Lundi : quelque part dans le labyrinthe guinéen (Par Saïdou Nour Bokoum)
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- Catégorie : Actualités
- Mis à jour le lundi 13 avril 2015 14:07
- Publié le dimanche 12 avril 2015 22:29
- Écrit par Saïdou Nour Bokoum
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Ratoma, Matoto, Dixinn, Kaloum et Matam, à vos marques !
Demain lundi 13 avril, le Guinéen, l’homme saura qui de la Mouvance ou de l’Opposition est vraiment garçon. Depuis 1956 voire avant, autour de 1954, quand le RDA faisait « mass ! » (Jeannot William) dans toutes les régions (maintenant préfectures) ou presque, depuis bientôt 57 ans, le Château d’eau de l’AOF est toujours là à déverser ses eaux tumultueuses pour toute l’Afrique de l’ouest, mais il n’y a toujours pas une goutte dans les robinets du Guinéen lambda. Pas d’eau, pas d’énergie, ceci étant lié à cela ; le Guinéen est donc encore dans les ténèbres depuis que le grand homme blanc a proféré :
L’indépendance, vous pouvez la prendre, la France n’y fera pas obstacle, de conséquences, il y en aura certes..
En gros. De mémoire, comme dirait mon grand frère, l’historien Galéma Guilavogui qui depuis, n’a jamais pris sa retraite des affaires..
Lundi 13 avril 2015 ko saro, sippiro, sanfrin, lamp fall, (lute sénégalaise) etc., pour savoir enfin..
Mitterrand était torturé par une question.
Existe-t-Il ou non ?!
Pourquoi y a-t-il l’étant et non pas plutôt le rien ? (Heidegger)
Il arrivait à Mitterrand de prendre son hélico de commandement et de débarquer comme ça chez l’abbé Pierre. Mais l’abbé Pierre n’en savait que ce qu’il croyait. Et « tonton » s’en retournait les méninges encore plus emmêlées. Une filasse dans la glu.
Jusqu’au jour où au « questionnaire de Proust » qui clôturait l’incontournable Pivot, ce dernier lui posa la question du « fatum grec » :
Si « demain » vous vous retrouviez devant Celui que vous n’arrivez pas à trouver, que Lui diriez-vous ?
Mitterrand : enfin je sais !
Demain, le Guinéen saura à quel virage du labyrinthe il se trouve.
Le Pouvoir dit :
Si vous marchez demain, vous aurez foulé au pied la loi.
L’Opposition réplique :
Demain nous marcherons parce que c’est vous qui piétinez cette loi depuis que « vos » maires ne sont plus légitimes.
Donc ou bien le Pouvoir sévit ou bien il ne sévit pas.
Si le Pouvoir sévit ou bien l’Opposition rentre dans ses petits souliers ou bien elle chausse de nouvelles godasses et alors : ou bien le Pouvoir « fuit en avant » jusqu’à trébucher et tomber ou il sort la grosse artillerie jusqu’à tuer les « marcheurs, les marchant-marchands » (l'ex Gros Resco à Monenembo), et finit par zigouiller tout le monde : les entrants, les sortants et les autres.
A moins qu’un troisième larron, pourvu qu’il soit tombé des « mains » de Seydina Djibril (AS !) y mette la "main divine"
Astakhfirllah ! Je retire cette dernière parole comme disent les Dogons.
Depuis une venelle du labyrinthe, Wa Salam,
Saïdou Nour Bokoum
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