbel. Pour rappel, au lendemain de son élection en 2000, Me Wade avait effectué un voyage à Touba pour, dit-il, remercier la communauté mouride de l’avoir élu. Un geste qui avait été, à l’époque, diversement apprécié.
FAIR-PLAY ME MADICKE NIANG (MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES) : ‘Le verdict divin est tombé, nous l'acceptons’
Cinq minutes après le départ du président Wade, son fils Karim débarque au village de Keur Ngana en compagnie du ministre des Affaires étrangères Madické Niang. Mais leur tête-à-tête avec le khalife n'aura duré que quelques petites minutes. En fait, les deux personnalités devaient rejoindre le président Abdoulaye Wade à Touba où il effectuait un ziarra au mausolée de Cheikh Ahmadou Bamba.
Si Karim Wade a refusé de s'adresser à la presse, ce ne sera pas le cas pour le ministre Madické Niang qui a accepté d'échanger quelques mots avec les journalistes. ‘Nous sommes à l'aise pour accepter le verdict divin. Ce verdict est tombé, nous l'acceptons. Nous sommes venus rendre grâce à Dieu, au prophète Mouhamed et à Serigne Touba. Le président a une fois de plus démontré à la face du monde qu’il est un homme exceptionnel. En reconnaissant sa défaite et en continuant à travailler aux côtés du peuple sénégalais’, a confié le ministre Madické Niang. Pape NDIAYE
CHRONIQUE DE L’IMPROVISTE – Par Henriette Niang Kandé
Weddi, guiss bokku ci
 http://www.sudonline.sn Les spin doctors n’ont pu rien faire pour Maître. Tout y est passé : le décollage économique, les 40% alloués à l’éducation nationale, les infrastructures, les chantiers en cours, la religion, l’argent, la fille de son père, le chantage, l’achat de conscience, les menaces… Jamais un candidat, président sortant n’a été aussi loin en public, dans le dévoilement de ses affects. Tout ! Même l’orthodoxie des méthodes d’accouplement et le désordre dans certains caleçons se sont invités dans le débat. Des besogneux qui avaient longtemps mis leurs pulsions libidinales en berne, ont dénoncé, avec des airs de puceaux effarouchés, la gaudriole et ceux qui vivent la politique comme un roman fangeux d’Harlequin.
Les citoyens n’ont pas joint leurs votes et leurs voix. Refusant ainsi de se laisser entraîner dans le cloaque des grands déballages qui se sont enfermés dans un étau de contradictions. Ils ont déchargé leur ras-le-bol de manière démocratique, à la mesure de leurs inquiétudes et de leur excitation exaspérée. Les jeunes à qui Maître devait trouver du travail, l’ont envoyé à la retraite. La nouvelle aurore qu’il leur promettait avait des allures crépusculaires. Weddi, guiss bokku ci

Les résultats sortis des urnes dans la soirée d’hier, au fur et à mesure qu’ils étaient égrenés, ont fait l’objet d’un commentaire formidable par un ami qui n’est pas ornithologue. Son sens de l’écoute et de l’observation lui ont fait faire un parallèle entre les résultats des urnes et la technique qu’utilisent les oiseaux migrateurs : le premier oiseau se lance et ouvre la voie au second qui indique le chemin au troisième. L’énergie du troisième fait s’envoler le quatrième qui entraîne le cinquième et l’élan de ce dernier provoque l’envol du sixième qui donne la force au septième… Weddi, guiss bokku ci.

Hier, la majorité des Sénégalais qui ont voté, ont exprimé en un seul acte, leur rejet et leur espoir. Rejet clair et sans équivoque d’un troisième mandat, même amputé de deux ans, comme promis par Maître, mais aussi rejet d’une gestion de l’Etat essentiellement clanique, opaque et basée sur la ruse. A la manière de renards tâchés de sang et couverts de plumes qui se proposent de garantir à l’avenir, la sécurité des poulaillers.
De plus, à force de voir Maître gouverner pour le plus grand profit du plus petit nombre, détruisant par ses pratiques du pouvoir, l’esprit républicain, l’électeur «moyen», celui pour qui la vie est de plus en plus dure, a refusé de voter pour le candidat des Fal 2012.

L’ampleur de sa défaite est à la mesure du système ploutocratique, clientéliste et corrompu. Il ne pouvait y avoir donc qu’une solution citoyenne à la hauteur de l’exaspération de ce pays qui fait rêver beaucoup de peuples mais qui déprime ses habitants. Si la philosophie impose d’exprimer clairement ce qui se conçoit bien,  le temps de l’élection présidentielle est un moment de réconciliation entre les citoyens et la politique. Dans les deux cas de figure, les Sénégalais ont fait hier, un « sans faute ».  Weddi, guiss bokku ci.

Le parti du président de la République que le Sénégal s’est choisi hier, a pour emblème, un cheval. Khadim Samb, notre expert maison ès sciences équestres m’a appris que les races de chevaux locaux se déclinent en futanké, naaru góór, mbayard, et par. Cette dernière catégorie étant celle utilisée pour tirer une charrette. Nous osons croire que Macky Sall, n’attèlera pas à son cheval, une charrette de luma dans laquelle sont empilés pêle-mêle, des poulets du pays, des chèvres, des légumes, des fruits de saison… Et Khadim Samb de classer d’office le cheval de Macky Sall dans la race des futanké.  

Sans présager de rien, espérons seulement que le quatrième président du Sénégal, n’enfourchera pas son futanké pour des chevauchées solitaires, ou, à l’image d’un cow-boy, s’adonner à ce jeu qu’on appelle rodéo, se contorsionnant au point de s’abîmer les adducteurs, pour rester coûte que coûte sur la bête. Ou pis encore, faire comme Caligula, qui a construit une maison pour son cheval Incitatus qu’il fit Consul. Mais à cette époque, les Romains ne le surent qu’après avoir lu Suétone. Mais nous, aujourd’hui, nous sommes informés, nous savons et avons dans nos mains, les cartes qui peuvent faire tomber de cheval, en rappelant en même temps que sur le chemin de la gloire, il n’y a pas de concession à perpétuité. Maître ne nous démentira pas. Weddi, guiss bokku ci
par Henriette Niang Kandé
 
 

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